Journaliste, surtout au trimestriel Chorus, jusqu'à sa disparition. Auteur d'une biographie de Charles Aznavour (avec Marc Robine, puis de Jean Ferrat en 2010. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
Présentation
:
Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
De Jean-Jacques Goldman à Abd Al Malik, de Francis Cabrel et Alain Souchon à Bénabar et Jeanne Cherhal, d’Hugues Aufray et Yves Duteil à Thomas Fersen et Cali... tous
l’ont affirmé à leur manière, haut et fort : « Chorus doit vivre ! ». Tous. Des centaines. Chanteurs connus ou inconnus, professionnels du spectacle et de l’audiovisuel, journalistes de
presse écrite et surtout amoureux de la chanson de l’espace francophone... tous soutiennent la revue trimestrielle Chorus, les cahiers de la chanson, quinze ans d’âge, « la Bible » comme
on la surnomme souvent.
Au début de l’automne, coup de tonnerre, Chorus a failli disparaître pour cause de difficultés financières et a été contraint de publier un numéro (61) amputé de moitié (100 pages au lieu de 200)
avec un édito alarmant : « Mourir d’aimer ? ». Mais la mobilisation a été telle que le n° 62 d’hiver, qui vient de sortir, retrouve des couleurs et consacre sa couverture et 17 pages à
ces soutiens dont on peut trouver la quasi-intégralité sur le site de la revue, dont le directeur de la rédaction,
Fred Hidalgo, annonce le renouveau : « Disons que Chorus était moribond cet automne et qu’il est convalescent cet hiver. Mais
“quand l’printemps reviendra”, il retrouvera sa forme, son épaisseur normale. »
Outre une bonne part de ses chroniques habituelles (disques, livres, festivals, coulisses, informations diverses), le numéro actuel propose de nombreuses rencontres : Amélie-les-crayons, Vincent
Baguian, Henri Tachan, Dominique A, Thomas Dutronc, Katel, Volo, Les Blaireaux, Fabiola Toupin, Yvan Cassar... Le site (www.chorus-chanson.fr), mis à jour progressivement, en donne déjà une idée
alléchante.
Hier, en écrivant mes quelques lignes sur la visite de not’ bon Président au Pape, j’ai failli conclure benoîtement : « Voilà, après l’église, il ne lui reste plus
qu’à foncer saluer l’armée ! » Et bien, c’est fait. Au pas de charge, en cinq heures et en Afghanistan. Alors pour le coup, c’est une chanson de Jean Ferrat qui s’impose : Le sabre et le
goupillon, un titre de 1965, sur le même album que Potemkine. CQTC.
Jusqu’à présent pour cultiver sa com, not’ bon Président avait besoin de soupapes, telle son idylle avec une très glamour
top-chanteuse histoire d’estomper la visite du vieux campeur envahissant. Depuis hier, ça rigole plus. Fini l’artisanat. Du romantique, il passe au Rome pontifical, de la Bruni au papal. Sa
sainteté Benoît XVI (Benoît treize et trois, comme dit Allain Leprest), auprès duquel son Jean-People II de prédécesseur faisait presque figure de gauchiste. Vive la séparation de l’Église et de
l’État, le chanoine Sarkozy est arrivé ! Plus rapide que les clercs, à l’inverse de ses ouailles, il chope la crise de foi avant le réveillon. En people 1er de France, pote d’Hallyday, Sardou et
cie, va-t-il enregistrer un CD-Rome avec le pape ? Il a prévenu, avec lui « tout devient possible ». Sans aller jusque-là, faudrait peut-être pas confondre croyance et crétinté...
