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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 15:35

Après une vingtaine d’articles en sept ans, voici du Leprest sur paroles. Une série de courts extraits sonores, captés dans des endroits divers et variés, lors des multiples entretiens que nous avons eus Allain et moi, tout au long de sa vie professionnelle. Premier épisode, le « poète », terme qu’on lui accole à tout-va aujourd’hui.

 

Leprestdanslemicro.jpg

 

Par facilité merdiatique ordinaire, le mot « poète » est servi à toutes les sauces pour qualifier le moindre chanteur ou la moindre chanteuse soucieux d’écrire quelques vers un peu originaux. Si le « grand » public (qui n’est d’abord « grand » que par la taille) emboîte naturellement le pas, d’autres, réputés plus avisés, dérapent volontiers sur le concept valorisant. Dans ce premier extrait, Allain explique pourquoi il a troqué la poésie pour la chanson et ce qui les différencie à ses yeux.


AL87-Acetagela-copie-1.jpg

LDLM n°1a -  5/01/1987 - 2’58

La chanson digne d’intérêt, tous goûts et tous styles confondus, ne serait-elle pas « un art à part entière », pour qu’il soit nécessaire de lui apposer (imposer !) une décoration externe ? Supérieure ? De la raccrocher au jazz ou à la poésie, par condescendance plus ou moins volontaire* ? Leprest a peut-être évolué ensuite à ce sujet, mais dans cet échange de la même époque avec des jeunes des ACP (les Ateliers Chanson de Paris, initiés par Christian Dente**), il convoque Brassens et compagnie et refuse sans ambiguïté de porter le chapeau panthéonique national. CQTC.

 

AL87-Ilyaune.jpg

LDLM n°1b - 12/02/1987  -  2’57

 

 

* Bien sûr, je ne me mets pas en dehors du coup et j’y ai forcément cédé par commodité de jeunesse ou simple flemme conjoncturelle.

** ACP installés alors au Carrefour de la Différence, passage Courtois , Paris 11e , après la fermeture de La Tanière, qui elle était dans le 13e ("je vous parle d'un temps...").

 

 

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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commentaires

N.B. 06/01/2015 19:24


Leprest pensait ça, Ferré pensait autrement, Bertin a encore un autre avis... On peut être d'accord ou pas avec l'un ou l'autre, le débat reste ouvert.


Pour ma part, j'estime que depuis que Seghers a fait entrer Ferré et Brassens dans ses Poètes d'aujourd'hui, on a le droit d'utiliser ce mot pour qualifier l'un de leurs plus brillants
héritiers.

Daniel Pantchenko 07/01/2015 00:05



Le débat reste toujours ouvert, mais le respect du choix de l'artiste et de sa vérité revendiquée ne doit-il pas toujours et d'abord être pris en compte ? Surtout lorsqu'il s'agit d'un Leprest
que nous apprécions visiblement beaucoup tous les deux. La chanson est un art à part entière qui n'a pas à se dissoudre dans la poésie lorsqu'elle atteint un niveau supérieur. N'est-ce pas tout
simplement de la chanson poétique ? Ou, si l'on préfère "à caractère poétique" ? Que Leprest ait eu, à certains moments, une démarche poétique dans l'écriture de ses chansons, c'est évident, mais
elles restent des chansons et lui un auteur de chansons. Sauf lorsqu'il écrit délibérément des poèmes, destinés à être lus. Comme il l'explique très bien lui-même. Et la référence à Seghers (qui
a aussi "fait entrer" Aznavour - dont j'aime beaucoup de chansons, au point de lui avoir consacré une biographie - dans sa collection) me semble un peu facile et ambigu le terme "héritiers".