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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 13:15

Les Landes, vous connaissez ? Alors que le TGV débaptisé fonce désormais de Bordeaux à Paris en quasi deux heures, ça fait belle lurette qu’il n’y a plus de Micheline pour Dax. Pire, un mois avant le couronnement proclamé d’un Emmanuel, un Emmanuelli du cru a fait son dernier voyage… Pour autant, la vie y continue et se fête de communes en communes grâce à l’Association des Amis du Carcoilh.
 

Les Efferve'sens 2017


Depuis le 1er juin, avec la 2e édition Orthe & Arrigans, un festival à voir, à entendre, à toucher et même pire se déroule dans lesdites Landes : LES EFFERVE'SENS. Membre actif de la fine équipe aux côtés de Jean-Pierre Bertomère, Jean-Claude Barens (initiateur et directeur de différents festivals, producteur discographique de Véronique Pestel depuis vingt ans, etc.) m'y a convié pour une conférence Ferrat autour de la biographie que je lui ai consacrée (Fayard). Intitulée La voie Ferré, la voix Ferrat, cette soirée du 16 juin bénéficiait d’une superbe expo de photos-portraits de Léo signées Francis Vernhet et se terminait en chansons Ferrat/Ferré interprétées par Jean-François Blanc et le public présent, textes en mains. Après quoi, on conjuguait naturellement dédicace et dégustation (Chianti et Rosé d’Ardèche), prose et verres…
 

Daniel Pantchenko avec Bernard Magescas, le Maire de Misson

DP avec Bernard Magescas, le Maire de Misson
 

Cette seconde étape Voir et Entendre avait lieu à Misson, après Ouroboros, celle de la Cie Titanos et sa résidence de « Création artistique Agitation foraine » ouverte aux enfants dès six ans, du 1er au 5 juin à l’Abbaye d’Arthous. Le 17 juin, c’était à Belus, De l’œil à la main / Voir et Toucher, avec le sculpteur Didier Bies ; le 23, à Gaas, on retrouvait Le goût du vin / Goûter, Entendre et Voir, avec Pascal Lamige à l’accordéon et Adeline Jondeau à la voix ; le 28, à Pouillon, place à La soupe aux épices / Voir, Sentir et Goûter, avec l’auteure jeunesse Gaëlle Perret, exposition et atelier d’écriture à la clé ; dans le même temps, Tout feu, tout slam / Entendre, deux ateliers étaient mis en place pour des classes de CM1 à Port-de-Lanne…
 

La Parade des 5 Sens - Hastingues - 2017


Attention ! Si LES EFFERVE’SENS se terminent, stage compris, le mercredi 12 juillet à Peyrehorade par Le bal républicain des Grandes Bouches, l’insatiable Association des Amis du Carcoilh parachevera les réjouissances le jeudi 13 (8 €) et le vendredi 14 (12 €) via la 19e édition Hastingues, dans le cadre de sa PARADE DES 5 SENS avec une vingtaine de chanteurs et groupes dont Annibal et ses Éléphants, Jean Mouchès et Alain Sourigues, Nicolas Bacchus, Martin tout seul, Lobo et Mie, Sophie Millot, Les Mâles en Bouchées… (Pass 15 € pour les deux jours, lien Facebook ici). Vive les Landes humaines qui chantent ! (CQTC).

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 19:22

Natacha Ezdra, tu m’as encore fait chialer ! Et pas que moi. Hier, dans cette grande salle du Palais des Congrès de Bordeaux, ce n’était pas gagné d’avance, même si sept ans après, Jean Ferrat reste par nature dans le cœur et la mémoire des retraités CGT qui t’accueillaient.
 

