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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:32

Pourquoi aime-t-on Anne Sylvestre depuis tant d’années ? Parce qu’elle est unique, à l’égal des plus grandes plumes de la chanson ; parce qu’elle nous fait basculer des larmes au rire comme personne, même qu’elle n’a pas la place qu’elle devrait avoir. Intitulé Au plaisir !, son nouveau tour de chant piano-voix (avec Philippe Davenet ou Nathalie Miravette) qu’elle vient de donner quelques jours à Paris revisite deux douzaines de chansons de son répertoire « plus ou moins anciennes, oubliées ou plutôt mises de côté pour un certain temps ». Un pur plaisir, effectivement. Aperçu en quatre temps...

 

Sylvestre-Miravette.jpg

Si Anne attaque avec Me voici donc de son troisième album (1963), suivi d’une savoureuse variation sur le Je n’suis pas bien pourtant d’Ouvrard devenu Sinon, ça va ?, elle nous offre peu après l’une de ses merveilles d’émotion pure parue onze ans plus tard : Un mur pour pleurer.

 

 

Quelques chansons plus loin, elle met la barre encore plus haut avec Les Gens qui doutent (de son dense album de 1977 dont elle reprendra encore Comment je m’appelle, Clémence en vacances et Petit bonhomme). Voici une version vidéo « d’époque », avant qu’elle ne décide de se couper les cheveux.

 

 

Et pour rappeler l’intérêt que la « nouvelle scène française » lui porte depuis belle lurette, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone viennent y mettre leur grain de doute…

 

 

Côté humour, aussi présent chez Anne que l’humanisme et la tendresse, on retrouve avec bonheur La Reine du créneau, Le Deuxième Œil , Les Blondes, Lettre ouverte à Élise… et cet inénarrable cadeau de dix ans d’âge nommé Les Hormones Simone, dans sa version parisienne de 2006 à l’Auditorium de Saint-Germain-des-Prés.

 

 

L’Européen affichant complet depuis plusieurs semaines, Anne Sylvestre donnera une « supplémentaire » le 7 mai à La Cigale ; le répertoire pourrait s’y révéler un brin différent et « si d’aventure, il s’y glissait ça et là de nouvelles chansons, ce serait la surprise ». Malentendu et L’Habitant du château, par exemple… Un album piano-voix enregistré en studio est en tout cas prévu en avril, et à La Cigale ou en tournée, il pourrait également y avoir des invités, comme à l’Européen avec La Compagnie Baba Yaga (les comédiennes Katia Redier et Anne Veyry accompagnées par deux complices à la guitare et à la mandoline). Avec cette question symbolique qui tombe à pic à l’issue de cet article : Qu’est-ce que j’oublie ? CQTC.




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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:26

Le 14 janvier, alors que les radios françaises diffusaient L’Azziza en hommage au néo-altermondialiste Daniel Balavoine disparu vingt-cinq ans plus tôt, le peuple tunisien congédiait son président-tyran Ben Ali qui prenait piteusement la fuite. Hier grand ami de Sarko et au secours duquel la sinistre des Étranges Affaires Alliot-Marie suggérait le recours au « savoir-faire […] de nos forces de sécurité », le voilà interdit de sol français. Samedi après-midi, dans la manifestation parisienne, où se suivaient à deux cents mètres d’intervalle cortège de gauche, d’extrême gauche et foule tunisienne, on entendait parfois ce slogan insolent : « Hier Ben Ali, demain Sarkozy ! » Et l'on voyait cet autre, brandi à côté : « Yes, we can ! » La preuve.

 

 

En ce début d’année, même si rien n’est réglé et si le combat citoyen reste difficile et douloureux, l’exemple tunisien porte l’espoir salutaire dans le monde entier, comme l'y appelaient déjà les Bérurier Noir dans Salut à toi (ici en 2006 à l’Olympia).

 

 

Quelques mois plus tard, en compagnie des Hurlements d’Léo, les Ogres de Barback reprenaient ce titre à leur manière (avant de le prolonger par un Salut à vous dédié aux femmes du monde entier). CQTC.

