Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
  • Contact

Profil

  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

Recherche

1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:50

Au printemps 2009, Clarika sortait son cinquième album, Moi en mieux, arrangé et réalisé en amitié créative par Jean-Jacques Nyssen et Florent Marchet. Entre Bien mérité, Lâche-moi, Rien de tel ou L’Ennui, la chanteuse y confirmait son originalité d’écriture avant d’emballer le public francophone de quelque 130 concerts, essentiellement dans l’hexagone. Depuis, elle propose aussi une Balade littéraire en chansons, à l’affiche dès le samedi 4 juin au festival TaParole de Montreuil*.

 

Clarika-AfficheBibli.jpeg

 

Artiste dont la scène constitue « un aboutissement », Clarika aborde plus difficilement l’exercice solitaire des périodes de « pause-écriture » et ces lectures-concerts permettent de garder le contact avec ledit public, de ménager une transition scénique.
 

Partie 1 - Correspondances clarikiennes - 2’03
 

À travers différents extraits, ce sont des romancières que « l’auteuse » (ainsi les nomme-t-elle) de De fille à femme a choisies.

 

Clarika-livres.gif

Partie 2 – Femmes de plume au programme - 1’57
 

Pour autant, il s’agit d’un spectacle musical conçu avec un guitariste (actuellement Yann Lambotte) et différentes dates sont d’ores et déjà programmées.

 

Clarika-3.jpg

Partie 3 – Paroles et musique - 2’18
 

 

* Le festival se déroule du 2 au 5 juin, avec notamment : Weeper Circus, Agnès Bihl (+ invités), L, Jean Vasca, Face à la Mer, Michèle Bernard, Les Elles, La Caravane passe… (À La Parole Errante, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil-sous-bois - info@festivaltaparole.org, tél. 01 48 40 56 53).

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:03

Mauvais polar, sortie de route à la Buñuel… Que depuis hier matin les médias se repaissent de l’inculpation de DSK, entre Du Sensationnel Kafkaïen, Dieu Soudain Kapout et De Singulières Kasseroles, rien de plus logique dans un système où la course au scoop, à la com et à l’image-choc écrasent tout, à commencer par le journalisme et l’intangible principe hexagonal de présomption d’innocence. Je trouve pour ma part beaucoup plus triste la surenchère spéculative des « amis » de nos Facebook, réflexions dérisoires dignes du café du commerce, voire du « lycée Papillon ». L’occasion, au moins, d’écouter cette chanson de Georgius (1936, musique de Juel)…

AulyceePapillon.png

 

Certes, « on ne prête qu’aux riches » (et il l’est, le gaillard), mais laissons un minimum de temps à l’enquête pour établir les faits ; en ce qui concerne l’avenir des Français, l’élection présidentielle, c’est une autre paire de manches. Nous sommes quelques un(e)s à penser qu’entre un DSK et « le peuple », il y a toujours eu un hiatus, un fossé fondamental, un monde. Ou plutôt deux. Son éjection vraissemblable de la campagne, quelle importance ? C’est le fond qui compte d’abord, pas le candidat. Vous trouvez cela utopique ? Vous avez raison, mais l’utopie n’est-elle pas nécessaire si l’on veut vraiment changer la vie, même si l’on a par instant tendance à baisser les bras. Intègre insoupçonnable, lui, plébiscité post mortem par une incroyable émotion populaire, Jean Ferrat le rappelle ici à travers Aragon, l’espace magnifique d’Un jour, un jour. CQTC.
 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:21

My God ! Il y a des jours où l’on se demande si l’on vit encore en République, tellement on nous colle manu-maximédia le nez à la vitrine couronnée de la perfide Albion. Devant cette extase (extasy ?) caractérisée transformant le service public radio-télé en sous VRP neuneu de la monarchie (un mot qui, dans l’oreille, finit mal), restons vulgaire et notons qu’en pleine période d’austérité, la robe de la mariée aurait coûté 290 000 euros, les fleurs à peu près le double, l’ensemble de la royale sauterie quelque 12 millions (1). Elle est peut-être « délicate, Kate », comme nous le suggère Yvan Dautin, mais Jean-Roger Caussimon et Léo Ferré ont raison de rappeler (ici, par les voix de Catherine Ringer et Bernard Lavilliers) que Monsieur William manque vraiment de tenue.