Natacha Ezdra Affiche


Ceux-là avaient planché toute la journée et tu n’avais pas vraiment eu le temps de répéter. Si le son en a quelque peu souffert durant les trois premiers morceaux, l’émotion a vite pris le dessus. Pourquoi ? Parce que, des chansons peu connues (jusqu’à la toute dernière, Les Artistes, créée par ta maman, Odile) aux succès poétiques ou citoyens (Aimer à perdre la raison, Que serais-je sans toi ?, Camarade, Ma France…) en passant par la version originale de Mon vieux (là, en clin d’œil à ton interprète de père, Jacques Boyer), tout s’enchaîne en finesse. À la différence d’autres mieux en cour médiatique, tu n’en rajoutes pas, tu ne racoles pas. Entre de courtes séquences où la voix du comédien Pierre Margot dit dans ce même esprit des extraits poétiques de Ferrat ou d’Aragon – sur de saisissantes images panoramiques d’Antraigues –, tu déroules ton fil. Tu recrées, tu réinventes, tu revisites en osmose totale avec le jeu d’Yves Perrin aux guitares, du percu-flutiste-cornemuseux aux bras-nus Christophe Sacchettini et de l’accordéoniste Patrick Reboud à la direction musicale. Beau travail, les gars ! Vous vous êtes permis des changements de rythmes ici, des couleurs nouvelles là, mais pourquoi n’y avait-on pas pensé avant ? Arrive Nuit et brouillard. J’étais déjà bien secoué, ma voisine que j’aime pleure à son tour et Un jour, un jour, qui suit, requiert de nouveaux mouchoirs. Bref, au final, toute la salle est debout. Créé en décembre 2009 devant Jean Ferrat lui-même, ce spectacle s’est bonifié comme un de ces crus de pays qu’il chérissait et, du coup, son interprète aussi. Natacha, tant pis si tu nous fais encore chialer, mais n’arrête jamais de chanter ! CQTC.
 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:46

Revue trimestrielle de la chanson entre Mag et Book, selon l’expression de son rédacteur en chef David Desreumaux, Hexagone occupe depuis l’automne 2016 une place particulière. Sept ans après la disparition de Chorus, ce nouveau titre a publié deux numéros imprimés (après un numéro zéro gratuit en ligne) où il prend le risque de la découverte et de l’esthétique. Un pari à soutenir par tous les amoureux et amoureuses de la chanson.
 

Hexagone 0


Avec son titre emprunté à une fameuse chanson de Renaud, Hexagone apparaît dès avril 2014 sur le web, suscitant l’année suivante l’ouverture d’une salle de concerts privée  (quarante places) en région parisienne. Devant l’accueil enthousiaste, DD et son équipe décident de lancer la revue de leurs rêves, ce qui est fait au printemps 2016, assorti – il va de soi – d’un article conséquent sur Renaud. Grâce à un financement participatif, ce numéro tremplin existe désormais en version papier (ici).

 

 

Pour Desreumaux and co, l’idée de « mots couchés sur papier » symbolise belle ouvrage. La qualité à l’ancienne mais griffée actuelle, nouvelle génération : « Deux cents pages imprimées sur un beau et gros papier autour d'une maquette sobre et élégante. Deux cents pages d'articles de fond où la photo originale et inédite est omniprésente. » Le résultat est esthétiquement à la hauteur, les photos sont magnifiques, l’impression soignée.
 

Hexagone 1


En septembre 2016, le numéro 1 est donc sorti, avec Anne Sylvestre et Garance en couverture, un partage intergénérationnel qu’on retrouve en Petit supplément d’Anne d’ouverture, complété par Mèche et Lily Luca. L’écriture aussi est soignée, soucieuse d’artistique, de créativité, d’humanisme ; pas de scoops et autres potins. Il y est question de scènes, de disques, d’écriture, de projets, qu’illustrent à l’occasion des documents graphiques, des dessins. Au sommaire, outre Anne Sylvestre, le seul artiste vraiment connu se nomme Claude Lemesle, qui signe une tribune d’une page : Halte aux chapelles. Entre des chroniques sur Klô Pelgag, Éric Guilleton, Melissmell, Nicolas Jules, Chouf ou Émilie Marsh, un dossier de 23 pages est consacré à Agnès Bihl.
 

