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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 17:01
Bonne nouvelle, la soirée Chez Leprest du mercredi 12 mars au Bataclan affiche complet. Nouvelle trop banale, en revanche, aucun « médianimateur » phare n’a parlé de cet album superbe autour d’Allain Leprest.

ChezLeprest-copie-1.jpgSorti cet automne, l’album Chez Leprest (j’en ai déjà parlé ici) connaît un joli succès par une conjonction de qualités rares : celle de ses seize chansons, celle de ses quinze interprètes ou groupes, celle d’une réalisation classe sachant allier musicalité sans frime et mise en valeur des textes. Ce qui lui a notamment valu un « Cœur Chorus », saluant au passage l’arrangeur Romain Didier et le producteur Didier Pascalis (Tacet), l’un des rares du genre à prendre des risques, de Véronique Rivière à Allain et Romain, en passant par Jehan, Claire Lise, ou la toute jeune Alice Dézailes.

Salué – comme je l’ai déjà écrit – par des Ferrat, Gréco ou Nougaro (ci-dessous au téléphone en juillet 2002), Allain Leprest est aujourd’hui une référence intergénérationnelle, d’Olivia Ruiz à Jacques Higelin, de Sanseverino à Daniel Lavoie, d’Agnès Bihl à Enzo Enzo ou Michel Fugain, comme le montre avec émotion cette vidéo produite à la sortie de l’album.


Alors franchement, mesdames et messieurs les vedettes du petit écran, vous n’avez aucune excuse, vous n’avez que l’embarras du choix pour inviter qui vous voulez ! Que faites-vous, les Drucker, Ruquier, Fogiel, Durand, Ardisson, Denisot et cie ? Continuerez-vous à enfoncer les portes ouvertes du show-biz, du copinage et du prêt à dé-penser ? Et le service public (y compris à la radio, où en l’occurrence, l’attitude de France Inter frise l’injustifiable), quel sens prend-il dans cette affaire ? Jusqu’à quand une émission comme CD’aujourd’hui tiendra-t-elle le coup, pour sauver l’honneur perdu dudit service public. Quand elle réunit une vedette populaire comme Hervé Vilard et un Allain Leprest (que des milliers de gens sont prêts à découvrir et à aimer à travers ce CD d’exception), cette « petite » émission donne l’exemple. Elle fait son boulot, quand vous censurez par omission. Alors, en voulant croire que vous puissiez vous reprendre, regardons-là…


Et histoire d’avoir une petite pensée pour l’ami Claude Nougaro qui nous a quittés voici déjà quatre ans presque jour pour jour (c’était le 4 mars 2004), écoutez ce petit témoignage recueilli à l’occasion du dossier Leprest du n° 41 de Chorus, paru à l’automne 2002. CQTC.



Claude Nougaro avec D.P. – juillet 2002 - 1’18


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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 09:27
Difficile de croire que Laurence « furibarde » Parisot, n’ait rien compris à l’évaporation des quelque 20 millions d’euros utilisés par DGS pour « fluidifier les relations sociales ». La patronne des patrons fait quand même partie des « huiles » !...

D’ailleurs, soyons sérieux, ce personnage distingué au regard si franc (pardon, si euro !) qu’on avait cru frappé de heavy metal était tout simplement un nostalgique invétéré du groupe montpelliérain Regg’lyss et appliquait la philosophie de son tube de 1993,
« Mets de l’huile ! » CQTC.


REGG’LYSS : Mets de l’huile - Taratata
REGG’LYSS : Mets de l’huile - Taratata


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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 07:25
Du rififi chez les grands patrons. La vertueuse présidente du Medef interrompt ses vacances pour faire le ménage (belle expression) du côté de l’UIMM, dont l’ex heavy métallo en chef, Denis Gautier-Sauvagnac a bénéficié d’un golden parachute de 1 million 500 000 euros comme prime de départ.

