Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
Ça est, Barack Obama a entamé son CDI d’espoir planétaire. Moment historique, génial, mais le plus dur reste à faire. Comme d’hab’, les médias ont pratiqué l’escalade dans l’overdose et manié la brosse à reluire. L’occasion de saluer Michel Fugain, actuellement à l’Alhambra (jusqu’au 24 janvier inclus).
Sûr, Obama, à l’image du titre du jeune Fugain de 1972 (paroles de Pierre Delanoë), c’est Une belle histoire. Souhaitons-lui qu’elle dure, il a un tel big bazar économique et politique sur le gaz.
Alors, comme Fugain qu’il n’oublie jamais sa Chanson des parias, sous-titre de ce Chiffon Rouge de 1977 (paroles de Maurice Vidalin), que le chanteur a entonné a cappella samedi soir dans l’émission télé de Laurent Ruquier, en disant qu’elle restait peut-être sa plus grande fierté de chanteur. Créée au Havre (Un jour d’été dans un havre de paix), cette chanson est devenue dès le printemps 79, un véritable chant de lutte des mineurs de Longwy et de leur radio Lorraine cœur d’acier, sous la houlette de l’exemplaire journaliste Marcel Trillat. Dans la vidéo qui suit, il manque un morceau du premier couplet ci-dessous. CQTC.
Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge Une fleur couleur de sang Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge Lève-toi car il est temps