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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 19:47

Le dimanche 26 décembre, Jean Ferrat aurait eu quatre-vingt ans, un lendemain de fête ; il nous a quittés le samedi 13 mars, une veille d’élections. Régionales et cinglantes pour la majorité sarkoziste, de sorte que l’irrévérent Canard Enchaîné a pu titrer : « Que la mandale est belle ! » On a souri, mais quand même, on a eu envie de retourner à Jean la chanson de 1991 qu’il avait dédiée à un ami disparu : Tu aurais pu vivre

 

 

J’en profite pour signaler que la biographie que j’ai consacrée à Jean Ferrat (« Je ne chante pas pour passer le temps », Fayard, 572 p.) constitue d’ores et déjà ce que l’on appelle « un succès de librairie », puisqu’en à peine trois mois, elle va « tranquillement » vers ses 25 000 exemplaires vendus, la quasi-totalité des grands médias (en particulier les radios et télés du service public) n’ayant pas pourtant - encore ? – jugé utile d’en parler. « On nous prend faut pas déconner / Dès qu'on est né / Pour des cons / Alors qu'on est / Des / Foules sentimentales » chante depuis bientôt vingt ans un Souchon qu’on ne se lasse pas d’écouter.

 

 

Sur mon site (ici), vous pourrez apprécier l’enthousiasme de différents membres de la famille de Ferrat, de ses proches, d’artistes aussi différents que Dominique A (« Dans sa biographie, Daniel Pantchenko se place selon moi à la distance idéale vis à vis de Ferrat »), Allain Leprest (« Ah, la belle biographie ! ») ou l’écrivain Roger Martin qui avait contacté Ferrat à plusieurs reprises pour écrire sur lui (« Je suis heureux en lisant votre ouvrage qu’il ne m’ait pas encouragé. Je n’aurais jamais pu atteindre à la richesse du vôtre. »). Outre  Marianne et l’Humanité, ainsi que différents sites et blogs, je tiens à saluer néanmoins le rôle de la presse régionale, radio et télévision comprises, à l’image de ce reportage réalisé pour le JT de FR3 Rhône-Alpes, le 8 novembre dernier, lors de la présentation de mon livre à Antraigues, la commune où s’était retiré Jean Ferrat depuis 1973. CQTC.


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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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commentaires

NB 17/03/2011 14:41


Bonjour Daniel, Merci pour votre retour. Avec le recul, il y a des petites choses que je vais corriger dans l’article – sur le plan formel (écriture de certaines phrases) plus que dans le fond.
C’est peut-être dommage d’avoir opposé Ferrat à Brassens-Brel-Ferré… mais cette assertion de Drucker comme quoi il était « le dernier des grands », et ces raccourcis journalistiques consistant à
tisser des liens avec son presqu’homonyme Ferré, m’y ont poussé. Ferrat avait une singularité par rapport à eux, qu’il s’agissait de montrer – au lieu de l’introduire de force dans le club VIP des
« grands de la photo ». Cela n’enlève en rien mon admiration pour les autres. Je comprends vos réserves sur l’approche « cantologique » : moi-même, dans le livre de Bruno Joubrel, je déplore la
classification restrictive (en chansons de tel ou tel type), notamment le couplet sur les « mots fétiches ». Par ailleurs, s’il est très fort pour démontrer les limites du « système musical » de
Ferrat, il échoue à expliquer comment, par la grâce de plusieurs éléments combinés, celui-ci parvient souvent à cette magie qui donne le frisson… Malgré ça, la démarche me semble digne d’intérêt :
je trouve bien que l’on théorise, par la musicologie, cet art trop souvent qualifié de « mineur » qu’est la chanson. L’idée qu’il devienne sujet d’études sérieuses va à l’encontre de ceux qui n’y
voient qu’un simple divertissement pour jeunots décérébrés… Concernant le dossier « Ferrat auteur/compositeur pour d’autres artistes » de la revue Je Chante : connaissez-vous les inédits chantés
par Francesca Solleville, Isabelle Aubret, Odile Ezdra ou Jacqueline Dulac, entre autres ? Est-ce qu’il existe, selon vous, quelques vraies pépites méconnues dans cette discographie « parallèle » ?
Et est-ce qu’un coffret serait susceptible de voir le jour, comme celui consacré aux interprètes de Gainsbourg, jadis ? Je suis aussi surpris de constater qu’entre deux interviews de Gérard Meys
(sur des supports différents), on passe d’une « quinzaine de chansons inédites enregistrées » à « une cinquantaine de chansons en stock » ! Dans ce dernier cas, s’agit-il simplement de paroles et
musiques jamais chantées, écrites pour d’autres ? Tout cela est très mystérieux… Par ailleurs, je trouve dommage que Meys mette d’emblée son veto sur les quinze démos inédites (« je ne les sortirai
jamais ! »)… alors qu’il ne rechigne pas, d’un autre côté, à publier une énième vraie-fausse intégrale ! A bientôt Nicolas