Hexagone 2


Dans le numéro 2 qui court de janvier à mars 2017, le dossier porte sur Jérémie Bossone, artiste en couverture avec Batlik (lequel est présent un peu plus loin, ainsi – pertinente idée - que Buridane, les deux ayant fait récemment l’objet d’un article commun sur Chansons que tout cela…). Dans ce numéro 2, le chanteur le plus connu s’appelle Jean Guidoni, aux côtés de Michèle Bernard, Zaza Fournier, Bernard Joyet ou Presque Oui. On y note logiquement quelques évolutions, une chronique livres et une photo moins tourmentée du rédac’ chef pour l’édito…
 


 

Bravo donc, même si à titre personnel et pour des questions de principe, j’ai toujours conjugué (notamment dans Chorus) vedettariat et découverte – dossiers de Jean Vasca à Patricia Kaas, par exemple – et si certains articles me semblent ici un peu longs pour toucher sans concession ni démagogie un public plus large. Pour ma part, je me suis naturellement abonné à Hexagone (55 € par an) et j’invite encore une fois toutes celles et tous ceux qui aiment la chanson d’expression à le faire. CQTC.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:38

Superbe invitation au(x) voyage(s) que ce livre-disques produit par le musicien Patrick Reboud. S’il est destiné au jeune public avec en prime une « récitante » nommée Anne Sylvestre, il régalera tout autant les grands enfants aux oreilles et aux cœurs grands ouverts.
 

 

Décédé pour cause de maladie en 1939 à l’âge de 50 ans, Pierre Vellones reste un aquarelliste et un compositeur de talent, des créations pour piano à la musique symphonique jusqu’aux partitions de films. La dimension de recherche de son travail, tant au plan des sonorités nouvelles que par l’emploi d’instruments inhabituels, court à travers plus d’une centaine d’œuvres. Avec cette nouvelle adaptation conçue par l’inclassable pianiste-accordéoniste (etc) et également compositeur Patrick Reboud, les 16 pièces enfantines pour piano seul - réputées « faciles et progressives » - de Au Jardin des Bêtes Sauvages bénéficient de deux nouveaux atouts : la clarinette lumineuse de Marie Mazille et l’autorité souriante d’Anne Sylvestre. Au gré de ses envies et de son humeur, on peut écouter la musique seule sur un CD ou avec la voix diseuse de cette dernière sur un second (« La coquette Coccinelle du continent est un coléoptère commun qui a l’air d’une cocarde colorée… »), et ceci en feuilletant le livre-album (25 cm x 25 cm) illustré en finesse par Capucine Mazille. Les (courts) textes figurent bien sûr intégralement à la fin dudit album. Si ça vous chante de croiser en famille de fêtes un lézard agacé, un crocodile immobile (éh éh !),  une biche neurasthénique, un pou de mer, des pingouins petits et grands ou une méduse songeuse, voilà un cadeau garanti de derrière les sapins (InOuie Distribution, 29 €).

 

 

 

Le Pou de Mer (0'56)

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:44

Si j’ai déserté ce blog pendant plusieurs mois, c’est que tout en m'installant à Bordeaux, j’écrivais un nouveau livre. Après quatre biographies (Aznavour, Ferrat, Sylvestre, Reggiani), place à la  « belle histoire » de Ferré et du TLP-Déjazet, théâtre dirigé de 1986 à 1992 par ses amis anarchistes et devenu un haut lieu de la chanson d’expression. Une aventure qu’a prolongée l’association Thank you Ferré après la mort de l’artiste et qui essaime aujourd’hui encore au Forum Léo Ferré d'Ivry.

 

CouvDPFerré

 

Pour être un peu plus précis, voici l’avant-propos de cet ouvrage* auquel je pensais depuis plusieurs années : « Les 1er et 2 février 1986, Léo Ferré inaugure le TLP–Déjazet, baptisé « Théâtre Libertaire de Paris » par l’artiste et ses amis anarchistes qui gérent désormais cette arène rouge et noir à l’Italienne et à l’acoustique exceptionnelle. C’est le dernier théâtre du célèbre Boulevard du Crime, à deux pas de la place de la République. Pendant près de sept ans, jusqu’en juillet 1992, l’ancien jeu de paume du futur Charles X reconverti en cour de départ de diligences, puis en théâtre d’opérettes et en cinéma de quartier, va devenir l’un des music-halls essentiels de la capitale, notamment après la disparition de Bobino en 1984. S’y succèderont des artistes aussi différents que Graeme Allwright, Ray Baretto, Julos Beaucarne, François Béranger, Michèle Bernard, Dee Dee Bridgewater, Leny Escudero, Font et Val, Juliette, Xavier Lacouture, Gilbert Laffaille, Francis Lemarque, Colette Magny, Mouloudji, Mouron, Georges Moustaki, Marc Ogeret, Pauline Julien et Anne Sylvestre, Henri Tachan, Cora Vaucaire, Gilles Vigneault, Steve Waring, Tony Williams…