Thibaud Couturier (photo DP)
Tout ceci m’a suggéré deux chansons un rien iconoclastes et trop méconnues, l’une de trente-sept d’âge,
« M. le Pape », de Jean Sommer (pour avoir évidemment vieilli, les
arrangements sont de Barthélémy Rosso, alors guitariste de Brassens), l’autre de 2001, « Lettre à Église » de Thibaud Couturier, chanteur originaire du sud-Ouest dont le premier disque fut produit en 1996
par Francis Cabrel. Enregistré en public le 11 novembre 2006 à Toulouse, son petit dernier s’intitule Thibaud Couturier fait son défilé et va bientôt accoucher d’un DVD (c'est ici). De son côté, Jean Sommer a renoncé à la chanson depuis 1995, pour s’orienter vers la direction artistique vocale et corporelle. Depuis
deux ans, après avoir été « coach d’entreprise » à Radio France, il a créé une société de conseil autour de la voix (c'est là).
Note : cet article avait malencontreusement disparu durant quelques jours, début février. Je l'ai
moi-même réintégré.
Pub gratos pour le magazine people du gratin (Point de vue, ex Images du Monde), toutes les radios ne bruissent que de cela ce matin (Quelqu’un
m’a dit, Quelqu’un m’a dit...), not’ bon Président s’est laissé ingénument tirer le portrait avec Carla Bruni. Nouvelle Cécilia ? C’est, dit-on, comme s’ils l’avaient communiqué. De fait,
ils ont surtout connu Mickey, puisque les clichés ont été pris à Disneyland, signe fort en direction de l’administration américaine après la génuflexion caractérisée devant un colonel campeur, et
clin d’œil à l’opinion publique hexagonale : not’ bon Président a un cœur, il passe instantanément du business model au top model. Décor oblige, l’idylle accouchera-t-elle d’une souris ? Les
exégètes s’interrogent : si la belle enregistre chez Naïve, elle est aussi résidente monnaiegasque...
Autre Point de vue beaucoup plus émouvant, d’un autre couple dont on ne parlera pas. Celui de Martine Merri et Jean Arnulf. Comédien puis chanteur au répertoire contestataire voire
antimilitariste, Jean a mené une courte carrière de 1963 à 1968 (avec un retour sur 30 cm en 1976 et un duo avec Hélène Martin l’année suivante), mettant essentiellement en musique des textes de
sa femme Martine. Deux de ces textes, au moins, on particulièrement marqué les esprits, Point de vue précisément en 1963 (magnifiquement interprété ensuite par Christine Sèvres, la femme
de Jean Ferrat) et Chante une femme (« Pour son enfant mort au Vietnam ») en 1967. Jean Arnulf est mort dans le dénuement et l’oubli quasi-total le 25 mars 2007 dans une maison
de retraite du 13 arrondissement de Paris [cf. Chorus 60, p. 175], quelques semaine après que la revue Je Chante et quelques amis aient organisé une petite fête pour ses 75
ans.
Images d’immonde. Au moment où s’affiche le point de vue des people, les sans-logis crèvent de froid et le chant de Martine et Jean garde une actualité totale.
CQTC.
Faudrait voir à pas mélanger
Les torchons avec les serviettes,
Le caviar et la vache enragée
Les clochards avec les starlettes
Moi j'dis qu' l'hiver a pas l' même goût
Selon comment on le regarde.
Moi j'dis qu' l'hiver a pas l' même goût
A Megève ou sous l' pont de Saint-Cloud
Hier, c’était le 11 décembre, et dans ma tête, l'intrusion de Kadhafi m'a ramené au 11 septembre. Une date terrible. Terroriste. Qu’on associe toujours aux milliers
de morts new-yorkais des tours jumelles en 2001, et c’est bien normal. Mais qu’on oublie trop souvent d’associer au coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili, en 1973, qui allait faire beaucoup
plus de victimes encore, des années durant.
Hier, c’était donc quelque part un 11 septembre, et la France accueillait en grandes pompes (funestes) le Pinochet libyen, colonel de son État, le chéquier entre les dents. Pendant qu’il tenait
pognon sur rue avec not’ bon Président, une petite sous-ministre conjugua le verbe ramer au passé simple. Trop simple. Très passé.