 

 

Si l’on en croit Jean-Claude Narcy (sic) de TF1, dans Paris Match (joli doublé) : « Les mariages royaux, c’est une parenthèse de bonheur partagée » (Le Canard Enchaîné, 20/04). Jacques Faizant, dessinateur pourtant au Figaro, voyait décidément les choses d’une tout autre façon dans ce texte de Légende qu’il a signé et confié en 1964 à l'irrévérente chanteuse-comédienne Monique Tarbès. Belle acidité. Ça fait du bien.

 
Monique Tarbès - La Légende - 2’25
 

Par légitime défense, lorsqu’on entend que France Info fait appel à un « expert » du magazine mondain Point de vue, on pense à cette chanson poignante du même nom, créée en 1963 par Jean Arnulf et reprise ensuite de façon superbe par Christine Sèvres, la première femme de Jean Ferrat. Coïncidence troublante, le début du texte (écrit par Martine Merri) prend d’étranges résonances avec les luttes populaires en cours de l’autre côté de la méditerranée.

 

 

Enfin, à peine en a-t-on terminé avec ce type de niaiserie d'arrière-(Zi)trône qu’on nous sort du frigo le défunt Jean (pi)Paul II pour le béatifier. Après la monarchie, l’Église ; après le pudding royal, la tarte opium... et le jour de la Fête du Travail ! Heureusement, les amis de Chanson Plus Bifluorée veillent, pastiche à la clé, avec leur Jésus viendra pour les vacances, de leur album nécessaire Pour de vrai, pour de rire de 2001. CQTC.
 

 

 

(1) Chiffres cités par L’Express / L’Expansion.

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 15:28

Rimbaud, Les Ogres, même musique : « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ! » Dix-sept ans d’existence, trois DVD et douze albums (sept en studio, trois live, deux « pour enfants ») vendus à plus d’un demi-million d’exemplaires dans l’inintérêt/incompétence des grands médias... Alice, Mathilde, Fred et Sam ont repris la route le 12 mars pour quatre-vingts escales dont deux parisiennes, à l’Olympia, les 5 et 6 décembre.

 

cdOgres2011.jpg

Quatre ans après Du simple au néant et le formidable spectacle « assis » qui l’avait accompagné, Comment je suis devenu voyageur offre seize nouveaux titres toujours empreints de rencontres, d’échanges et de fraternité, à commencer par la chanson éponyme dont Fred raconte (notamment) la genèse dans l’entretien qui suit, enregistré le 23 mars, la veille du concert des Ogres à La Défense, dans le cadre du festival Chorus (!) des Hauts-de-Seine.

 

 

 

Colporteurs d’histoires, portraitistes du quotidien présent d’ici et d’ailleurs, les Ogres mêlent pleins et déliés, instruments et rythmes les plus divers, pour nous entraîner cœur dessus, bras dessous avec leurs personnages cabossés par la vie : Marcelle de Sarcelles, Graine de brigand de la jungle moderne, la fiancée malgré elle de Cœur arrangé ou cette Petite fleur du bitume, sur une musique du chanteur berbère Akli D. La voici, avant une première bande-annonce de ce nouveau cru des Ogres.

 

 


 

Reprenant une partie du spectacle de 2003 interrompu par la grève des intermittents, cette création scénique conjugue espaces d’impros et machinerie impressionnante. Alternant anciennes et nouvelles chansons (dont l’antibourgeoise amusée Elle fait du zèle, sous-titrée Pauvre France), elle s’autorisera sans aucun doute des allusions enflammées à l’actualité, en particulier aux révolutions en marche de l’autre côté de la Méditerranée, l’ami Fred reconnaissant avec bonheur : « Moi, j’ai été vraiment sur le cul ! ». Il précise encore que cet album est l’un des plus autobiographiques des Ogres… à part l'endiablé Daron, intégralement repris en fond sonore dans cette deuxième bande-annonce.

 



 

Sur le site web du groupe, comme toujours aux petits oignons, la balade chansonnière réserve encore bien d’autres friandises à écouter-voir, dont un blog consacré à la tournée. Vous auriez tort de vous en priver... CQTC.

