Vendredi 10 avril 2009
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Chassez le naturel de classe, il revient au galop. Not’ bon Président aime bien ramener le petit peuple à sa
place : après le « racaille » banlieusard façon 2005, le « casse-toi pauv’con ! » agricole de 2008, voici à présent le « voyou » syndical à l’intention des ouvriers…
L’occasion de se souvenir d’un bon vieux Brassens (revisité par Renaud) et de remettre les pendules à l’heure (suisse) avec Michel Bühler.
Alors que les médias glosent de « séquestrations » de patrons, voire de « prises d’otages
» (ce lieu commun des nuls), il est bon de rappeler qu’en avril 2007 - donc hier -, le même Sarkozy lançait des filets inverses : « Quand on a recours à la violence, ce n’est pas pour se
distraire, ce n’est pas pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est profondément désespéré. Je ne mets pas et je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir
et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous. »
Entre mensonges et insultes réitérés, Sarko rêve-t-il de devenir encore plus Vulgaire que son
triste collègue Berlusconi ? Les couplets de l’incorrect Bühler vont de toute façon comme un gant à la société sans âme qu’ils régentent, l’un comme l’autre. CQTC.
Par Daniel Pantchenko
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Publié dans : Chanson
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