Hier, le 11 septembre 1973, au Chili, le chanteur Victor Jara était arrêté et emprisonné. Quatre jours plus tard, il était assassiné de façon particulièrement barbare.
Dans son dense album La Trêve de l’aube (Chant du Monde, 1975), Jean-Max Brua [décédé en 1999 ; cf. Chorus 28, p. 181] lui dédie la chanson Jara et publie
l’insoutenable texte qui suit, « Témoignage de Miguel Cabegas sur la mort de Victor Jara, chanteur populaire, assassiné par la Junte au stade Chile » :
« Les détenus qui n’avaient ni mangé ni bu pendant trois jours vomissaient sur les cadavres de leurs camarades étendus par terre... A un certain moment, Victor
descendit près de la porte par où entraient les détenus, et là il se heurta au commandant. Celui-ci le regarde et fait le geste de celui qui joue de la guitare (Victor est un poète et un
guitariste très connu)... Victor sourit tristement en faisant oui de la tête. Le militaire sourit à son tour, content de sa découverte. Il appelle quatre soldats pour immobiliser Victor et
ordonne qu’on apporte une table au centre de la scène pour que tous assistent au spectacle qui allait se dérouler devant eux. On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur ta table.
Dans les mains de l’officier, une hache apparut (quelques jours plus tard, ce même officier déclara à la presse étrangère : “J’ai deux beaux enfants et un foyer heureux”). D’un coup sec, il coupa
les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois ; ils vibraient encore. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On
entendit le hurlement collectif des six mille détenus. Ces douze mille yeux virent le même officier se jeter sur le corps de l’artiste en criant “Chante maintenant pour ta putain de mère” et
continua à le rouer de coups. Pas un de ceux qui était là ne pourra oublier le visage de cet officier, la hache à la main, les cheveux en désordre...
Victor recevait les coups de pieds alors que le sang coulait de ses mains et que son visage devenait violet. Tout d’un coup, Victor essaya péniblement de se lever et, comme un
somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, les genouxtremblants, et l’on entendit sa voix qui hurlait : “On va faire plaisir au
commandant”. Après quelques instants, il réussit à se dresser et, levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout
le monde reprit en chœur. Pendant que peu à peu six mille voix s’élevaient, Victor de ses mains mutilées, battait la mesure. On vit un sourire étrange sur son visage... C’était trop pour les
militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant comme s’il faisait une révérence devant ses camarades. D’autres rafales partirent des mitrailleuses mais celles-ci étaient adressées à
ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés par les balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait plus. Il
était mort. »
La même année que Jean-Max Brua, le chanteur poète wallon Julos Beaucarne raconta cette sinistre exécution dans Lettre à Kissinger (Henry Kissinger, secrétaire d’Etat américain du
gouvernement Nixon) et en 2004, le Suisse Michel Bühler signait Chanson pour Victor Jara, dans son album Chansons têtues (EPM). Alors quand je vois l’Histoire se vautrer en
kadhafric et sarkorama, j’entend une petite voix essentielle qui me dit : « Souviens-toi des doigts de l’homme ». CQTC
Il y a cinq ans, en ouverture du dossier que Chorus (41) consacrait à Allain Leprest, j’écrivais : « Si la leprestmania ne déferle pas encore, c’est par
surdité et aveuglement manifestes des médias ». Une superbe session de rattrapage leur est offerte avec la sortie de Chez Leprest, disque d’exception, hommage d’artistes d’une
diversité étonnante à un prince populaire du verbe, un « ouvrier du rêve », comme disait Nougaro qui l’adorait.