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 09:42

En une douzaine d’années et quatre albums, Nicolas Bacchus a su installer sa différence multiple, intime et politique, comme il le dit lui-même. Provocateur salutaire, homme libre, libertaire, libertin sans manque d’Eugène (façon Delacroix), conjuguant l’amour entre le cru et le QI, l’émotion, la révolte et l’humour, voire la farce, il sort aujourd’hui La Verve et la Joie. Suivez son regard !...

 

Bacchus-h9.jpg

Photo : Robin Montrau


Bac scientifique, études de droit et de « psycho », boulot d’éducateur spécialisé, chansons dans les rues, dans les bistrots, dans les cabarets à poil et à plume, Nicolas montre, dès son premier album autoproduit en 2000, que dans sa famille, on ignore les sujets tabous et on s’intéresse aux « choses publiques ». Ce que confirme un deuxième opus live en 2002, Balades pour enfants louches. Séquence 1 : Nicolas B. – L’Auvergnat.

 

 

Bacchus-CD2-3-copie-2.jpg

 

Il a alors donné quelque 350 concerts dans toute la France (le gourmand comptabilise tout), poursuit gaillardement son chemin et embringue plusieurs copains et copines (de Juliette à Debout sur le zinc ou Éric Toulis) dans son nouvel abum de 2005 (À table), initiative qu’il vient de renouveler avec bonheur dans La Verve et la Joie. Accompagnés par une douzaine de musiciens, se croisent ainsi Patrick Font, Agnès Bihl et Sarcloret dans une facétie décapante du premier (Identité nationale ou Les Métèques, d’après Georges Moustaki), Thomas Pitiot et Manu Galure lui ayant offert plusieurs textes et musiques. Séquence 2 : Bacchus – De la Table à la Verve.

 

 

Ce disque est aussi l’occasion d’un remarquable duo avec Anne Sylvestre (dans Cousine, texte serré d’Erwan Temple, très présent dans l’album précédent), d’une ré-création à partir d’un costaud texte méconnu de Bernard Dimey (La Pierrette à Pigalle) et d’une reprise signifiante de Vladimir Vissotski : Le Vol arrêté (La Fin du bal), adaptation française de Maxime Le Forestier. Avec quelques joyeusetés sexuées signées Bacchus (Bages) himself (Filet mignon, Sanson du bizoutier, Grasse matinée…) et de fines notations entre sentiments et principes comme Derrière l’embarcadère (Dany Rodriguez) et Des jours plus gais (Thomas Pitiot). Séquence 3 : Bacchus – Comme il dit. CQTC.

 


 
Une petite dernière pour la route : Bacchus/Dimey 
 
 
Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 19:58

13 mars 2011. Un an après sa mort, journée Ferrat dans les médias, rediffusions, recyclage et approximations surtout… Vendredi pour le quotidien l’Humanité qui consacrait trois pages au chanteur, j’ai signé un court article qui commençait ainsi : « À en croire certains esprits bien-pensants qui louent Jean Ferrat mort autant qu’ils l’ont exécré vivant, l’auteur de La Montagne et de Ma France serait une voix du passé, d’une autre époque, archaïque, où existait la lutte des classes. Aujourd’hui, dans cette “chienlit” morale et politique, la voix fraternelle de Jean Ferrat, son chant, son humanisme indivisible, gardent valeur de symbole. » Et d’espoir ! À l’image de ce Au printemps de quoi rêvais-tu(ouvrant l’album de mars 1969 avec Ma France) qu’on pourrait dédier aussi aujourd’hui à tous ces jeunes - de tous âges - qui conjuguent courageusement avenir et liberté de l’autre côté de la Méditerranée.