C’est en grande partie grâce à Léo que l’aventure réussira à tenir ; toujours présent à l’appel, il se produira à différentes reprises – et à des conditions très favorables – dans ce théâtre remarquablement restauré par l’équipe de professionnels et de bénévoles. Comme journaliste et passionné de chanson, j’ai eu la chance d’assister à ce joli moment d’Histoire […] qui se prolonge encore indirectement au présent. »

 

Tableau Ferré Trinquier petit

Cliquer ici pour agrandir l'image
et là pour lire la dédicace de Léo à Hervé Trinquier

 

Léo Ferré à DP (29/10/1986 - 0'53)
 

Alain Aurenche (chanteur et cheville ouvrière de la belle équipe du TLP-Déjazet), dont parle Léo Ferré, fait partie de la vingtaine de personnes qui ont apporté leur témoignage dans ce livre, du directeur du théâtre Hervé Trinquier à Marie-Christine et Mathieu Ferré, de Juliette à Michèle Bernard, Gilbert Laffaille, Xavier Lacouture, Bernard Lavilliers ou Julien Clerc… Sans oublier Raphaël Caussimon, le fils de Jean-Roger, qui a filmé le concert du 8 mai 1988 offert en DVD, Bernard Joyet auteur de quatre savoureuses versions des Temps difficiles (reproduites en annexes après les quatre de Ferré et deux interviews de celui-ci) et Francis Vernhet, auteur des photos, couverture comprise. Avec le temps, Léo Ferré est décidément toujours d’une actualité extrême, à preuve ce Visa pour l’Amérique (présent dans le double album On n’est pas sérieux quand on a 17 ans de 1987) au lendemain de la grande Trumperie d’outre Atlantique. CQTC.


* 226 pages, ed. Le Cherche midi, 21€ - 4e de couverture ici.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:04

Si pendant six mois je n’ai pas écrit sur ce blog, c’est que j’étais particulièrement (pré)occupé par mon déménagement de Paris-Ménilmontant, où j’ai vécu 30 ans à un mois près. Début juin, je suis donc revenu dans ma ville natale, et, dès la rentrée, j’ai assisté le vendredi 7 octobre à l’une des trois soirées du festival « Courant d’airs » organisé à l’Inox (ex Théâtre Onyx) par l’association Bordeaux Chanson.

 

Courant d'Airs 2016

 

Après des Pauline Croze, Alex Beaupain, Alexis HK, JP Nataf, Clarika, Kent et autre Emily Loizeau, c’est Valérie Leulliot du groupe Autour de Lucie qui a marrainé la manifestation cette année. Pour le concert de Batlik,  la salle d’environ 80 places affichait complet, et il se trouve que son nouvel album était sorti le jour même.

 

CD Batlik 2016

 

Batlik c’est Typatypik. Avec onze albums en une douzaine d’années, une alchimie de singularité, d’originalité et d’extrême professionnalisme dans la marge tant au plan de la production que de la plume. S’il sonne souvent poétique, il écrit d’abord des chansons. Des chansons où la mélodie, les rythmiques,  les arrangements et les échappées vocales donnent tout leur sens aux mots. En scène, peu soucieux d’effets de costume, de gestuelle ou de lumières, il s’offre le luxe intrigant de six guitares, accordées de façon très personnelle. Dès les premiers accents, on aime. Ou pas… ajouterait-il lui-même, comme dans Au bord de l’abîme (à propos de « Ce que nous sommes ou pas ». Il est vrai que derrière son humour d’entre les chansons, sa vision du monde reste sombre, ici comme Ailleurs, où « La rigueur de l’ennui est la même qu’à Paris / La ponctualité du malheur est la même ici qu’ailleurs ». Il est vrai aussi que l’actualité planétaire n’y met pas du sien : « Au nom du mieux au nom de Dieu / Tous les paradis sont construits / Sur des cadavres ou des adieux ». Alors, pour donner vie à l’endroit et sans doute nous détendre, ce Batlik qui se qualifie de « clebs pratiquant et la rime et le chant » lâche la bride à son acolyte de chien prénommé Raoul, qui vagabonde à son gré dans la salle, vient s’allonger en fond de scène et se relève à la fin de chaque chanson qu’il espère être la der de der. Le public, lui, est mordu.

