Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
  • Contact

Profil

  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

Recherche

28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 12:10

C’est un hommage magnifique, un album-florilège où, d’emblée, il pleut des cordes sur la mer, sur l’homme de la Manche cousin du Grand Jacques. Treize merveilles à la douzaine d’Allain, sous la houlette symphonique de son pote Romain Didier et de l’Ensemble Orchestral des Hauts de Seine dirigé par Laurent Brack, dans une production très classe tout risque de Didier Pascalis (Tacet / L’Autre Distribution, le 5 décembre).

 

Leprest-Symphonique-CD.jpg

 

Déjà, l'EPK ( la bande-annonce vidéo) de Jean-Manuel Vignau bouleverse...

 

Ceux qui connaissent Allain Leprest ont de la chance, mais les autres en ont bien davantage encore de le découvrir ainsi en pleine musique, en pleine émotion, entre Il pleut sur la mer, Donne-moi de mes nouvelles, Nu, La Gitane, C’est peut-être, Martainville et Une valse pour rien, point d’orgue frangin-frangin où Romain Didier le rejoint, au bout d’une création qui n’a pas fini de le marquer.

 

RomainDidier-5.jpg

 

Romain Didier avec DP (23/11/2011) - 2’02
 

Ce CD soigné, de l’enregistrement d’orchestre au référentiel Studio Davout jusqu’au livret comportant les textes, est un projet commun d’Allain Leprest et de Didier Pascalis son producteur. En juillet, le chanteur a enregistré sa voix sur sept titres et il devait revenir en studio courant septembre pour que le disque sorte juste avant Noël. Après son décès, c’est seulement vers la mi-octobre que la liaison a pu s’opérer avec l’orchestre symphonique et que six amis d’Allain l’ont remplacé au pied levé : Jehan (Le Temps de finir la bouteille), Kent (C’est peut-être), Daniel Lavoie (D’Osaka à Tokyo), Enzo Enzo (Arrose les fleurs), Sanseverino (SDF) et Christophe (Où vont les chevaux quand ils dorment). Ce dernier avait sympathisé avec Allain en 2009 lorsqu’ils avaient été tous deux distingués par l’Académie Charles Cros ; il aurait dû participer au second album Chez Leprest et il a donné son accord sans hésiter. En ouverture du livret, Didier Pascalis a écrit un joli petit mot à son « Poète », et je tiens à préciser que si Leprest occupe une place particulière dans ce blog depuis sa création, c’est – bien sûr – parce qu’il est à mes yeux l’un des plus grands artistes que la chanson française ait connus, mais aussi parce que je n’ai jamais rencontré en la matière un producteur de cette trempe (musicien de surcroît), même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui…

 

Pascalis-5.jpg 

 
Didier Pascalis avec DP (23/11/2011) - 4’27
 
 

En guise de bonus, voici quelques confidences maritimes de l’ami Allain, recueillies en juillet 2002, en vue du dossier paru à l’automne dans le n°41 du trimestriel Chorus. CQTC.

 

Leprest-5.jpg

Photo Claudie Pantchenko

 

Allain Leprest avec DP (08/07/2002) – Homme de la Manche - 4’07
 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:23

Résumons. Le bon Père Georges a cassé sa pipe il y a trente ans, son Hécatombe a suscité cette année diverses interventions flicardes de Cherbourg à Toulouse et de Marseille à Paris, et la Première dame de France (qui jadis reprit Fernande) vient d’accoucher d’une petite Giulia. La pauvrette n’y est pour rien, mais autant l’informer tout de suite par Brassens interposé de la véritable personnalité de ses géniteurs et de l’avenir qu’ils lui promettent. Place d’abord, of course, à La Femme de Sarko

 

 

Cette parodie est signée David Lemelin du collectif québécois Prenez garde aux chiens, qui revendique un « humour mordant » sur l’actualité, la politique, la société, l’environnement. Pour revenir à la fille du couple présidentiel, des mauvais plaisants lui aurait bien dédié Ma p’tite Julia, mais ce serait d’autant plus une vacherie que son auteur se complaît ces dernières années dans une ambiguïté certaine à l’égard de Brassens. En revanche, celui-ci a mis en musique un texte de Jean Richepin, Les philistins (30 cm n°4, 1957) qui synthétise à merveille le bling-bling mental même ripoliné de Sarko Premier et de sa brunette, pour laquelle à 18 ans « l'homme idéal » était un « homme de pouvoir ». CQTC.
 