La réussite tient ici à une alchimie d’apparence simple, mais rarement réalisée : mettre en valeur les mots sans sacrifier la musique. Romain Didier, il est vrai, connaît son Leprest par
cœur. Sans frime, son piano et ses arrangements font merveille, s’inscrivent dans le temps du classique, de l’inaltérable. Du coup, la voix si personnelle d’Olivia Ruiz mord formidablement le
silence avec cette goûteuse incongruité, Tout c’qu’est dégueulasse («a un joli nom »), Daniel
Lavoie tutoie l’émotion d’un lapidaire Nu, Jacques Higelin se remémore La Courneuve avec une intensité sobre exemplaire, Loïc Lantoine incarne impec le Mec de son pote
Allain... et tout s’enclenche à l’avenant durant seize chansons, de Sanseverino au duo de l’auteur avec sa fille Fantine (Une valse pour rien), en passant par Mon côté punk, Michel
Fugain, Nilda Fernandez, Hervé Vilard (belle surprise), Agnès Bihl, Jean Guidoni, Enzo Enzo, Jamait et Jehan. Fille, épouse, ami(e)s, tout le monde craque sur cet album produit et réalisé par
Didier Pascalis de Tacet (distribution : L’Autre Distribution), déjà à l’œuvre avec Véronique Rivière, et bien sûr les précédents disques d’Allain Leprest et Romain Didier.
Mercredi 5, lors d’une soirée de lancement de l'album aux Voûtes Saint-Honoré (une jolie cave parisienne qui accueille régulièrement de la chanson à découvrir), l’émotion était palpable. Autour
d’Allain, beaucoup des artistes précités étaient là. D’autres aussi. De façon impromptue, accompagnés par l’incollable Romain Didier, certains ont chanté et des larmes ont fleuri, sur scène comme
dans l’assistance. C’était Noël avant l’heure. Ce genre de moment de grâce qu’on n’oublie pas dans une vie. A ceci près, qu’encore une fois, hormis une douzaine de journalistes, il n’y avait pas
grand monde des médias et personne de la télé. Tant pis, il leur reste l’essentiel, l’album à écouter et à diffuser. On peut toujours espérer...
« Les chemins défendus / Peuvent mener à Rome » chante Enrico Macias dans Constantine, ville d'Algérie où ces chemins ne l’auront pas emmené
aux côtés de not’ bon Président VRP, ce grand ami d’un autre chanteur aux couplets sardoniques comme Le temps des colonies, co-signé avec Pierre Delanoë en 1976. A trop cultiver le
double langage (les colonies c’était pas du joli-joli, mais pas question qu’on s’excuse), notre Zorro de Neuilly, notre divin sauveur (« salvador » en espagnol, nom d’un néo sarko-converti en
préretraite) trouve d’ailleurs grâce aujourd’hui auprès des colons bien et autres FARCeurs pas drôles...
Loin de la com sarkozienne et des accommodements commerciaux d’État (variante politicienne des « grands principes » et des « grands sentiments » de
Guy Béart), prenez le temps d’écouter un disque formidable interprété par Mouss et Hakim, récent tandem issu du groupe Zebda, et déjà très actif dans l’aventure citoyenne des Motivé-e-s. Intitulé
Origines Contrôlées, Chansons de l’immigration algérienne (dans le droit fil du festival organisé chaque automne à Toulouse par le Tactikollectif), cet album regroupe treize titres
émouvants et enlevés, d’esprit à la fois intime, familial et collectif ; treize petits moments d’histoire composés le soir après l’usine par des artistes travailleurs immigrés, et qui ont
enchanté les cafés algériens de Paris dans les années 40 à 70. Que le nom de leurs auteurs vous soient familiers ou non (Slimane Azem, Mohamed Mazouni, Aït Menguellet, Matoub Lounès, Cheikh el
Hasnaoui, Djamel Allam, Dahmane El Harrachi…), vous ne risquez que d’être emportés par la vitalité de cette musique et le rapport organique des trois langues qu’elle épouse : le kabyle, l’arabe
et le français (disques Atmosphériques / distribution Wagram Music).
Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot, couple historique ?
