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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 00:04

Jean Ferrat est indiscutablement celui qui a fait le plus descendre la poésie d’Aragon dans la rue, parce qu’il a toujours cherché l’angle chanson, n’hésitant pas à « trafiquer » à l’occasion telle ou telle strophe, isolant, intervertissant tel ou tel vers pour dessiner un refrain. Avec l’envie constante de tailler un diamant, la volonté viscérale de partager ce meilleur trop souvent réservé à une élite. Résultat, j’avais promis une chanson quotidienne, je ne résiste pas au plaisir d’en proposer deux aujourd’hui. Deux qui se répondent. D’abord, ce sublime Un jour un jour de 1967 ; le survol des crimes et des malheurs du monde y inciterait à baisser les bras (« Ah je désespérais de mes frères sauvages »), mais le refrain d’utopie nécessaire, le carburant mental devenu signe de reconnaissance politique en fera une chanson centrale chez Ferrat qui précisera : « Elle est significative de ce que pense Aragon et de ce que je pense. »

 

 

Datant de 1961, la seconde chanson au titre pareillement symétrique, J’entends j’entends, est le deuxième poème d’Aragon mis en musique et interprété par Ferrat (après Les Yeux d’Elsa, créé par André Claveau) ; une osmose parfaite entre la mélodie évidente et inspirée et un texte lumineux, d’un humanisme total. Après Federico Garcia Lorca, Ferrat donne par la voix d’un second poète la clé d’un de ses futurs axes essentiels ; et c’est peu après la mise en musique de J’entends j’entends que les deux hommes se rencontreront. Le travail de Ferrat avait beaucoup plu à Aragon, et ce dernier lui confiera qu’avec Elsa, ils adoraient la chanson, pour son côté populaire, véhicule d’expression… CQTC.

 

 

 

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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