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  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 15:46
Ne traquez plus l’idée géniale du cadeau pour les fêtes, le nouveau Leprest sort aujourd’hui avec un titre au ton éloquent : Quand auront fondu les banquises. En même temps, ce disque se révèle très différent des précédents.


Petit préalable. Sur ce site, la règle est d’accrocher des chansons à l’actualité et à l’Histoire. Comme toute règle qui se respecte, elle a ses exceptions, qui prennent d’autant plus de valeur ; jusqu’à présent, elles se sont appelées François Béranger et surtout Leprest. Le premier nous a quittés, le second nous revient après de sérieux problèmes de santé et de fait, une écriture plus âpre, où la vie – dont la mort est consubstantielle – tisse ses finesses profondes, son lot d’amour, de tendresse et de désillusion. La voix faillible mais remarquablement gérée par le chanteur, son arrangeur (Romain Didier, qui a signé sept des quatorze mélodies) et son réalisateur-producteur (Didier Pascalis), Leprest entretient une espèce de dialogue avec ses proches et quelques autres auxquels il dédie ses chansons, ici mouillées de cuivres. Il la joue mélanco (Les Tilleuls), higelinesque (Nananère), frangin céleste (Pauvre Lélian), humour froid (Quand j’étais mort), amoureux (Bow window), philochose (J’habite tant de voyages, en duo avec Jamait), passeur d’âme (On leur dira). Bref un album d’un abord moins immédiat, mais dense, d’une beauté grave qui donne à réfléchir sur soi-même, sur ce qu’il nous reste d’important à faire aussi vrai que nous sommes tous « de passage ». CQTC.

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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commentaires

chti31 11/04/2009 11:19

Si nous sommes des oiseaux de passage, il est primordial d'avoir cet album dans son nid.
Mémoire quand tu nous tiens...

Serge LLADO 05/04/2009 20:11

Merci beaucoup Daniel, de m'avoir permis de ré-entendre une chanson de Stéphan Reggiani que j'appréciais (il y avait aussi "Le solfège") et que j'avais vu sur scène peu avant sa disparition. Sans vous, je me demanderais si je n'ai pas rêvé qu'il a existé...

Daniel Pantchenko 05/04/2009 23:43


Voilà qui me fait plaisir. Le présent et l'avenir ne valent rien sans la mémoire. Stéphan Reggiani fait partie de ceux que j'ai fait écouter régulièrement à des jeunes en quête de chansons. Oui, il
y a "Si j'avais appris le solfège" et une bonne dizaine d'autres chansons qui méritent le détour. Et vous n'êtes pas le seul à avoir réagi ainsi. Pour la petite histoire, j'ai consacré à Stéphan un
"Rappels" de quelques pages dans le n° 34 de Chorus de l'hiver 2001, qui - me semble-t-il - est encore disponible. Son fils, Nicolas, est lui aussi chanteur et a repris certains titres de son père.
Sacrée famille...