 

Chat-Bonus

Rencontre chez Patachou, 88 ans alors, en vue d’un dossier spécial Brassens de Chorus (n° 57, automne 2006). Confidence rare de la dame, qui dans un premier temps ne voulait pas parler de Brassens, qu'elle fit débuter dans son cabaret en mars 1952 ; alors que l’entretien semble terminé, l’arrivée impromtue d’un chat bavard confirme l’hypothèse sentimentale ici et là évoquée. Écoutez bien, au début, Pat s’est un peu éloignée du micro : « Ça a été très charmant. Il y a eu les chansons… »

 

Patachou-Brassens.jpg

 

Patachou avec DP (18/07/2006) – 2’43
 
Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 09:05

Outre l’incontestable exercice de démocratie qu’a suscité cette initiative, nous sommes quelques mal-élevés à penser que son grand mérite est de nous avoir offert un bonheur immédiat, effectivement « primaire » : celui de voir la « gueule », dépitée, des responsables de la majorité, à l’image de Copé à la télé, littéralement téléscopé. Après, il reste à espérer que le PS ne ressemble plus à cette Merveilleuse gauche française que chantait Guy Bontempelli, il y a plus de quarante ans.


Guy Bontempelli – Merveilleuse gauche française - 3'13

Sur le fond, on peut encore s’interroger puisque celui qui semblait « le plus à gauche » a voté explicitement pour « l’impétrant » qui l’était le moins, tout en ne donnant pas de consignes officielles ! Nous les mal-élevés, on appelle ça une tartufferie petite montebourgeoise, qui invite à observer comment les parts de fromage seront distribuées le moment venu.

hollande-flou.jpg

Un succès flou !

Quitte à aggraver notre cas ou suggérer que PS signifie d’abord « pour sourire », nous nous permettons de faire phonétiquement remarquer qu’entre Aubry et Hollande, nous n’avions même pas le choix entre fromage et dessert mais entre fromage et fromage. Gamins, nous appelions le Hollande « croûte rouge », ce qui suggère que l’intérieur ne l’est pas et n’incite guère les citoyens de gauche à relever le front. Tant pis ! comme diraient ces diables (bien rouges, eux) de Wriggles. CQTC.

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 15:58

Belge du Gard garanti nature, symbole du festival Chansons de Parole de Barjac, Jofroi jongle depuis près de quarante ans entre refrains et couplets pour petits et grands. Plus humaniste que jamais, c’est vers ces derniers qu’il s’oriente aujourd’hui avec Cabiac sur terre, un clin d’œil poétique formidable au village qui l’a accueilli (en concert, le lundi 17 octobre à l’Européen, 75017 Paris – tél. 01 43 87 97 13).

 

 

En 2009 et 2010, Jofroi sortait deux albums réunissant ses « plus belles chansons pour les petits » après avoir conçu un superbe conte musical à l’intention des « 6 à 96 ans », Bienvenue sur la terre, dans le droit sillage optimiste du généticien Albert Jacquard qui préfère les « pourquoi pas ? » aux « à quoi bon ». Au tournant du siècle, après quinze années sans nouveautés adultes, Jofroi avait frappé fort avec En l’an deux mille l’humanité, titre à l’image de sa voix grave et chaleureuse, et il remettait le couvert en 2004 à travers douze nouvelles chansons dont l’éloquente Marcher sur un fil : « On est bien fragiles / J’me désespère point / Mais j’me fais d’la bile / Bonjour les humains ». Heureusement, pour l’équilibre nécessaire couraient ici et là l’humour, l’amour et La Poésie.