NB 13/03/2011 11:37



Bonjour,


nous venons de consacrer une chronique à votre livre:


http://www.ep-la.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=321:daniel-pantchenko&catid=24:musique&Itemid=62


Bravo pour votre travail, et pour le succès rencontré.



Daniel Pantchenko 13/03/2011 21:45



Bravo en retour pour votre critique étayée, remarquable, vers laquelle je vais mettre très vite un lien. Avec celle que j'ai eue dans La Quinzaine Littéraire, c'est la plus
enthousiasmante, par son exigence, sa dimension même. Je veux dire que j'en apprécie à la fois, bien sûr, ce qui m'est favorable, mais aussi les réserves importantes, qui m'incitent à réfléchir à
m'interroger sur mon travail, et pointent à mon sens l'intérêt d'autres livres sur le sujet. Un artiste (Jean Ferrat, en l'occurrence) n'appartient à personne et il est clair que je n'irai jamais
beaucoup interroger la partie vie privée, pas plus que le côté "cantologue" (type Bruno Joubrel, que je respecte profondément) qui m'ennuie assez vite et me semble même dans sa technicité
"objective" source d'analyses parfois artificielles, donc très contestables. Enfin, dans le même ordre d'esprit, ce n'est pas par hasard si j'ai tavaillé à Chorus et pas à Je
chante : entre le tout venant commercial et la "marginalitude" (si vous me permettez ce royal néologisme), il existe un espace pour un travail sérieux et passionné. Merci encore. Bien à
vous.



Marcozeblog 09/01/2011 12:05



Bonjour, comme c'est l'objet de mon blog, j'y ai mis mes modestes impressions sur votre livre, Monsieur Pantchenko. Il s'agit d'un bel objet qui sera chéri par les grands admirateurs de Jean
Ferrat, je pense. Belle année 2011. Marco. 



Daniel Pantchenko 09/01/2011 23:09



Merci beaucoup Marco pour vos commentaires élogieux. Je mettrai dès que possible sur mon site (www.pantchenko.fr) un extrait et un lien vers votre blog. J'invite d'ailleurs toutes celles et tous
ceux qui le souhaitent à m'envoyer leurs réactions. Belle année 2011 à vous également. DP



Jean Théfaine 23/12/2010 10:47



Tout (beau) travail mérite récompense, paraît-il. Voilà qui est fait et bien fait. Félicitations à toi, Daniel. Et encore bravo pour ton magistral bouquin. Bonnes fêtes de fin d'année à toi et
aux tiens.


Jean 



Daniel Pantchenko 24/12/2010 10:22



Merci mon cher Jean. J'attends avec impatience la mise à jour de ton Thiéfaine, dont je ne doute pas qu'elle soit du meilleur tonneau. Et je te retourne avec plaisir le "bonnes fêtes", pour en
finir joyeusement avec cette année 2010, en espérant toujours et encore pour la suivante. Amiitiés. DP