Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
Retour sur ce blog, après deux mois et demi de pause consacrés aux dernières pages d’une biographie de Jean Ferrat qui aura nécessité plus de deux années de travail. Nous en reparlerons en temps utile, mais aujourd’hui entre les dégâts collatéraux du football et la cohorte des vassaux de l’omniprésident pris la main dans le sac, l’actualité hexagonale renvoie une fois encore à une charge salutaire du moustachu d’Antraigues, dans La Voix lactée (S.G.D.G) de 1965 : « Jésus-Marie / Quelle décadence / Quelque chose est pourri / Dans mon royaume de France ».
Ferrat l’anti-frime. Ferrat l’anti-fric. Un homme honnête, authentique, sincère, dont la mort a bouleversé la France en mars dernier. Une conscience. Exactement à l’opposé des « bleus » et du pouvoir en place, synonymes d’insulte, de triche et de mépris. En équipe de France de foot on s’insulte salace, mais d’un Nicolas à l’autre, l’exemple ne vient-il pas du sommet de l’État ? Comme d’insulter le peuple en manif pour son droit à la retraite, en recevant un footeux futur retraité archi-millionnaire. Décidément, le Suisse (pas neutre) Michel Bühler a bien raison avec son Vulgaire extrait du CD Voisins de l’an 2000.
L’insulte, c’est aussi celle faite à l’Irlande par ce même joueur à la tricherie avérée, devenu ainsi homme de main du Président. Pour essayer de rattraper un peu le coup, Allain Leprest et Romain Didier proposent par la voix de ce dernier une opportune chanson D’Irlande de 1989.
L’insulte encore, c’est celle du journal L’Équipe à la presse, qui mise sur la vulgarité brutale de propos (peu ou mal vérifiés semble-t-il) de joueur à entraîneur pour vendre du papier au nom de la sacro-sainte information. Rien de nouveau sous la déontologie du tiroir-caisse, comme le chantait déjà Guy Béart en 1968, avec Rotatives. CQTC.