 


Jofroi – La Poésie

 

Avec Cabiac sur terre, présenté fin juillet au « énième » Chansons de Parole de Barjac (commune voisine du Gard) alors même qu’Anne Sylvestre succédait à Jean Ferrat comme marraine plébiscitée du festival, Jofroi trouve sa Montagne et offre un nouvel album plein, à l’écoute toujours des frémissements du monde, de ses rêves et de ses espoirs, de ses gâchis et de ses douleurs recommencés, comme le déplore ce Dire qu’on a marché sur la lune.

 

cd-Jofroi-2011.jpg

 

 

Dans ce disque, il est aussi question de bonheur simple comme La Pâte à gaufres (mais est-ce si simple ?), d’inlassables Variations sur le verbe donner, d’une Prière iconoclaste cousine du Je ne te salue pas d’Allain Leprest, de douloureuses Frontières, de reprises ou de collaborations labellisées Félix Leclerc, François Béranger et Jean-Pierre Chabrol. Bref, du pur Jofroi AOC, fort en bouche, raconteur de vie(s) - il en parle très bien ci- dessous -, grain de voix au diapason, avec une fois encore l’efficacité complice de la musicienne et arrangeuse Line Adam. CQTC.

 

 
Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 15:35

À quelques jours du 30e anniversaire de la mort de Georges Brassens (le 29 octobre), le Trio JOB nous offre un disque aux petits oignons. Simplement classe. Un toucher sensible et pas triste de redécouverte poético-chansonnière à trois, une balade contagieuse dans l’œuvre du Sétois, sans tape-à-l’œil ni frime d’aucune sorte. Sourcière. Toute en finesse. Évidente.

 

CD-Trio-Job-h8.jpg

Julie Rousseau, Olivier Andrys et Ruben (Ben) se sont rencontrés il y a une bonne douzaine d’années aux Ateliers Chanson de Paris (les ACP), initiés par le chanteur-comédien Christian Dente. En parallèle à leur parcours personnel, les deux premiers ont fait partie du collectif « polyinstruvocal » La Tangente, le troisième larron créant son propre groupe, Ruben & Co. En 2003, lors du festival Paris chante Brassens, ils se retrouvent et fondent le Trio Job, allusion maligne à une figure évangélique du dénuement et de la droiture chers à l’ami Jo (surnom familier du chanteur) et coïncidence troublante avec les initiales de leurs trois prénoms. D’abord et souvent en « cabaret acoustique », jamais aussi heureux qu’au milieu du public, le Trio JOB se plaît à reprendre des chansons moins connues, telles La Princesse et le croque-note, Trompe-la-mort ou La Fessée et Chansonnette à celle qui reste pucelle (musique de Jean Bertola) qui figurent sur l’album.

 

Trio JOB – La Fessée - 4’

 

Trio JOB – Chansonnette à celle qui reste pucelle - 2’48

 

Outre La Complainte des filles de joie, le seul titre à grand succès de l’album en question, on retrouve encore avec bonheur Philistins (texte de Jean Richepin), Je suis un voyou, Le Père Noël et la petite fille, Le Bistrot, Les Passantes (texte d'Antoine Pol), Bécassine, Pénélope, Le Roi boiteux (texte de Gustave Nadaud)... et un sympathique bonus qui vaut déjà le détour… Le tout avec l’esprit du Trio JOB que Julie (la moustache virtuelle), Olivier (la pipe) et Ben (la guitare) précisent en images ci-dessous. CQTC.



Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 08:34

 Hier, dimanche 11 septembre, les média (service public en tête) ont réservé une place omniprésente au 10e anniversaire des attentats de New York. Sans nier une seconde le caractère tragique de l'événement (déjà, ses milliers de morts et de blessés) et son impact international, force est de constater que plus encore que les années passées, l’éclairage extrême de cette tragédie de 2001 tend à occulter – notamment aux yeux des jeunes générations - celle du 11 septembre 1973, au Chili.

