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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:54

En finesse. Impressionnant impressionniste. Depuis le Printemps de Bourges 78 (deuxième du nom) où on l’a découvert juché sur son tabouret et guitare folk en mains, il a écrit quelque cent cinquante chansons et traversé bien des tempêtes. Quatorze ans après La Tête ailleurs, il sort Le Jour et la nuit, l’album d’un intimiste planétaire et vigilant qu’il n’a jamais cessé d’être. C’est il y a deux ans qu’il a retrouvé la force et le goût d’écrire, d’abord pour d’autres à la demande de Francesca Solleville ou Georges de Cagliari, puis pour lui-même, histoire de continuer à « lancer des balles », de « positiver ».

 

Laffaille-cd2013.jpg

 
Il fallait que je fasse ce disque…
Gilbert Laffaille à DP (18/11/2013) - 1’29
 

L’album (dont vous pourrez écouter des extraits ici) s’ouvre sur Si tu n’es plus là, dédié par l’artiste à sa femme Josiane, décédée en 2005 : « Si ton cœur tranquille / Me tenait debout / Ce serait facile / Comme tout ». Bossa fluide, voix douce qui enveloppe, écriture simple et soignée comme toujours, le ton est donné : la mémoire et l’amour. Il y a ces madeleines fragiles du quotidien (« Ce qui se brise / Dans un sanglot / Ou qui s’irrise / Au fil de l’eau »), Tout ce qui reste si essentiel ; il y a ces images de la nature d’hier et d’aujourd’hui, ces rêves partagés (Doucement sous mes yeux, Le Chant du voyageur), mais aussi cette âme citoyenne du monde qui invite à garder les yeux ouverts, du bric à brac de Chez Mr Li « enfui / En radeau sur la mer » au bébé endormi dans un taudis infame (Comme un ange au paradis), en passant par le salut poignant à tous ces peuples que la France coloniale a pillés (Homme en boubou femme en sari), une espèce d’inventaire à la Gilbert, qu’il complète d’une simple note tout aussi émouvante dans sa précision : « Les Badiaranké vivent au Sénégal, les Antanosy et les Tsimihéty à Madagascar, les Sango en Centrafrique, les Mandés en Afrique de l’Ouest, les Kalabari au Niger, les Saramaka en Guyane. » Et s’il était un peu tôt  pour inclure des chansons drôles dans cet album, rassurez-vous, elles existent, ce sera pour la prochaine fois… Gilbert n'avait pas pour autant la tête ailleurs. Écoutez ce qu'il confie, après la vidéo de cette chanson de 1999.

 

 

L’esprit de l’album
Gilbert Laffaille à DP (18/11/2013) - 3’10
 

Les 17, 18 et 19 novembre Gilbert Laffaille a emballé le public parisien de l’Européen ; ne le ratez pas s’il passe près de chez vous. En scène, il a renoncé depuis longtemps à la guitare pour être accompagné par le guitariste Jack Ada, le contrebassiste Olivier Moret, le batteur Jean My Truong et la pianiste Nathalie Fortin, qui a signé les arrangements du disque et qu’on retrouve dans les deux vidéos qui illustrent cet article. CQTC.

 

Bonus : Les Raisins dorés (album Ici, 1994)

 

 

 

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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