Il traverse un divorce, elle évoque la « précarité » de l’amour (comme celle de l’emploi !) ; il veut qu’on travaille plus, elle parle d’assouplir le
code dudit travail... Bref, Juliette Gréco a bien raison de chanter : « Marions-les, Marions-les / Je crois qu’ils se ressemblent / Marions-les, marions-les / Ils seront très heureux
ensemble » (Robert Nyel – Gaby Verlor). En ces temps de manifs diverses et variées, cette accointance entre le Président (de la République) et la Présidente (du MEDEF) recèle en fait de
prémonitoires racines historiques. Alors que le ci-devant Nicolas 1er a fourgué au ministère de la Culture une versaillaise du Château, la chanson révolutionnaire le rattrape déjà. En 1885,
Eugène Pottier (l’auteur de l’Internationale) signait en effet l’une de ses plus belles chansons communardes, Elle n’est pas morte, avec le fameux « Tout ça n’empêche pas
/ Nicolas / Qu’la Commune n’est pas morte ! » Ce texte est alors écrit sur un air à la mode, T’en fais pas Nicolas, signé... Parizot. Même à une consonne près, ça ne s’invente pas
: « Le Destin ! Tu peux pas lutter contre... » (Neuilly blues, Gilbert Laffaille)
Rappelons qu’en 1865, une poignée d’années avant la Commune, on ne connaît pas le karcher et aucun homme politique n’emploie le mot « racaille », mais
l’auteur Alexis Bouvier et le compositeur-interprète Joseph Darcier créent une des chansons choc de l’année, La Canaille, qui après avoir souligné la misère croissante du peuple,
conclut chacun de ses couplets par ce cri : « C’est la canaille ! / Et bien j’en suis ! ». CQTC
Plusieurs idées m'ont bien sûr traversé l'esprit pour donner un titre à ce blog. Comme j'ignore encore ce qui le nourrira précisément sinon ma passion pour la
chanson et ses chemins de traverse, j'ai trouvé opportun d'utiliser celui d'un article que j'ai publié en mars dernier dans la revue Chorus, en pleine
période électorale.
Depuis longtemps, la propension d'hommes politiques ou de journalistes réputés sérieux (pas plus tard que la semaine dernière, un article du Canard Enchaîné - journal que je lis très
souvent avec gourmandise - ne s'intitulait-il pas "La chansonnette de Galouzeau" ?) à manier à tort et à travers cette expression m'irritent un tantinet. Qu'on le veuille ou non, cette
banalisation traduit le mépris d'un art populaire et induit des comportements, des choix, des politiques et surtout une "non politique durable" d'abandon au marché, toutes étiquettes politiques
confondues. Ce qui n'empêche pas les candidats et candidates de solliciter sans vergogne les chanteurs (les stars, of course) a priori de leur bord à la veille du verdict des électeurs, qu'on
s'appelle Ségolène, Nicolas ou même pire. Nous y reviendrons...
En conclusion de cette brève mise en jambes (pour filer la métaphore présidentielle), je ne vois rien de mieux que ces quelques "mots terribles" de l'ami François Béranger (il nous a quitté le 14
octobre 2003) déjà utilisés dans l'article évoqué et extraits d'un formidable "Béranger par lui-même", publié dans le numéro 46 de Chorus, en décembre 2003 : "Il y a cette femme, en Somalie, berçant son enfant, squelettique, qui va mourir de la connerie des hommes... Et elle lui chante une chanson ! Tout finit par des
chansons."
Notes (musicales) : François Béranger a
sorti deux ultimes albums remarquables : l'un de chansons personnelles, Profiter du temps (en 2002), l'autres de reprises de Félix Leclerc, qu'il avait tant aimé et "imité" à ses débuts,
19 chansons de Félix chantées par Béranger (en 2003). Et pour ceux qui voudraient s'offrir un beau "rattrapage", un long box réunissant 3 CD et un DVD est paru à l'automne 2004
: Le vrai changement, c'est quand ? Le tout chez Futur Acoustic.
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