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  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:21

My God ! Il y a des jours où l’on se demande si l’on vit encore en République, tellement on nous colle manu-maximédia le nez à la vitrine couronnée de la perfide Albion. Devant cette extase (extasy ?) caractérisée transformant le service public radio-télé en sous VRP neuneu de la monarchie (un mot qui, dans l’oreille, finit mal), restons vulgaire et notons qu’en pleine période d’austérité, la robe de la mariée aurait coûté 290 000 euros, les fleurs à peu près le double, l’ensemble de la royale sauterie quelque 12 millions (1). Elle est peut-être « délicate, Kate », comme nous le suggère Yvan Dautin, mais Jean-Roger Caussimon et Léo Ferré ont raison de rappeler (ici, par les voix de Catherine Ringer et Bernard Lavilliers) que Monsieur William manque vraiment de tenue.

 

 

Si l’on en croit Jean-Claude Narcy (sic) de TF1, dans Paris Match (joli doublé) : « Les mariages royaux, c’est une parenthèse de bonheur partagée » (Le Canard Enchaîné, 20/04). Jacques Faizant, dessinateur pourtant au Figaro, voyait décidément les choses d’une tout autre façon dans ce texte de Légende qu’il a signé et confié en 1964 à l'irrévérente chanteuse-comédienne Monique Tarbès. Belle acidité. Ça fait du bien.

 
Monique Tarbès - La Légende - 2’25
 

Par légitime défense, lorsqu’on entend que France Info fait appel à un « expert » du magazine mondain Point de vue, on pense à cette chanson poignante du même nom, créée en 1963 par Jean Arnulf et reprise ensuite de façon superbe par Christine Sèvres, la première femme de Jean Ferrat. Coïncidence troublante, le début du texte (écrit par Martine Merri) prend d’étranges résonances avec les luttes populaires en cours de l’autre côté de la méditerranée.

 

 

Enfin, à peine en a-t-on terminé avec ce type de niaiserie d'arrière-(Zi)trône qu’on nous sort du frigo le défunt Jean (pi)Paul II pour le béatifier. Après la monarchie, l’Église ; après le pudding royal, la tarte opium... et le jour de la Fête du Travail ! Heureusement, les amis de Chanson Plus Bifluorée veillent, pastiche à la clé, avec leur Jésus viendra pour les vacances, de leur album nécessaire Pour de vrai, pour de rire de 2001. CQTC.
 

 

 

(1) Chiffres cités par L’Express / L’Expansion.

 

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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Françoise niel Aubin. 01/05/2011 12:14



 Et bien dis donc. Tu parles d'un article... Bon, ilest vrai que partant d'un mariage princier, pour ensuite passer par la béatification du pape, je reconnais qu'il n'y a rien de tel pour
émoustiller un vieux loups de mer de la chanson française comme toi... N'est ce pas. je dirai m^me, puisque tu parles de béatification que ça n'est ni plus ni moins que du "pain béni"... ha ha ha
ha.....


 Sinon, et bien moi, je repondrai à la parodie de "chanson plus bifluorée" (que j'adore mais dont je n'ai aucun disque, car pas desous pour l'achter, pauvre de moi), et aps vus encore en
concert, par la chanson de Jeanne Cherhal "les berceaux brodés". Qu'en penses tu ?


    Bon, bien sûr, ça ne vaut le mariage d'une poissinnière de la ville de Pavilly, j'en conviens.... Ni la pêche au merou, en méditerrannée.... Mais enfin, on fait ce qu'on peut !