 



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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 19:47

Le dimanche 26 décembre, Jean Ferrat aurait eu quatre-vingt ans, un lendemain de fête ; il nous a quittés le samedi 13 mars, une veille d’élections. Régionales et cinglantes pour la majorité sarkoziste, de sorte que l’irrévérent Canard Enchaîné a pu titrer : « Que la mandale est belle ! » On a souri, mais quand même, on a eu envie de retourner à Jean la chanson de 1991 qu’il avait dédiée à un ami disparu : Tu aurais pu vivre

 

 

J’en profite pour signaler que la biographie que j’ai consacrée à Jean Ferrat (« Je ne chante pas pour passer le temps », Fayard, 572 p.) constitue d’ores et déjà ce que l’on appelle « un succès de librairie », puisqu’en à peine trois mois, elle va « tranquillement » vers ses 25 000 exemplaires vendus, la quasi-totalité des grands médias (en particulier les radios et télés du service public) n’ayant pas pourtant - encore ? – jugé utile d’en parler. « On nous prend faut pas déconner / Dès qu'on est né / Pour des cons / Alors qu'on est / Des / Foules sentimentales » chante depuis bientôt vingt ans un Souchon qu’on ne se lasse pas d’écouter.

 

 

Sur mon site (ici), vous pourrez apprécier l’enthousiasme de différents membres de la famille de Ferrat, de ses proches, d’artistes aussi différents que Dominique A (« Dans sa biographie, Daniel Pantchenko se place selon moi à la distance idéale vis à vis de Ferrat »), Allain Leprest (« Ah, la belle biographie ! ») ou l’écrivain Roger Martin qui avait contacté Ferrat à plusieurs reprises pour écrire sur lui (« Je suis heureux en lisant votre ouvrage qu’il ne m’ait pas encouragé. Je n’aurais jamais pu atteindre à la richesse du vôtre. »). Outre  Marianne et l’Humanité, ainsi que différents sites et blogs, je tiens à saluer néanmoins le rôle de la presse régionale, radio et télévision comprises, à l’image de ce reportage réalisé pour le JT de FR3 Rhône-Alpes, le 8 novembre dernier, lors de la présentation de mon livre à Antraigues, la commune où s’était retiré Jean Ferrat depuis 1973. CQTC.


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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 12:03

Voici les dates des présentations et des dédicaces de ma biographie de Jean Ferrat, "Je ne chante pas pour passer le temps". Par la suite, ces informations seront données sur mon site (elles y figurent déjà), où l'on trouvera également des extraits de presse et des réactions de lecteurs.

 

couvFerrat-h8.jpg

novembre

 

- le 5 à 18h :


Présentation et dédicace de la biographie de Jean Ferrat à la Maison d’Antraigues (Ardèche)

- le 10 à partir de 16h :


Dédicace à la librairie « Le Presse-Papier », 97 rue de Belleville, (Paris 19e)

- le 12 :


Dédicace et participation à un débat lors d’une journée Jean Ferrat à Pézenas (Hérault) organisée par l’association Eh ! dis Boby

- le 14 :


Dédicace au salon du livre de La Louptière Thénard (Aube)

les 19-20 :


Dédicace à la Fête du livre de Toulon (Var)

- le 21 :


Dédicace à la Fête de l’Huma de Rouen (Seine-Maritime)

 


décembre

 

- le 11, dès 14h :


Dédicace à la Journée du Livre de la mairie du 17e (Paris)


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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 16:46

Les artistes ne meurent jamais. Ferrat en particulier dont le chant résonne encore et encore, dans cette période où en groupe, en ligue, en procession, les gens « ordinaires » qu’il aimait défendent leur pays en sous-France au règne de Sourdkozy 1er. Intitulé opportunément Un jour futur, le disque live de Natacha Ezdra conjugue détermination, sensibilité et espoir, dans l’esprit de son ami Jean qu’elle a côtoyé dès l’enfance.

 

cdEzdra3.jpg

Fille d’Odile Ezdra et de Jacques Boyer, fidèles compagnons de route, de scène et d’amitié du chanteur, Natacha sort son troisième album. En 2000, dans À force de me promener, elle saluait en finesse une chanteuse belge trop tôt disparue, Andrée Simons ; six ans plus tard, dans Des bouts de moi, elle ajoutait à son talent d’interprète (Gilles Vigneault, Anne Sylvestre, Allain Leprest…) un prometteur envol d’écriture personnelle, plus intime.