LeForestier1.jpg

Bref, quand les vautours s’étripent entre eux, ça chatouille toujours un brin le boyau de la rigolade… En attendant la suite, cette saute d'humeur m'a procuré le plaisir décalé de remettre sur la platine un des tout premiers joyaux post-soixante-huitards de Maxime Le Forestier, Parachutiste, paru sur son mythique album de 1972, avec Mon frère, Education sentimentale, Comme un arbre et San Francisco. CQTC.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 00:26
Vers Bissextils, c’était le titre de l’album de Pierre Louki en 1996. Alors autant saisir ce 29 février pour le saluer, lui qui nous a quittés depuis un peu plus d’un an déjà. Brassens disait : « En même temps qu’une amitié solide et sans fioriture, je nourris pour Pierre Louki une admiration qui ne cesse de croître au fil des ans. »

Drôle de non-chanteur, ce Pierrot-là ! Horloger d’origine, féru de course à pied qui s’acoquinera avec les pointures du moment (Michel Jazy et Jean Wadoux), il a d’abord proposé des chansons à quelques artistes prometteurs nommés Marcel Amont, Jean Ferrat, Juliette Gréco, Cora Vaucaire, Catherine Sauvage, Isabelle Aubret, Annie Cordy... et une certaine Lucette Raillat qui obtiendra un joli succès en 1954 avec « La Môme au boutons ». Brassens, lui, adorait « Mes copains », sorti sur le premier 25 cm de Louki en 1960.



Si ses chansons les plus connues restent sans doute « Les Sardines » et « En triant des lentilles », Pierre Louki en a écrites une flopée d’admirables, tant dans l’humour volontiers absurde virant parfois à la farce (« Vol du Concorde », « Les Frelons », « La Boulangère », « Au mariage des Levon-Lecu ») que dans une désillusion mouillée de tendresse à moins que ce ne soit l’inverse (« Les Cimetières militaires », « Sur l’arbre mort », « Qui viendra me dire bonsoir ? », « Biographie », « Boby »...).
Dix ans après la mort de Brassens, en 1991, il ouvrira son album Retrouvailles par un inimitable « Allo, viens, je m’emmerde », qui commence ainsi :

« Allô, viens, je m’emmerde,

Si t’as du temps à perdre,
Viens donc t’emmerder avec moi.
Cet appel laconique
Qui peut sembler comique
M’a souvent mis le cœur en joie »

Louki.jpg En 2004, Pierre Louki (site ici) a enregistré un ultime album (Saravah) au titre prémonitoire (Salut la compagnie), deux ans seulement avant de tirer sa révérence, le 21 décembre 2006. Il avait officiellement 80 ans, étant né en juin 1926, c’est-à-dire cinq ans après son copain Brassens, d’octobre 1921. Or, il aurait un jour confié à ses musiciens qu’il était né en réalité cinq ans plus tôt, donc quelques mois avant le Sétois ; le quiproquo provenant d’une erreur biographique dans un de ses premiers programmes, erreur qu’il n’aurait jamais voulu rectifier du vivant de Brassens, persuadé d’être le plus âgé des deux. Une délicatesse bien dans l’esprit de Louki, que l’anecdote soit fondée ou non...


Le 18 avril 1983, je l’avais interviewé lors d’un déjeuner en compagnie de l’attachée de presse Jocelyne Bodo. Il venait de sortir un 30 cm chez Philips, Chansons quand même... et se préparait à passer à Paris, dans la petite salle du Théâtre des Mathurins. Après six ans d’absence phonographique, beaucoup de ses chansons, inédites ou non, étaient donc inconnues d’une grande partie du public…


Pierre Louki (interview DP, 1983) - 3'47


En 1997, Pierre Louki avait rencontré une jeune chanteuse, Claire Elzière, qui allait créer un spectacle autour de ses chansons en 2002 et enregistrer un album complet en 2003, chez Saravah. « Pluies » qu’elle interprète en duo avec lui est extrait de l’album Salut la compagnie de 2004, où ils ont gravé un second duo, « Désillusions ».
 


