Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
  • Contact

Profil

  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

Recherche

21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 00:00

Après l’album Leprest symphonique de l’an dernier, Didier Pascalis, son producteur, persiste et signe. Superbe cadeau de fin d’année, Connaît-on encore Leprest ? réunit dans un même coffret un CD audio, deux DVD et un livre de manuscrits, croquis et reproductions de nombreux tableaux (Tacet / L'autre distribution). Un éclairant « voyage » dans une certaine intimité de l’artiste, avec pour titre ce vers de Donne-moi de mes nouvelles où il plonge dans son propre miroir, spleen et autodérision à la clé.

 

 

 

À l’automne 2011, peu après le décès d’Allain, Didier Pascalis avait lancé un appel sur l’Internet à l’intention des personnes possédant un dessin ou un tableau du chanteur ; avec la complicité d’amis de Rouen, une expo était alors montée et le photographe Rémi Le Bret, ami de longue date d’Allain, prenait des clichés de tous les tableaux. L’idée du futur coffret germait bientôt, à partir de ces matériaux sensibles.

 

Leprest-Pascalis.jpg

Septembre 2010 (photo : Daniel Pantchenko)

 

Didier Pascalis à DP – 10/12/2012 - 2’58
 "Un voyage dans l'intimité d'Allain"
 

Concrètement, le florilège du CD audio permet de retrouver de façon chronologique des titres phares comme Le Chagrin, Êtes-vous là ? (en duo avec Olivia Ruiz) Pauvre Lelian, Le Temps de finir la bouteille, Il pleut sur la mer, La Gitane, Nu… ainsi qu’une interview radiophonique inédite de 14mn réalisée en décembre 1985 par Marc Legras. Certains de ces titres figurent sur le DVD vidéo enregistré en public (le 25 mars 2011 à La Verrière, dans les Yvelines) aux côtés d’autres parfois plus anciens comme Martainville, J’étais un gamin laid, Saint Max, La Retraite… où, effectivement, la voix d’Allain garde toute son âpreté émotionnelle.

 

 

La captation vidéo de la soirée d’hommage du 9 mai 2012 à la SACEM, offre une espèce de Chez Leprest  n°3 où se côtoient notamment : Romain Didier (Où vont les chevaux quand ils dorment), Agnès Bihl (Le Copain de mon père), Alexis HK (Le Temps de finir la bouteille), Anne Sylvestre (Sarment), Jehan (Ton cul est rond), Loïc Lantoine (Mec), Nathalie Miravette (Les p’tits enfants d’verre), Jean Guidoni (J’ai peur), Kent (C’est peut-être), Sanseverino (SDF).

 

 

Quant au livre, les fac-similés de tableau en occupent plus de la moitié, à côté des croquis, des manuscrits divers, des bouts de textes et des dessins qu’Allain se plaisait à offrir aux gens qu’il aimait. Un choix compliqué pour un ouvrage pourtant de cent pages, tant la matière abondait ; un mélange constant de sérieux, de travail autant que de légèreté, mais significatif de la créativité d’un artiste qui, malgré certaines apparences, ne laissait rien au hasard. On y découvre, entre autres, On leur dira, qui débute ainsi : « On f’ra dire aux amis qu’on s’est jamais quittés / Qu’on a juste remis sur de nouveaux chantiers / Nos promesses et nos doutes. » Et des nouveaux chantiers, des nouvelles chansons avec des textes d’Allain, il y en aura encore. La boucle est loin d’être bouclée. CQTC.

 

Didier Pascalis à DP – 10/12/2012 - 1’44
"Il y aura d'autres choses..."

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article

commentaires

Dblocnote 23/02/2013 00:58


Je dirais bien que c'est la chanson française qui l'a manqué... 

Aurel 22/02/2013 01:22


Allain Leprest manque beaucoup à la chanson française. Il avait beaucoup de talent.

Dblocnote 06/01/2013 16:42


peut être avez vous attrapé à son contact le côté "à vif"  qui vous a fait louper le côté affectif de ce post,
à moins que ce ne soit le PS, maladroit sans doute, sur mon souhait de voir un jour réunis les textes et dessins d'Allain comme cela existe avec Nougaro sur paroles par exemple. 