 

LaMoneda-ToursJumelles.jpgDu Palais de la Moneda aux Tours jumelles

Comme s’il y avait deux poids - deux mesures, des victimes plus respectables, plus humaines que d’autres, et une mémoire sélective capable d’oublier que dans les deux cas - de Ben Laden à Pinochet - les services secrets américains ont largement été à l’ouvrage dès l’origine. « Oussama ben Laden est un pur produit des services américains », rappelait ainsi en 1999 Richard Labévière dans Les dollars de la terreur - Les Etats-Unis et les islamistes (Editions Grasset), rappel repris dans un article de la Tribune de Genève du 2 septembre dernier.

TdG-130901.jpg

C’était aussi la première fois, nous répète-t-on, que les Américains étaient frappés sur leur sol ; il est vrai qu’ils avaient plutôt l’habitude de porter le fer et le feu ailleurs, comme le rappelle Chante une femme (1968, paroles de Martine Merri) du trop méconnu Jean Arnulf disparu en mars 2007.

 

 

À propos du coup d’État au Chili, l’écrivain Gabriel García Márquez a écrit un texte dense dont voici trois courts extraits explicites (traduction de l'espagnol : Gil B. Lahout, pour RISAL, copyleft, mai 2003 – Texte complet ici) : « Nous sommes à la fin 1969. Trois généraux du Pentagone reçoivent à dîner quatre militaires chiliens dans une villa de la banlieue de Washington […] Au dessert, un des généraux du Pentagone demande ce que ferait l'Armée chilienne si le candidat de la gauche, Salvador Allende, gagnait les élections. Le général Toro Mazote répond alors : « Nous prendrons le Palais de la Monnaie en une demi-heure, même s'il nous faut l'incendier !

GarciaMarquez.jpg[…] Ce dîner historique fut en fait le premier contact du Pentagone avec des officiers des quatre armes des forces armées chiliennes. Lors des réunions qui suivirent, tant à Washington qu'à Santiago, l'accord final fut scellé : les militaires chiliens plus proches de l'âme et des intérêts des États-Unis prendraient le pouvoir si l'Unité populaire venait à gagner les élections. Cette opération fut planifiée de sang froid, telle une simple manœuvre de guerre, sans tenir compte des conditions réelles du Chili.

[…] Il ne restera au Chili aucune trace des conditions politiques et sociales qui ont rendu possible l'Unité populaire. Quatre mois après le putsch, le bilan était atroce : près de 20 000 personnes assassinées, 30 000 prisonniers politiques soumis à de sauvages tortures, 25 000 étudiants expulsés et plus de 200 000 ouvriers licenciés. Mais le plus dur n'était pas encore arrivé. »

Histoire de terminer quand même par une chanson, sans concession ni polémique autour de la mémoire, qu’imaginer de mieux que ce joyau d’humanité et de poésie signé Léo Ferré que je me suis permis de détourner pour donner un titre à cette chronique ? CQTC. 

 


Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 19:23

L’ami Leprest, l’homme de Lestre, l’homme de plume, a pris son ultime envol dans le (v)sillage ardéchois de son grand prédécesseur Ferrat.

 

Leprest-anniv-0610.jpg

Anniversaire, place Ménilmontant, juin 2010
(photo : Claudie Pantchenko)

 

Comme lui, il laisse pantois pantoises tous ceux et toutes celles qu’il a tant émus, enthousiasmés, transportés, bercés, aidés à vivre et à rêver ; comme Jean, il laisse surtout ses chansons, ses mots, son verbe de rocaille tendre à nul autre pareil, son humanité, à laquelle il faut croire et croire toujours. Comme y avait cru instantanément Claude Nougaro dans cette même commune d’Antraigues.