 

 

Dans la biographie « Jean Ferrat – Je ne chante pas pour passer le temps », que j’ai publié fin septembre aux Éditions Fayard et que je dédicacerai la semaine prochaine au Salon du livre de Paris (et dans différentes autres villes, voir ici), l’ami Allain Leprest m’a offert un texte aussi émouvant qu’explicite, où il écrit notamment :

 

Ferrat-Leprest.png

 

« Jean Ferrat était quelqu’un de très important pour mes parents, dans ces milieux modestes où j’habitais. Mon père était communiste (il n’avait pas sa carte) et les gens comme lui se reconnaissaient en Jean. Ils faisaient partie de la classe ouvrière et à cette époque, Jean Ferrat était LE chanteur : le chanteur qui disait pour tous ceux de cette classe les mots qui leur manquaient. C’était une force plus puissante que le Parti communiste français ! On l’entendait sur les ondes, c’était le chanteur… je n’aime pas tellement ce mot… qui “s’engageait” à leur place, que tout le monde respectait, qui rigolait quand il chantait “Si j’étais peintre ou maçon / Ouvrier ou forgeron”.

 

 

« Mon père aussi rigolait en entendant ça, lui qui n’avait pas des millions ! Il disait : “T’entends c’qu’il dit ? T’entends, c’qu’il dit !” Cette fierté que Jean avait de ne pas renier ses origines ! Et pour mon père, qui ne reniait pas du tout son statut, c’était ça : cette espèce de solidarité entre ce peuple dont on s’est aperçu de l’immense tristesse à la disparition de Jean ; ce ciment qui n’a jamais trahi, qui ne s’est jamais descellé entre lui et cette France profonde. » Écoutez Ferrat ! CQTC.

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 14:59

Voici, plus que jamais, le moment venu de prêcher la docte parole électoraliste. De donner des gages sans trop le dire : « des gages », « des gages », ça sonne sec ces temps-ci et ça pourrait suggérer des idées t’arabiscotées au vulgaire. Not’ bon (encore) président flatte le cul des sondaches et honnit soudain toute « détestation » ; son (pas encore) challenger socialo de rose réaffirme son Fonds Minimal Idéologigue. Entre Anne, Sourire et Odeurs, deux chansons leur collent assez bien…

 

Sarko-DSK.jpg

Sans mettre pour autant tous les hommes politiques dans le même pas niais, ces deux-là (accessoirement avocats d’affaires) ont pour le peuple un amour quotidien si éthéré (genre « mon éther ») que Ça n’se voit pas du tout, comme le chante l’effrontée Anne Sylvestre dans son superbe album Partage des eaux de 2000.

 

 

 

Bien évidemment, à l’attention particulière de DSK, Frère Dominique, en croisière mondiale pour nous sauver de nous-mêmes, l’immortel cantique de Sœur Sourire (1963) s’imposait ; comme « l’argent n’a pas d’odeur », cette version RamonPipiesque de la fin des années 70 permet d’en rajouter une louche… CQTC.

 

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:35

En une petite dizaine d’années, cette trentenaire au visage expressif et à la voix un brin acidulée a su se dessiner un univers bien à elle conjuguant humour tendre et vie quotidienne. Lauréate de différents prix, deux albums en bandoulière, elle est tous les lundis soir en résidence parisienne jusqu’au 4 avril, à l’Espace Christian Dente des ACP La Manufacture Chanson.

GaelleVignaux-Manu-copie-1

  Avec ses allures d’Amélie Poulain / Chaperon rouge made in Malakoff (92), Gaëlle a le chic pour saisir les petites choses qui habitent grands et petits, à l’image de son iconoclaste Mémé ou des gens « ordinaires » de cette Cité Thorez, chanson-titre de son album de 2009, dont voici une version enregistrée alors à La Scène du Canal – Espace Jemmapes, à Paris.

 

 

Nourrie à Mettalica, Simon & Garfunkel, Bowie… lors de ses années collège, Gaëlle a trouvé sa voix chansonnière en s’inscrivant en 1995 aux Ateliers Chanson de Paris et en y découvrant des artistes comme Allain Leprest et Juliette. À « La Manu », elle effectue donc aujourd’hui une manière de retour aux sources et le public est aux anges entre rire et émotion, nouvelles chansons et reprises, pour ne pas dire « re-visites »…

 

 

 

Avec en bonus, un certain Patrice Mercier qu’elle accueille en première partie et avec lequel elle interprète ce petit bijou qu’il a écrit : Nous ne serons jamais ensemble. CQTC.