 

cdEzdra1-2.png 

L’idée du spectacle Un jour futur, qu’elle a créé en décembre 2009 à Antraigues (la commune d’Ardèche où vivait Ferrat), Natacha Ezdra y pensait depuis près de dix ans, depuis la soirée de la « Fête à Jean Ferrat » organisée par le festival « Chansons de Parole » de Barjac, où elle a repris La Matinée en duo avec Allain Leprest : « Là, je me suis dit : “Il faut que je monte un spectacle consacré à Jean !” Mais je n’osais pas, de la même manière que je n’ai pratiquement pas de photos avec lui… Si j’ai mis aussi longtemps, c’est sans doute à la fois par une espèce de pudeur et parce qu’il s’agit d’un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer. J’avais peut-être besoin d’une certaine maturité dans la chanson, de cheminer personnellement, d’expérimenter d’abord des choses. […] Mon père et moi, nous en avions déjà parlé avec Jean il y a plusieurs années, et il avait dit : “Formidable”. Et puis, l’an dernier, quand on lui a demandé son accord final, il m’a donné carte blanche. En décembre dernier, juste avant la résidence de création, je suis allée le voir avec le dossier de presse et ses deux portraits qui sont sur scène ; il les a regardés très attentivement et il a dit : “Oui, bien sûr, il n’y a pas de problème.” Ça a été fabuleux, parce qu’il a tout rendu possible ! » Ces propos proviennent de la biographie de Jean Ferrat que je viens de publier chez Fayard, « Je ne chante pas pour passer le temps », un titre qu’elle revisite d’ailleurs formidablement.

 


Natacha Ezdra – Je ne chante pas pour passer le temps

 

Dans l’album soigné du A jusqu’au Z d’Ezdra, pochette et livret compris (Édito Musiques / rue stendhal) Natacha reprend dix-huit chansons de Jean Ferrat, de J’entends j’entends à La Montagne (chantée avec le public) en compagnie de trois musiciens (Patrick Reboud, accordéon ; Dominique Dumont, guitares ; Christophe Sacchettini, fluttes à bec, cornemuse, psaltérion…) qui y mettent volontiers du chœur, dans des arrangements qui savent marier invention et respect, à l’image de Nuit et brouillard. Voix grave et chaleureuse, fibre de femme debout, la chanteuse y alterne couplets citoyens et poésie (Camarade, Ma France, aux côtés de Tu es venu, Aimer à perdre la raison, Les Oiseaux déguisés…), entre Ferrat lui-même, Aragon ou Henri Gougaud, l’auteur de la chanson-titre, Un jour futur, dans cette vidéo perso captée à L’Européen (Paris) le 2 mai dernier. (CQTC).

 

 
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 22:10

Si ces derniers mois j’ai beaucoup eu recours ici à Jean Ferrat, c’est d’abord parce que je l’aime profondément, qu’il a toujours été le chanteur qui me touche le plus, avec lequel je me trouve en accord maximal, tant sur la forme que sur le fond, et parce que je terminais cette biographie qui m’aura pris près de deux ans et demi. Elle sort le 1er octobre chez Fayard et s’intitule Je ne chante pas pour passer le temps, titre d’une chanson de Jean de 1965, dans l’album de Potemkine.

 

couvFerrat

 

Comme lui, qui chante « Il se peut que je vous déplaise / En peignant la réalité / Mais si j’en prends trop à mon aise / Je n’ai pas à m’en excuser », je tiens la chanson française pour un art populaire des plus nobles, un véhicule exceptionnel des sentiments, un marqueur simultané de notre Histoire et de nos histoires personnelles. Dans ce livre documenté (plus de 570 pages), j’ai voulu montrer la cohérence profonde d’une carrière, d’une œuvre et d’une vie, en m’attachant à donner la parole à celui qui restera, après Brassens, Brel et Ferré, l’un des derniers « grands » de la chanson et son défenseur inlassable. En contrepoint, différentes personnalités ont apporté leurs témoignages, souvent inédits.