Pierre Louki avec Claire Elzière - Pluies - 2’43

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 17:21
Décidément, not’ bon Président fait dans le mouvement : après le virtuel « Si tu reviens », voici l’élégant « Casse-toi ! » suivi d’un « pauvre con », insulte à deux boules, suggérant qu’à l’Elysée on n’aime pas plus les pauvres que les cons…

On ne trouvera pas ici la fameuse vidéo agricole de Nicolas Sarkozy où il balance du « con » au lieu de classiquement « flatter le cul des vaches » façon Chirac, mais celle de l’ami Georges Brassens interprétant son inaltérable « Le temps ne fait rien à l’affaire » (1962).




Peralta-Brassens-copie-1.jpgJ’en profite pour vous faire partager une version (audio) chilienne de cette chanson par l’excellent troubadour (c’est ainsi qu’il aime se présenter) Eduardo Peralta, qui a adapté dans sa langue une cinquantaine de chansons du Sétois et qui obtient un succès constant dans les cabarets de Santiago et dans les salles françaises où il se produit assez régulièrement (voir sites : Les amis de Georges et Passage Brassens). J’ai réalisé cet enregistrement artisanal mais très vivant le 19 septembre 2002 à Paris, dans la petite salle du Centre de la Chanson.


Eduardo Peralta – La Edad no tiene que ver - 2'11


Par pure bonté d’âme et du même Brassens, je me permets d’ajouter quelques suggestions pratiques à usage présidentiel avant d’élever le niveau et de varier l’anathème, avec « La Ronde des jurons », qui date de 1958, année de l’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle. Un symbole.

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Enfin pour revenir sur le PC (« pauvre con ») lui-même, il m’a semblé nécessaire de conclure en beauté avec une grenade offensive de 40 ans d’âge signée Jean Ferrat (1967, précisément, sur l’album très pro-cubain intitulé A Santiago) : « Pauvres petits c… ». L’époque très polie où l’on recourrait encore aux points de suspension. CQTC.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:00
La semaine dernière, pour justifier la bourde scolaire de not’ bon Président à propos de la Shoah, Valérie Pécresse confiait sur France Info combien le Journal qu’Anne Frank écrivit cachée dans « une cave » l’avait bouleversée et marquée à vie…

AnneFrank.jpgComme c’est beau un(e) ministre la main sur le cœur, surtout en période électorale ! Ici, la dame règne sur l’enseignement supérieur et la recherche, mais a curieusement  la mémoire qui flanche, et une flopée d’auditeurs indignés a rappelé qu’on aurait pu parler de grenier ou de placard, mais en aucun cas de cave. Oubliant sa supériorité ministérielle, l’intéressée aurait dû pousser un brin sa recherche et écouter par exemple l'évident « Anne, ma sœur Anne
» (1985) de Louis Chedid .


Et puis, histoire de saluer les 50 ans de chanson d’Anne Sylvestre (son site est là), elle aurait pu découvrir deux merveilles trop méconnues de cette grande artiste : « Le p’tit grenier » (2003) et « Roméo et Judith » (1994), justement pour ne pas reporter sur les enfants la culpabilité des parents.

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Enfin, une certaine Simone (Veil) s’étant indignée en qualifiant illico la sarkozade d’« inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste », je ne résiste pas à un léger détournement final,
avec « Les hormones Simone » (2000), humour de Dame Sylvestre oblige. CQTC.

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 00:00
L’algarade médiatico-judiciaire du fameux SMS que not’ bon Président aurait envoyé à son ex quelques jours avant son mariage aura au moins inspiré une œuvre artistique. C’est Jeanne Cherhal qui s’y est collée.

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Pris par le bouclage du n° 63 de Chorus (à paraître le 21 mars, 2e jour du printemps) à ne pas manquer of course, j’ai été alerté par mon voisin bloggueur Baptiste Vignol (c’est ici) sur l’existence de cet inédit tout frais (« Si tu reviens, j’annule tout »), où comme il l’écrit : « Jeanne Cherhal attrape au vol un serment d'amant saccagé par le vent de la rumeur pour en faire, loin de toute polémique, une complainte touchante et néanmoins pleine d'humour ». Elle y a effectivement le mérite d’avoir écrit une vraie chanson, à cent lieues de la facilité des prétendus humoristes (pas drôles) dont nous inondent aujourd’hui les médias.


