« Le jour du 14 juillet / Je reste dans mon lit douillet / La musique qui marche au pas / Cela ne me regarde pas » chantait Brassens (La Mauvaise Réputation) dès son premier 78 tours de 1952. Et il a bien raison aujourd’hui encore. Idéaux piétinés, pollution maximale des airs (salut Chedid !) et des esprits (salut Monsieur Roux !), la Sarko récup turbine…
Généralement, pour les Français, la fête nationale commémore la prise de la Bastille. 1789. En réalité, depuis 1880 qu’elle existe, c’est d’abord à la « moins violente » Fête de la Fédération (convergence à Paris des « fédérations » régionales de gardes nationaux) du 14 juillet 1790 qu’elle se réfère. D’où le défilé militaire, à cent lieues de l’esprit révolutionnaire initial. Cette année, quand on sait que 51 avions, une trentaine d’hélicoptères et près de 300 véhicules terrestres auront parfumé l’atmosphère [cf. Le Canard Enchaîné du 8/07/09], on se dit que l’écologie dont not’ bon Président se gargarise désormais reste la dernière roue du char Leclerc national.
Bref, tout cela se révèle très bidon, Bidon de gas-oil, précisait déjà Louis Chedid dans l’album Répondez-moi de 1997 (« Plus on en consomme / Plus ça nous consume / À croire que les hommes / C’est plus con qu’la lune… ») ; à moins que cette culture médiatisée du marcher au pas ne contribue in fine au Vote utile, comme le suggère l’insolent salutaire Monsieur Roux dans son récent CD, Un été caniculaire. CQTC.