Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
En une petite dizaine d’années, cette trentenaire au visage expressif et à la voix un brin acidulée a su se dessiner un univers bien à elle conjuguant humour tendre et vie quotidienne. Lauréate de différents prix, deux albums en bandoulière, elle est tous les lundis soir en résidence parisienne jusqu’au 4 avril, à l’Espace Christian Dente des ACP La Manufacture Chanson.

Avec ses allures d’Amélie Poulain / Chaperon rouge made in Malakoff (92), Gaëlle a le chic pour saisir les petites choses qui habitent grands et petits, à l’image de son iconoclaste Mémé ou des gens « ordinaires » de cette Cité Thorez, chanson-titre de son album de 2009, dont voici une version enregistrée alors à La Scène du Canal – Espace Jemmapes, à Paris.
Nourrie à Mettalica, Simon & Garfunkel, Bowie… lors de ses années collège, Gaëlle a trouvé sa voix chansonnière en s’inscrivant en 1995 aux Ateliers Chanson de Paris et en y découvrant des artistes comme Allain Leprest et Juliette. À « La Manu », elle effectue donc aujourd’hui une manière de retour aux sources et le public est aux anges entre rire et émotion, nouvelles chansons et reprises, pour ne pas dire « re-visites »…
Avec en bonus, un certain Patrice Mercier qu’elle accueille en première partie et avec lequel elle interprète ce petit bijou qu’il a écrit : Nous ne serons jamais ensemble. CQTC.