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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 14:44

Le 21 décembre dernier, Henri Salvador faisait ses adieux officiels à la scène. Moins de trois mois plus tard, le voilà définitivement H.S. (allez, faut rigoler !). Dès 1987, l’avisé Charles Aznavour avait pigé l’erreur et prévenu : « Je ne ferai pas mes adieux ».


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S’il répète volontiers qu’il compte vivre jusqu'à 110 ans, voire plus, Aznavour (84 printemps le 22 mai prochain) a pourtant beaucoup évoqué la mort dans ses chansons, mais de façon indirecte. Dans la biographie que je lui ai consacrée (Charles Aznavour ou le destin apprivoisé, Fayard-Chorus, mai 2006), il lève le voile (Annexes, p. 556) : « C’est vrai que la notion du temps revient toujours dans mes chansons. C’est normal pour quelqu’un qui a peur de la mort. Je la chante pourtant moins que Brassens... En réalité, je me demande si ce n’est pas plutôt le comment qui me travaille. De quelle façon vais-je mourir ? En souffrant ou sans souffrance ? Voilà la vérité ! La pire des choses étant de fermer les yeux à jamais… »

Et dans son dernier album de 2007 (Colore ma vie), il se paie le luxe d’aborder le sujet de front avec un humour étonnant dans « J’abdiquerai », où il chante notamment : « Le pire et le meilleur j’en ai fait mon affaire / Et s’il me reste encore un beau spectacle à faire / Un bel enterrement flatterait mon ego ». Chapeau (cubain), M. Charles ! CQTC.

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Bonus :

Aznavour ayant cité Brassens, grand chantre de la camarde (cinq ans avant l’échéance ultime, en 1976, il avait chanté « Trompe la mort » avec « C'est pas demain la veille, bon Dieu / De mes adieux »), voici une de ses chansons méconnues et de circonstance : « L’enterrement de Verlaine ».



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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 14:24
Bien jolie fête que celle des amoureux, mais quelle occasion facile de balancer toutes sortes de niaiseries. Antidote du jour, une attachante chanson d’Éric Guilleton interprétée par Véronique Gain…

Eric-Vero.jpg
Éric et Véro sont de grands amoureux… de la chanson. Tous deux se produisent depuis une bonne vingtaine d’années et font partie des ACP la Manufacture Chanson, la plus ancienne école française du genre. Éric a sorti en mars 2007 un album (Saravah) qui vaut le détour : Paradis provisoire. Il est également l’auteur de « La Saint-Valentin » qu’interprète Véronique Gain dans une version de 1993, gravée alors sur un disque hors-commerce (« En attendant le premier album
»). Depuis, elle en a enregistrés deux (la preuve). Je  ne résiste pas au plaisir d’ajouter ici un second titre de ce CD 7 titres, « La Maison aux hortensias », intégralement signé Véro, avec au piano un certain Romain Didier (sur « La Saint-Valentin », Cécilem – qui ne s’appelait pas encore ainsi - est au piano et aux chœurs).



Véronique Gain – La Saint-Valentin - 4'03



Véronique Gain – La Maison aux hortensias - 3'


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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 00:31
Sale week-end dans les beaux quartiers. Haro sur le parachuté du Président. Martinon joue David contre le Gotha, Sarkozy junior en tête. L’occasion rêvée de réécouter l’inaltérable « Neuilly Blues » de Gilbert Laffaille.

Laffaille.jpgDepuis trente ans, ce chanteur (en ligne ici) à la fibre impressionniste, à la fois sensible et plein d’humour (dont Nougaro disait « Dès qu’il chante, en moi, un oiseau fraternel s’éveille ») a enregistré une douzaine d’albums et créé de nombreux spectacles, glissant volontiers des sketches entre les chansons.

« Neuilly blues » est sorti en 1979 sur un 45 tours et a connu différentes versions. Voici celle de l’album Tout m’étonne de 1996.



Gilbert Laffaille – Neuilly blues - 3’39


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