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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 17:21
Décidément, not’ bon Président fait dans le mouvement : après le virtuel « Si tu reviens », voici l’élégant « Casse-toi ! » suivi d’un « pauvre con », insulte à deux boules, suggérant qu’à l’Elysée on n’aime pas plus les pauvres que les cons…

On ne trouvera pas ici la fameuse vidéo agricole de Nicolas Sarkozy où il balance du « con » au lieu de classiquement « flatter le cul des vaches » façon Chirac, mais celle de l’ami Georges Brassens interprétant son inaltérable « Le temps ne fait rien à l’affaire » (1962).




Peralta-Brassens-copie-1.jpgJ’en profite pour vous faire partager une version (audio) chilienne de cette chanson par l’excellent troubadour (c’est ainsi qu’il aime se présenter) Eduardo Peralta, qui a adapté dans sa langue une cinquantaine de chansons du Sétois et qui obtient un succès constant dans les cabarets de Santiago et dans les salles françaises où il se produit assez régulièrement (voir sites : Les amis de Georges et Passage Brassens). J’ai réalisé cet enregistrement artisanal mais très vivant le 19 septembre 2002 à Paris, dans la petite salle du Centre de la Chanson.


Eduardo Peralta – La Edad no tiene que ver - 2'11


Par pure bonté d’âme et du même Brassens, je me permets d’ajouter quelques suggestions pratiques à usage présidentiel avant d’élever le niveau et de varier l’anathème, avec « La Ronde des jurons », qui date de 1958, année de l’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle. Un symbole.

free music



Enfin pour revenir sur le PC (« pauvre con ») lui-même, il m’a semblé nécessaire de conclure en beauté avec une grenade offensive de 40 ans d’âge signée Jean Ferrat (1967, précisément, sur l’album très pro-cubain intitulé A Santiago) : « Pauvres petits c… ». L’époque très polie où l’on recourrait encore aux points de suspension. CQTC.

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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commentaires

HB 30/07/2008 21:47

Pauvres petits c... c'était quand même une chanson anti gauchiste carabinée. Made in place du colonel Fabien pur jus. C'est toute l'ambivalence de Ferrat qui pouvait pondre des trucs comme ça et des merveilles, genre Sacré Félicien, ou autres

Daniel Pantchenko 31/07/2008 08:03


Pas d'accord ! C'est la loi-même du pamphlet, qui par définition ne fait pas dans la nuance, et malheureusement, ça s'est beaucoup perdu aujourd'hui. Qu'on l'apprécie ou non, le Ferrat politique
est le chanteur qui a été le plus censuré par les médias, donc celui qui gênait le plus le pouvoir en place. En l'occurrence et avec le recul, on peut constater que nombre de jeunes contestataires
de l'époque ("gauchistes" ou non) sont depuis bien rentrés dans le rang... voire dans les affaires.