 

Claude Nougaro avec D.P. – juillet 2002 - 1’18

 

« Ne chantez pas la mort, c'est un sujet morbide […] Les gens du show-business vous prédiront le bide » a rappelé Léo Ferré sur des paroles de Jean-Roger Caussimon. Allain, bien sûr, ne s’en est pas privé, et la « prédiction » s’est vérifiée, le showbiz et les médias ont ignoré le « ringard », le « trop discret » selon une formule hypocrite balancée à la hâte. Aujourd’hui qu’il s’agit de la sienne (de mort), ils rappliquent, racolage à la clé, Gala et cie en tête. Heureusement, quelques beaux articles existent, tels celui d’Isabelle Jouve le 17 août dans La Marseillaise , où elle écrit : « C’est juste d’une grande tristesse dont nous voulons témoigner. De la perte d’un ami. Les détails de sa mort, raison, circonstance, autopsie, enquête… nous les avons, nous les gardons. D’autres s’en régaleront. Nous voulons retenir de lui ce regard malicieux et tellement lucide, son goût de la plaisanterie, son engagement (militant communiste depuis la JC, aujourd’hui vétéran du parti) et surtout ce qu’il donnait, à tous et sans compter, dès qu’il montait sur scène, c’était là le meilleur de lui-même. » (À lire aussi Valérie Lehoux, de  Télérama). Bref, écoutez Leprest, chantez Leprest, savourez Leprest malgré et avec Le Chagrin... cette merveille trop méconnue de l’album Donne-moi de mes nouvelles (2005) qui marqua la rencontre décisive avec le producteur de Tacet, Didier Pascalis.

 

 

Et si le cœur vous en dit, vous trouverez sur mon site,  Même l’hiver, une chanson que m’avait inspiré Allain il y a une bonne douzaine d’années, enregistrée ensuite par Francesca Solleville sur son album Grand frère, petit frère de mars 2000. CQTC.

 

Bonus : quand Allain Leprest se souvient de ses premiers pas d'auteur et de la place particulière que prenait à ses yeux Jean Ferrat parmi les chanteurs.
 

Allain Leprest avec D.P. – avril 2010 - 2’49
 
Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:00

Émotion. Par vagues légères et obsédantes, Lola Lafon et ses musiciens s’insinuent. Et débordent. La voix suggère en douceur une constante « déclaration d’indescendance », une poésie concise du réel, une flamme de révolte salvatrice en Sarkozye ordinaire, comme le fut dans la défunte URSS celle d’un Boulat Okoudjava ou d’un Vladimir Vissotski. Élevée entre Sofia, Bucarest et Paris, Lola Lafon parle plusieurs langues et vient de sortir – excusez du peu - son troisième roman et son deuxième album.

 

LolaLafon-livre3etCD2-copie-1.jpg

 

Après Une fièvre impossible à négocier (2003) et De ça je me console (2007), Lola Lafon (site ici) a publié en mars chez le même éditeur (Flammarion) Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce, dense récit à l’écriture elle aussi poétique, très personnelle (jusqu’à la ponctuation), articulé autour de la vie de trois femmes et où il est question de danse classique, de viol, de pouvoir s’enfuir, d’avoir toujours le choix de dire non et de « Qu’est-ce qu’on fait là ? Qu’est-ce que je fais là ? » dans un pays « grignoté de violences répressives après une Élection ». Les passerelles sont multiples entre le CD Une vie de voleuse (Le Chant du Monde - Titre inspiré par Lou Andreas-Salomé : « Si tu veux avoir une vie, vole-là ! ») et le roman dont l’histoire a « peut-être commencé dans l’album, confie Lola, au moment de l’écriture de la troisième chanson, Voyager légère ». Une petite merveille que voici, enregistrée lors de l’émission Ce soir ou jamais (2 mai 2011) sur FR3.

