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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:21
Le 22 juillet 2009 restera un jour sombre pour les amoureux de la chanson. Alors même qu’à Lorient, proches et amis accompagnaient Gilles Elbaz à son dernier voyage (cf. Salut Gilou), la revue Chorus était « liquidée » à Nantes. Froidement. Sans sommation d’usage. À presque dix-sept ans d’un travail unique, passionné, inégalé. Aujourd’hui, malgré Le Chagrin (chante Allain, chante !), sa rédaction solidaire aux côtés de Fred et Mauricette Hidalgo tient à saluer lecteurs et abonnés et à rétablir la vérité des faits, ici et là bien déformés : outre ce communiqué de presse, une partie des articles prévus pour le défunt numéro 69 figure sur la toile à l’adresse suivante : www.laredactiondechorus.fr.


En cette édition d’automne, c’est Manu Chao (ici en conversation avec Marc Legras devant l’objectif de Francis Vernhet) qui aurait dû être en couverture… mais l’édito de la rédaction vous apportera toutes les précisions nécessaires.




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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:15
Après le « prototype » de l’humoriste Hortefeux en Auvergne, on parle beaucoup aujourd’hui des dérapages contrôlés d’un pilote Renault et de Jean-Claude Dassier dirigeant de l’Olympique de Marseille où il a succédé au Sénégalais Pape Diouf (« Je ne serai pas un président à la Libanaise ou à l'Africaine ») ; mais curieusement, en pleins labeurs parlementaires de la loi Hadopi, les médias sont restés quasi-muets sur l’insulte tout aussi signifiante de Christophe Lameignère (Pdg de Sony Music France et président du SNEP, le Syndicat National de l’Édition Phonographique) aux opposants à ladite loi.



Rappelons que la vidéo ci-dessus n’a pas « piégé » l’apprenti rival de Brice de Nice, mais qu’elle a été prise avec une vraie caméra par une équipe bien visible de Public Sénat, chaîne qui n’a d’ailleurs diffusé la séquence qu’après qu’elle ait fait le tour du Net à partir du site du Monde. De son côté, grand donneur de leçons de l’industrie du disque, le président du SNEP a déclaré sans vergogne à propos des anti Hadopi : « Ces gens-là, ils auraient vendu du beurre aux allemands pendant la guerre ! ». Animée notamment par l’association Que Choisir, la « plateforme » Création Public et Internet » a immédiatement exigé des excuses, estimant qu’il a « fait le dérapage de trop en assimilant les opposants de la loi Hadopi à des “collabos” en puissance du régime nazi ». L’art et Lameignère, sinon l’âme hainière, en quelque sorte. À cent lieues d’un Auvergnat (1954) d’un autre humanisme qui nous enchantera toujours, grâce au père Georges. CQTC.


 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 08:22
Le duo inspiré de l’opéra pour enfants Pantin Pantine (1997) a encore frappé. Avec Cantate pour un cœur bleu, Allain Leprest et Romain Didier saluent la méditerranée en compagnie d’un orchestre à cordes, d’un chœur d’enfants, d’Enzo Enzo et Jean-Louis Trintignant. Résultat : une perle de la plus belle eau.

 

Créée en juin 2006, au Festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès (Maroc) à l’initiative de Gérard Authelain, ancien directeur du CFMI (Centre de Formation de Musiciens Intervenants) de Lyon, la cantate a été reprise en 2007 à Paris, dans l’enceinte du ministère de la Culture, lors de la Fête de la Musique. Devenue Cantate pour un cœur bleu, elle vient d’accoucher d’un album (le 17 août) sous la houlette artistique de Didier Pascalis (Tacet), producteur de Leprest. La fibre poétique de ce dernier (hormis Les mêmes d’Akhenaton et Salam Haleikoum de Chochana Boukhobza, il a signé tous les textes) et l’invention musicale de Romain Didier invitent à l’envol entre subtilité et esprit festif, chœur et instruments acoustiques à l’appui. La voix de source d’Enzo Enzo et le timbre si particulier du récitant Jean-Louis Trintignant parachèvent l’ensemble. Le morceau ci-dessous, On naît, nous sommes nous étions, nous plonge d’entrée dans le récit avec tout ce beau monde, après quelques confidences d’Allain et Romain. CQTC.

 

Allain Leprest, Romain Didier à DP, 29/06/2009 - 3'23

On naît, nous sommes, nous étions - 5'53


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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 10:25
Samedi 18 juillet en fin d’après-midi, Gilles Elbaz est décédé à l’hôpital de Lorient. Avec lui, disparaît l’un des chanteurs-poètes de la trempe des Jacques Bertin et autre Jean Vasca, un ami aussi, avec lequel, au début des années 80, j’ai partagé l’aventure du Centre Régional (Georges Brassens) de Nanterre, puis la création des ACP (Ateliers Chansons de Paris et d’Ile-de-France) initiés par Christian Dente. Christian, qui nous a quittés également un mois de juillet, le 10, il y a six ans déjà.