 

 

Marianne2-copie-1.jpgCe samedi 25 septembre, l’hebdomadaire  Marianne en a publié six « bonnes feuilles », précédées d’un article de Maurice Szafran, La France de Jean Ferrat. Après avoir rappelé le talent de l’artiste, son goût de la poésie et de la vie l’intégrité et la sincérité de ses engagements, et bien sûr, l’émotion populaire extraordinaire suscitée par sa mort, le directeur de la publication du magazine écrit : « Voilà tout ce que nous rappelle, et tant d’autres choses, le journaliste Daniel Pantchenko, dans cette biographie somme de Jean Ferrat, Je ne chante pas pour passer le temps, que nous étions nombreux à guetter. Ferrat ne nous manque pas. Nous écoutons souvent ses chansons. Et nous disposons désormais de ce livre. » 


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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:35

Bien sûr, on ne peut pas tout savoir. Même lorsqu’on évolue au plus haut sommet de l’état. On n’est pas pour autant obligé de jouer au « cador » en se fendant de subtiles considérations à la noix, fût-ce en Périgord. Le dimanche 12 septembre, visitant avec Madame les fameuses grottes de Lascaux, not’ bon président a salué « le brave néandertalien qui avait parfaitement compris qu’ici, c’était plus tempéré qu’ailleurs, qu’il devait y avoir du gibier, qu’il faisait beau et qu’il y faisait bon vivre. » Pas de bol, le pauvre « brave » en question s’est « cassé » de la région depuis quelque 30 000 ans, et c’est son cadet de Cro-Magnon qui a peint Lascaux il y a 18 000 ans environ, de surcroît en pleine période glaciaire. Heureusement, le prévoyant Jean Mouchès avait dès 1996 enregistré une chanson sur mesure pour l'édification de notre grottesque visiteur : La Ballade du Néandertal

 

Jean Mouchès – La Ballade du Néandertal - 2’58

 

Côté ministres, la rentrée se conjugue carrément à l’ignorance crasse. Éric Woerth en a ras la casquette (en attendant de porter le chapeau ?) et ne savait pas tellement de choses ; l’autre Éric déclare sans décorum qu’il n’était pas au courant de la circulaire de Brice, lequel ignorait visiblement l’existence d’une constitution française. Bien sûr, on ne peut pas tout savoir. À propos de Rome, tiens, même le Pape il ne savait pas, pour les prêtres pédophiles… Bizarre, dans son album de 2002, Quand le monde aura du talent, l’ami Rémo Gary tirait la sonnette d’alarme à propos de ce trop commode On ne savait pas. CQTC.

 

Rémo Gary – On ne savait pas - 3’02
 
 
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 15:17

La chasse aux Roms menée par le pouvoir, le recours forcené - et classique - au thème de l’insécurité à des fins électorales évidentes, assortis d’œillades vers le poujadisme le plus bas et l’idéologie haineuse du FN, ont choqué jusque dans les rangs de l’UMP. Sans oublier le Pape, Michel Sardou, la presse étrangère et quelques ministres « d’ouverture », qui auraient sans doute mieux fait de « la fermer » puisqu’ils sont toujours en poste, cramponnés à leur maroquin nourricier. Cette France-là n’est pas, on le sait, celle de Jean Ferrat. Ni de Jeanne Cherhal, ni des Ogres de Barback…

 

 

 

Souvenirs, souvenirs… Un an après le grand espoir suscité par « les événements » de mai 68, Jean Ferrat requinque tout un peuple et bien au-delà de ses aficionados, avec Ma France. « Je n’ai pas une nature de destructeur, je n’ai jamais de haine, confiera-t-il plus tard. Un jour, j’avais écrit une chanson intitulée Pauvre France qui dénonçait tout ce qui n’allait pas dans notre pays. Finalement, cela ne m’a pas plu. J’ai préféré montrer tout ce qui était beau. » L’an passé, dans son album Charade, Jeanne Cherhal avait à sa manière dénoncé la course au « chiffre » des argousins modernes et la garde à vue galopante qu’elle génére désormais.

