Et voilà not’ bon Président en balade en Tunisie, où il signe de juteux contrats en s’interdisant de donner des leçons sur les droits de
l’homme, pendant que caritative Carla fait œuvre de bienfaisance auprès d’enfants déshérités.
Devant tant de duplicité où – selon l’expression de plus en plus adaptée – on se soucie d’abord et surtout des « droits de l’homme d’affaires », entre aviation civile, centrales nucléaires voire
vente d’armes, il fallait une chanson claire et simple. C’est Sacré dollar (1963) des Missiles, un groupe au nom prémonitoire... CQTC.
par Daniel Pantchenko
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Curieusement, c’est juste après la saillie opticienne de l’inénarrable Roselyne que not’ bon Président a indiqué à ses ministres qu’à la
prochaine, ils prenaient « la porte ». Bien vu, Merci Bernard, jolie rencontre lexicale, avec ou sans remboursement de la sécu…
Sans souhaiter le pire à la vaillante Mme Santé (gaffe après bourde, elle persévère), cet épisode m’a rappelé Lunettes, lunettes (1962) une chanson de Paul Villaz, l’un de ces chanteurs
qui ne sont jamais sortis des cabarets parisiens de la rive gauche où ils enchantaient l’auditoire. En voici une version de mon vieux pote (que j’ai depuis longtemps perdu de vue, c’est le cas de
le dire), le savoureux Yves Gautry dit Gogo, en direct lors d’un des enregistrements publics de l’association Action Chanson, à Nanterre en 1979. CQTC.
par Daniel Pantchenko
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Mon premier s’appelle Romain Dudek, mon second Florent Marchet, et mon tout donne une fibre de chanson éminemment actuelle, à la fois très
musicale, impliquée, citoyenne et non didactique.
A l’automne 2006, le dieppois Romain Dudek
sortait son quatrième album (double) au titre implicite, Poésie des usines. La chanson éponyme y évoquait l’affaire de Palace Parfum
(en 2002), usine dont le patron avait déménagé les machines pendant que les ouvriers prenaient leurs congés de Noël. Romain y chantait également Salaud d’pauvres et Bernadette n’aime
pas les enfants, crime de lèse-Chiraquie, qui lui valait trois jours de coupure de son site Internet. Aujourd’hui, notre « utopiste qui ne transige pas sur les principes » relance
la donne avec Paresseux.
De son côté, Florent Marchet raconte des tranches de vies quotidiennes avec la fluidité précise d’un Souchon. Après
Gargilesse (2004) et l’album concept Rio Baril (2007) explicitement enracinés dans son Berry natal, Florent « vitupère l’époque » (selon l’expression d’Aragon) à
travers un livre-CD, Frère Animal (Editions Verticales/Gallimard), conçus avec l’écrivain Arnaud
Cathrine qui y chante ainsi que Valérie
Leulliot.
par Daniel Pantchenko
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