Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
En décembre 1965, dans l’excellent premier 30 cm de Jean Ferrat, exemplaire de sa diversité d’inspiration (Potemkine, C’est si peu dire que je t’aime - d’après Aragon -, Les Belles Étrangères, Je ne chante pas pour passer le temps, La voix lactée (S.G.D.G.), C’est toujours la première fois, Le Sabre et le goupillon, On ne voit pas le temps passer…), figure une chanson dont Claude Delécluse a écrit le texte : Raconte-moi la mer. Soudain, le temps suspend son cours pour une superbe invitation au voyage, au rêve, à l’envol maximum où Ferrat a su dessiner une mélodie lyrique à plusieurs étages, parfaitement servie par sa voix ample et chaleureuse au creux des vagues successives de cordes dirigées par Alain Goraguer. Dans un ensemble de titres aux contenus très pugnaces, elle apporte à l’album une respiration nécessaire, salutaire même. Un instant d’éternité. CQTC.