 

 

 

 

De leur côté, à cent lieues de la franchouillardise courtisée une fois de plus par des politiciens déma-gogues (en clair : « à chier »), Les Ogres de Barback invitaient en 2004 à visiter la France avec quelques voix amies, des Fabulous Trobadors, Massilia Sound System et Zebda à Sanseverino ou Loïc Lantoine. L’album s’intitulait symboliquement Terrain vague et la chanson 3-0.

 

 

En guise de bonus, on se souviendra que le jeune Renaud révolté avait commis un explosif Hexagone (ici à Bobino en 1980) qui donne toujours à réfléchir à moins de deux ans des présidentielles. CQTC.

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 16:17

Ça y est, sar’kogne ! Gens du voyage, roms, immigrés… un fait divers dramatique et hop, on mélange tout. Émotion piège abscons. Solution prison. Vulgarité adroite : on vote dans deux ans, donnez-vous Le Pen d’entrer. Jean Ferrat, dont not’ bon Président a salué au soir de sa mort la liberté farouche, lui avait répondu trois ans plus tôt : « Sarkozy est un arriviste forcené qui, soi-disant, pense à la France… Ses idées sont détestables mais, avec son charisme, son parler clair, il est redoutable. » L’occasion de re(découvrir) quatre titres du chanteur plus que jamais d’actualité, à commencer par Les Nomades, de bientôt cinquante ans d’âge...

 

 

Une décennie après cette chanson sans références socio-politiques de 1962 dont elle avait écrit le texte, Michelle Senlis offrira une suite sensiblement différente à Jean Ferrat : Les Derniers Tziganes.

 

 

Lui-même avait auparavant signé seul deux variantes originales de son thème-fétiche, La Liberté est en voyage (1966) ovni jubilatoire et un brin surréaliste dans son œuvre, puis La Cavale (1969), hymne implicitement post-soixante-huitard à la liberté individuelle.

 

 
 

 

En guise de conclusion intergénérationnelle, la version remix (2008) de l’explicite Expulsez-moi des Têtes Raides souligne l’absurdité d’une politique conjuguée entre bling-bling et flic-flic. CQTC.

 

Têtes Raides – Expulsez-moi

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:55

Retour sur ce blog, après deux mois et demi de pause consacrés aux dernières pages d’une biographie de Jean Ferrat qui aura nécessité plus de deux années de travail. Nous en reparlerons en temps utile, mais aujourd’hui entre les dégâts collatéraux du football et la cohorte des vassaux de l’omniprésident pris la main dans le sac, l’actualité hexagonale renvoie une fois encore à une charge salutaire du moustachu d’Antraigues, dans La Voix lactée (S.G.D.G) de 1965 : « Jésus-Marie / Quelle décadence / Quelque chose est pourri / Dans mon royaume de France ».

 


Ferrat l’anti-frime. Ferrat l’anti-fric. Un homme honnête, authentique, sincère, dont la mort a bouleversé la France en mars dernier. Une conscience. Exactement à l’opposé des « bleus » et du pouvoir en place, synonymes d’insulte, de triche et de mépris. En équipe de France de foot on s’insulte salace, mais d’un Nicolas à l’autre, l’exemple ne vient-il pas du sommet de l’État ? Comme d’insulter le peuple en manif pour son droit à la retraite, en recevant un footeux futur retraité archi-millionnaire. Décidément, le Suisse (pas neutre) Michel Bühler a bien raison avec son Vulgaire extrait du CD Voisins de l’an 2000.

 

 

L’insulte, c’est aussi celle faite à l’Irlande par ce même joueur à la tricherie avérée, devenu ainsi homme de main du Président. Pour essayer de rattraper un peu le coup, Allain Leprest et Romain Didier proposent par la voix de ce dernier une opportune chanson D’Irlande de 1989.

 

 

L’insulte encore, c’est celle du journal L’Équipe à la presse, qui mise sur la vulgarité brutale de propos (peu ou mal vérifiés semble-t-il) de joueur à entraîneur pour vendre du papier au nom de la sacro-sainte information. Rien de nouveau sous la déontologie du tiroir-caisse, comme le chantait déjà Guy Béart en 1968, avec Rotatives. CQTC.

 

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