 

 

Si elle a d’abord pratiqué la danse classique, la jeune femme a composé des chansons dès 2001 et sorti un premier album en 2006 avec son groupe (Lola Lafon & Leva – Grandir à l’envers de rien), le terme de « folk balkanique » qualifiant dès lors dans la presse leurs concerts-lectures, naturellement agrémentés d’extraits des romans de Lola. Touché par l’univers de celle-ci, Dominique A lui a écrit  L’Abandon pour son nouvel opus, titre parfaitement intégré dans la « folk-pop européenne » conçue avec ses trois musiciens principaux : le belge Olivier Lambert (guitare et samples), le serbe Ivica Bogdanic (accordéon) et le français Julien Rieu de Pey (basse). Rencontre E4Z (Entre 4 Z’yeux + 2) avec une « féministe » pour laquelle l’avenir se dessine surtout « aux prochaines minutes », mais qui croit « à ce qu’on partage », « à l’huile jetée sur le feu / Au temps gagné à le perdre à deux ».

 

 

À zyeuter encore, pour la bonne bouche, le clip de la chanson éponyme, Une vie de voleuse, qui témoigne du décalage créatif permanent revendiqué avec le réel - néanmoins omniprésent - de « nos odyssées déglinguées, nos désirs défroissés ». CQTC

 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:56

Samedi après-midi, quatre heures durant, la télé publique s’est mise au service d’une principauté monnaiegasque à la com. Sainte Marie D. et son onctuosité le révérend Stéphane B. ont servi l’office et porté le coup de Grace à l’info pour tartiner sur le mariage religieux d’Albert et Charlène, en présence des plus Glands de ce monde. Une opé, un divertissement à plus de 4 millions d’euros pour faire pleurer toutes les Margot que nous sommes peu ou prou, comme le reconnaissait le véritable Prince de Monaco ad vitam aeternam : Léo Ferré.

 

Léo Ferré (avec DP – 1987) – La télé, ce flic - 30"
 

Ferre-25cm53.jpg

 

Ferré bouclait l’enregistrement de son tout premier 25 cm de novembre 1953 par L’Esprit de famille. Rien à voir semble-t-il avec celui des nouveaux époux, encore que la fastueuse cérémonie de samedi ne saurait faire oublier les fondamentaux du « Rocher » : paradis fiscal, secrets bancaires et autres, dans un « lieu de convergences d’affaires politico-criminelles financières » (cf. Libération.fr, 01/07).

 

 

Nous sommes quelques un(e)s à trouver d'un autre esprit, infiniment plus populaire au vrai sens du terme, celui de Georges Brassens et de sa Marche nuptiale (1957) qu’on ne se lasse pas d’écouter. 

 

 

L’intéressé optera neuf ans plus tard pour une tout aussi inoubliable Non-demande en mariage, que voici en public. CQTC.

 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 15:46

Jusqu’à présent, en politique, les principaux membres des partis s’ingéniaient surtout à jouer des coudes. Avec le fondant Hollande, le Parti Socialiste place sa campagne présidentielle au niveau du genou et papy Rocard en rajoute une Martine. C’est le Thomas Fersen qui doit se marrer, avec la chanson prémonitoire de son très dense album 4 de 1999…

 

Fersen-4.jpg

« Mon rôle, c’est de convaincre Madame Dugenou ! » a déclaré l’ancienne cheville ouvrière en chef du PS, sans penser que la dame ainsi nommée allait recevoir des coups de fil à tour de bras. Quant au rancunier Michel Rocard, « déçu du sarkozysme » malgré  sa distinction de « Grand ambassadeur de France auprès des pingouins, des morses et des Inuits », il confie froidement pencher pour Martine Aubry : « Je l’ai fait sauter sur mes genoux ! » (Le Canard Enchaîné, 15/06). Après tout, le leader de la vieille SFIO de 1946 à 1969 ne se nommait-il pas Guy Mollet ? Le niveau s’élève, camarades ! N’est-ce pas, Thomas ? CQTC.

 

Hollande-Rocard.jpg

 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article