Gilles Elbaz - Question d'écriture - 2’22

J’ai rencontré Gilles alors que je débutais dans la chanson, en 1972 au festival Sigma (Bordeaux), où nous étions tous les deux programmés. Après avoir assisté à mon tour de chant, il m’a dit : « Je te parle, parce que dans tes chansons, il y a un souffle ! » J’ai mis longtemps à comprendre ce qu’il entendait par là, mais ça m’a marqué. Par la suite, nous nous sommes régulièrement croisés, nous avons sympathisé avec l’aventure du Centre de la Chanson et des ACP (devenus aujourd’hui ACP La Manufacture Chanson), mais c’est moi qui désormais l’ai souvent vu en spectacle. À l’inverse de la plupart des chanteurs-poètes, il s’y montrait drôle, vif, enjoué, et poly-sons, eût égard sans doute à ses différentes expériences musicales et au contenu « badin » de certaines chansons du répertoire qu’il reprenait.

Gilles Elbaz - Cuisine de nuit - 1’14

Des Quatre éléments (1970) à Ici (1996), il a sorti huit disques originaux (dont le très symbolique Les mots sont de la musique de 1976, qui vient d'être réédité en CD) et a largement participé à la formidable Anthologie de la Chanson Française (1995-1996) dirigée par Marc Robine. On trouvera dans cet article trois extraits d’un entretien que nous avions eu en octobre 1993 (je ne sais plus pourquoi, l’article n’est paru qu’à l’été 97, dans Chorus n° 20) et justement Ici, allusion à cette terre lorientaise où il venait de s’installer, avant d’y créer une école de la chanson, toujours bien vivante. CQTC.

Gilles Elbaz - Artiste pédagogue et Rendez-vous - 3’02

Gilles Elbaz chante "Ici" - 3’01


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 15:41
« Le jour du 14 juillet / Je reste dans mon lit douillet / La musique qui marche au pas / Cela ne me regarde pas » chantait Brassens (La Mauvaise Réputation) dès son premier 78 tours de 1952. Et il a bien raison aujourd’hui encore. Idéaux piétinés, pollution maximale des airs (salut Chedid !) et des esprits (salut Monsieur Roux !), la Sarko récup turbine…


Généralement, pour les Français, la fête nationale commémore la prise de la Bastille. 1789. En réalité, depuis 1880 qu’elle existe, c’est d’abord à la « moins violente » Fête de la Fédération (convergence à Paris des « fédérations » régionales de gardes nationaux) du 14 juillet 1790 qu’elle se réfère. D’où le défilé militaire, à cent lieues de l’esprit révolutionnaire initial. Cette année, quand on sait que 51 avions, une trentaine d’hélicoptères et près de 300 véhicules terrestres auront parfumé l’atmosphère [cf. Le Canard Enchaîné du 8/07/09], on se dit que l’écologie dont not’ bon Président se gargarise désormais reste la dernière roue du char Leclerc national.


Bref, tout cela se révèle très bidon, Bidon de gas-oil, précisait déjà Louis Chedid dans l’album Répondez-moi de 1997 (« Plus on en consomme / Plus ça nous consume / À croire que les hommes / C’est plus con qu’la lune… ») ; à moins que cette culture médiatisée du marcher au pas ne contribue in fine au Vote utile, comme le suggère l’insolent salutaire Monsieur Roux dans son récent CD, Un été caniculaire. CQTC.





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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 11:53
Mardi 23 juin au matin, Frédéric Mitterand a annoncé précipitamment sa nomination ministérielle. Discourtois mais pas fou : le lendemain, c’était l’ouverture des soldes ! Cela mérite bien deux petites vidéos chansonnières d’accueil avec les Frères Jacques et France Gall.

Sans préjuger de ce que fera en matière de Culture le « neveu », friand de têtes couronnées et de papiers bavards, mais aussi d’encanaillements branchouilles, offrons-lui ce Fredo de quarante ans d’âge signé Bernard Dimey (musique Hubert Degex) et interprété par les inimitables Frères Jacques.


Le reje(Ton)ton de la bande FM ayant expliqué que sa trop bonne éducation ne lui avait pas permis d’éluder les questions des journalistes présent à Rome, il m’a semblé éloquent de lui dédier cette petite perfidie (également de 1969) de la toute jeune France Gall. Une facétie du tandem Franck Gérald/Hubert Giraud, déjà diffusée l'an dernier sur ce blog en « hommage » aux Balkany. CQTC.



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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 11:53
Et un Chorus d’été de plus ! Avec une jeune génération bien vivante, mais aussi quelques figures de ceux qui nous ont quittés, à commencer par l’ami Claude de Toulouse dont on fête l’année.