  Moi, j'ai connu Allain quand il animait des ateliers d'écriture au théatre Maxime Gorki du petit Quevilly et quand il courait les premières parties d'artistes passant dans la région de
Rouen, soutenu par un programmateur de la radio locale publique. Quand il passait dans un bar à chansons  un peu au dessus de Martainville. C'était l'époque de "Parole et Musique" dont il
doit me rester quelques numéros.  


Pour le meilleur et le pire,un peu plus jeune que lui, jusqu'à ce qu'il nous quitte, il est resté à mes yeux un enfant espiègle et sensible, avec ce que cela suppose de candeur attachante, de
fragilité à protéger et parfois de moments à la limite du supportable.


 


Pour ceux qui l'ont connu et apprécié à l'époque (je pourrais écrire aussi à "L'Epoque" derrière le clocher de saint Maclou)  on ne peut que partager l'indignation de Claude Lemesle vis à
vis des médias qui n'ont jamais donné accès à cet artiste à un plus grand nombre qui  le découvrira trop tard ou pas du tout. 


 


 

Dblocnote 06/01/2013 11:43


En relisant votre réponse, je note l'expression "caché derrière votre pseudo".


Si vous le souhaitez je vous ferai parvenir une photocopie de ma carte d'identité et de ma carte professionnelle, vous pourrez constater que je ne suis qu'un spectateur comme des tas d'autres, de
la région où Allain a commencé sa carrière et que la chanson n'a jamais été pour moi autre chose qu'un loisir parmi d'autres, et ne m'a jamais fait vivre au sens matériel du mot, au contraire,
elle m'a toujours coûté car je paie mes places et mes CD. 

Daniel Pantchenko 06/01/2013 12:48



Dont acte. Si j'ai réagi un peu vivement, c'est que j'ai très bien connu Leprest (nous étions même voisins, au cours des dernières années de sa vie, puisque nous habitions Ménilmontant tous les
deux), ceux qui l'entouraient pour le meilleur et trop souvent pour le pire, et ceux qui œuvraient véritablement pour lui. Ce n'était pas facile tous les jours avec Allain. À quelques reprises,
je me suis heurté - amicalement - à lui, dans l'exercice de mon travail de journaliste, mais je crois qu'il l'appréciait et plus particulièrement le dossier que j'avais réalisé pour la revue
Chorus (n°41, automne 2002). C'est d'ailleurs de lui que j'ai le plus parlé dans mon blog, et si ça vous amuse, il existe sur mon site (www.pantchenko.fr) une chanson qu'il m'a inspirée ("Même
l'hiver"), chanson enregistrée par Francesca Solleville dans son album "Grand frère petit frère" de 2000.


J'ai également réagi ainsi parce que je vous ai trouvé d'une part négatif sur des points de détails par rapport au coffret réalisé, d'autre part ambigu dans votre propos final, et parce - même si
je ne suis pas toujours d'accord avec lui - je suis devenu ami avec Didier Pascalis, parce que je n'ai jamais rencontré un producteur de sa trempe dans le domaine de la chanson de type Leprest.
Je ne dis pas qu'il n'en existe pas d'autres, mais lui, il m'a convaincu. C'est d'ailleurs à lui directement qu'il faudrait poser la question quant aux droits, mais il ne s'agissait pas là de
produire une intégrale.


Voilà. Désolé pour le "contresens". Bonne année 2013 !


 



Dblocnote 06/01/2013 01:25


Désolé de vous répondre si tard, je ne suis pas connecté en permanence. 


Vous faites un contresens sur ce que j'écris, je vais donc préciser ma pensée, si j'ai bien compris, pour l'instant il n'y aura pas d'intégrale illustrée parce que les chansons qui ne sont pas au
catalogue de Tacet ne peuvent figurer sur une édition papier, je trouve cela dommage et j'en fais plutôt le reproche aux détenteurs des droits des précédents éditeurs qu'à Didier Pascalis dont
j'ai pu apprécier la sincérité des liens qui l'unissait à Allain. 


Désolé pour Sanseverino, je n'ai pas pris le temps de me relire ni même de vérifier l'orthographe de son nom.