 


 
Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 17:06

Après la Tunisie, l’Égypte… Rien n’est gagné cher Moustaki, mais ces peuples qui nous montrent la voie de la dignité et du courage ne renoncent pas, même si l’Obama ferme d’un jour a déjà mis de l’eau dans son whisky, même s’il est devenu mou, Barack… En tout cas, dans la manif parisienne de samedi, le mot d’ordre restait « dégage ! » et pourrait résonner  aux oreilles de bien d’autres chef d’États… Y compris de celles d’un certain Nicolas qui conjugue mieux le présent de l’impératif que l’imparfait du subjonctif ; selon Le Canard (déchaîné), il s’auto-traiterait finement de « dictateur » devant des fidèles du « Premier Cercle de l’UMP  » ...

 

 

 

Oublions notre UMPayable Charlot d’occasion, pour lier naturellement à ces événements d’Égypte une chanson inusable de 1973 (sortie d’abord en 45 tours, puis l’année suivante sur le 30 cm Les Amis de Georges), signée Georges Moustaki, lui-même natif d'Alexandrie : Sans la nommer.

 

 

 

 

Ledit Moustaki avait ouvert son précédent album par une Déclaration (« Je déclare l’état de bonheur permanent ») qu’on ne se lasse pas de réécouter, et pour revenir à l’actualité, on est aujourd’hui ravis d’apprendre qu’après deux années marquées par des problèmes de santé, il se porte bien et vient de publier (édition L’œil neuf, Jean-Claude Béhar) une succincte autobiographie intitulée La Sagesse du Faiseur de Chansons. CQTC.

 

 

GM-2-45t.jpg

 

Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:32

Pourquoi aime-t-on Anne Sylvestre depuis tant d’années ? Parce qu’elle est unique, à l’égal des plus grandes plumes de la chanson ; parce qu’elle nous fait basculer des larmes au rire comme personne, même qu’elle n’a pas la place qu’elle devrait avoir. Intitulé Au plaisir !, son nouveau tour de chant piano-voix (avec Philippe Davenet ou Nathalie Miravette) qu’elle vient de donner quelques jours à Paris revisite deux douzaines de chansons de son répertoire « plus ou moins anciennes, oubliées ou plutôt mises de côté pour un certain temps ». Un pur plaisir, effectivement. Aperçu en quatre temps...

 

Sylvestre-Miravette.jpg

Si Anne attaque avec Me voici donc de son troisième album (1963), suivi d’une savoureuse variation sur le Je n’suis pas bien pourtant d’Ouvrard devenu Sinon, ça va ?, elle nous offre peu après l’une de ses merveilles d’émotion pure parue onze ans plus tard : Un mur pour pleurer.

 

 

Quelques chansons plus loin, elle met la barre encore plus haut avec Les Gens qui doutent (de son dense album de 1977 dont elle reprendra encore Comment je m’appelle, Clémence en vacances et Petit bonhomme). Voici une version vidéo « d’époque », avant qu’elle ne décide de se couper les cheveux.

 

 

Et pour rappeler l’intérêt que la « nouvelle scène française » lui porte depuis belle lurette, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone viennent y mettre leur grain de doute…

 

 

Côté humour, aussi présent chez Anne que l’humanisme et la tendresse, on retrouve avec bonheur La Reine du créneau, Le Deuxième Œil , Les Blondes, Lettre ouverte à Élise… et cet inénarrable cadeau de dix ans d’âge nommé Les Hormones Simone, dans sa version parisienne de 2006 à l’Auditorium de Saint-Germain-des-Prés.

 

 

L’Européen affichant complet depuis plusieurs semaines, Anne Sylvestre donnera une « supplémentaire » le 7 mai à La Cigale ; le répertoire pourrait s’y révéler un brin différent et « si d’aventure, il s’y glissait ça et là de nouvelles chansons, ce serait la surprise ». Malentendu et L’Habitant du château, par exemple… Un album piano-voix enregistré en studio est en tout cas prévu en avril, et à La Cigale ou en tournée, il pourrait également y avoir des invités, comme à l’Européen avec La Compagnie Baba Yaga (les comédiennes Katia Redier et Anne Veyry accompagnées par deux complices à la guitare et à la mandoline). Avec cette question symbolique qui tombe à pic à l’issue de cet article : Qu’est-ce que j’oublie ? CQTC.




Repost 0
Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
commenter cet article