Page 3, signée Francis Vernhet, une très belle photo d’Allain Leprest retrouvé, régénéré, ouvre symboliquement ce cru de Chorus. Dans son édito de Souche (C’était menti), Fred Hidalgo rappelle que « Rien ne se bâtit durablement sur la frime et l’éphémère » et que « Si le fond et la forme sont souvent liés, jamais la forme ne doit primer sur le fond. » C’est ce que démontre à nouveau ce numéro diversifié au possible, avec en ouverture un « gros plan » de 18 pages sur Olivia Ruiz, rayonnante Femme de racines ; des dossiers originaux de même ampleur saluent opportunément Alain Bashung et Claude Nougaro, plus que jamais présents dans la chanson en marche ; à quelques pages d’intervalle se croisent précisément deux potes de cette relève, Alexis HK pour son nouvel album Les Affranchis et Renan Luce « en studio » pour son futur Clan des miros ; la rubrique Sans frontières évoque quelques Voix de femmes, voies du Sud, notamment Angélique Ionatos et Christina Branco ; outre une enquête fouillée sur l’évolution du « métier » (La scène, après le disque ?), Marc Thonon (du label Atmosphériques) et Jean-Michel Boris livrent de pertinentes réflexions… À cela s’ajoutent évidemment de multiples portraits d’artistes à découvrir (La chanson du dimanche, Adèle, Claire Lise, Yvan Cujious, Felipecha…), un cahier spécial sur La chanson en Pays de la Loire, des chroniques de festivals, de disques, de livres et une foule d’infos francophones tous azimuts.

Bref, un Chorus qui invite à s’abonner (à l’abonneur !) comme le suggère inlassablement chaque trimestre la voix d’Aznavour. CQTC.



 
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:07
Enfin, des promesses de not’ bon Président qui commencent à être tenues ! Après nous avoir caressé le trouillomètre sociétal en suggérant de détecter les futurs délinquants en maternelle, voire en crèche, sûr qu’il a donné des zèles aux flics de base qui viennent de conduire au poste de dangereux criminels scolaires de six et huit ans ! Décidément Prévert reste prémonitoire… et l’indignation garde toute sa force, par la voix du tandem Guidoni/Juliette comme par celle de Marianne Oswald.


En 1934, à Belle-Île-en-Mer, Jacques Prévert fut révolté en apprenant qu’une trentaine d’enfants évadés d’une « maison de redressement » pour échapper aux mauvais traitements qu’ils y subissaient (hygiène et nourriture comprises) avaient été repris grâce aux vacanciers, avant d’être sévèrement punis et battus. Il écrivit alors cette terrible Chasse à l’enfant dont Joseph Kosma composa la musique et que Marianne Oswald enregistra en 1936 (le texte fut publié dix ans plus tard dans Paroles). En voici d’abord la version audio récente, extraite du dernier album de Jean Guidoni (sorti l’an dernier chez Édito Musiques) Étranges étrangers, entièrement consacré à Prévert, et une vidéo historique de sa créatrice mythique, aujourd’hui bien trop oubliée. CQTC.





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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 22:00
Mauvais gag à TF1 dont le responsable web a été viré pour avoir courriélisé ses désaccords avec la loi Hadopi à Françoise de Panafieu (sa députée), laquelle a transmis au cabinet de la culturette Albanel la patate chaude, qu’un sous-fifre zélé s’est empressé d’expédier au directeur des affaires juridiques de la chaîne en béton. Illustration chansonnière avec Lapointe et Brassens…

Cela ne s’invente pas, mais la victime s’appelle Bourreau (Jérôme de son petit nom) et sa démarche sentimentale suggère of course ce joli délire de 1970 signé Boby Lapointe.


Autre ironie du sort, le dénonciateur bouygophilistin porte un nom de poète (Tardieu) et le Corne d’aurochs du Georges Brassens de 1952 lui semble assez indiqué quoique finalement pas très méchant. CQTC.




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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 09:18
Qu’elle soit porcine, mexicaine ou A (comme le livret, lui-même bien malade), la grippe a été fort utile comme anesthésiant médiatique inopiné en ce mois de mai revendicatif tous azimuts dans la Sarkozye. Après le pis dément de la vache d’hier, l’avenir nous dira si la pandémie franco d’import subodorée n’aurait pas accouché d’un bach(el)otage excessif. Cela m’a suggéré deux cochonneries chansonnières et un bonus exotique.


En 1995, dans son album Chante aux Halles, Juliette reprenait un titre explicite, Tout est bon dans l’cochon, enregistré quelques années auparavant à Toulouse avec des amis (Bernard Joyet, Bruno Ruiz…) qui avaient prêté leur plume à un disque  collectif : Un porc exporc.




En 2005, tonalité un brin surréaliste à la clé, l’insaisissable Dick Annegarn glissait 3 petits cochons dans Plouc. Et la guerre avec (l'extrait dure 30", vous pourrez écouter l'intégralité en cliquant sur Pop Up, en bas à droite).


  
Enfin en 1962, le « fantaisiste » Marcel Amont servait à merveille un texte de Jacques Plante mis en musique par Charles Aznavour : Le Mexicain. CQTC.


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