Petit retour en arrière. En première partie, seule à la guitare, Buridane confie d’entrée de jeu que Batlik est l’un de ceux qui l’ont incitée à écrire des chansons. Au verbe confident trop bavard à son goût, elle a d’abord préféré la danse et il en reste une montée chronique du genoux gauche lorsque le rythme de sa guitare l’impose. Désormais, elle est diserte et, tantôt chantés, tantôt parlés, les mots se bousculent au portillon d’une urgence sensible. Portés par une voix batlique de fille, gravement timbrée mais plus douce qu’amère, ils se méritent et requièrent un effort d’écoute – sans doute parfois de ré-écoute – qui vaut le détour. Leur scansion fréquente nous balade, nous secoue, entre sentiments intimes et rapports à l’autre. Aux autres. Donc, à nous. Et lorsqu’elle dévoile le nom de son nouvel album à venir (après Pas fragile, en 2012), a priori La Barje, on pense que cela peut s’écrire avec un « g » et désigner la folie, un bateau ou un oiseau, sans oublier un nombre prometteur de communes (en Italie, Corrèze, Loire, Puy-de-Dôme, Vendée, Vienne, etc.). Bref, avec la Buridane, l’invitation au(x) voyage(s) continue.

 

Note :
Sur son blog, Chanter c’est lancer des balles…, Claude Fèvre rend également compte de cette soirée et de l’ensemble du festival.

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 13:59
Allez, c’est la rentrée. En particulier sur ce blog, où je n’ai pas écrit depuis six mois, because deux raisons principales dont je parlerai une prochaine fois. Pour l’heure, place à trois disques qui viennent de sortir, ceux de Clémence Savelli, de François Morel et de Michèle Bernard.
 
Clémence Savelli chante depuis dix ans. Accompagnée jusqu’en 2014 par le pianiste et compositeur Pascal Pistone (avec lequel elle a enregistré quatre albums, dont Le Cri en 2012), elle a alors conçu, mis en scène et interprété seule en piano-voix, le spectacle Cendrillon deviendra grande. Pour Le Cœur comme une bombe (éditions BeDooWap) dont elle signe l’intégralité des quatorze titres, elle a fait appel à Jean-Louis Beydon (complice historique d’Allain Leprest) et à l’accordéonniste Patrick Brugalières (lui, c’est Gréco, Lio, Reggiani, Béart, Macias…) pour les arrangements.
 
 
Dans ce disque en noir et blanc aux très belles photos, Clémence Savelli témoigne et vibre – directement ou non - à la première personne, des injustices et des douleurs du monde. « Comme toujours de noir sapée / Je fais ma blonde un peu perdue », se résume-t-elle instantanément dans Le Début de la fin où elle lit l’avenir à son plus sombre. À sa fibre éruptive passée, à son cri viscéral façon Ferré des années Et… Basta !, elle privilégie désormais le chant modulé, la mélodie. Certes, elle casse encore pas mal « la gueule » (« au néant », « au cafard », « à la p’tite semaine »), elle chante les réfugiés, le droit des femmes, les handicapés, les attentats… un brin au troisième degré et l’humour n’incarne toujours pas la politesse de ses désespoirs, de son mal-être de maman séparée (Mon tour d’amour). Paciencia !..., lançait justement le Père Léo et elle sait que « la route sera longue ». Mais après s’être demandée « Où j’étais passée ? », ne nous quitte-t-elle pas sur un prometteur « Je repars, je repars » ? À suivre donc.
 

 

François Morel a d’abord figuré un savoureux personnage des Deschiens, avec la troupe de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Passionné de chanson depuis l’enfance, il l’aborde professionnellement, lui aussi, en 2006. Le disque s’intitule Collection particulière et dans ma chronique de Chorus, je note alors : « S’il chante [… ] avec justesse et efficacité, François Morel reste cependant un acteur au service des textes denses, à la fois classiques et plein de trouvailles… ». Ce qui frappe d’emblée aujourd’hui, c’est que sans avoir renoncé à quoi que ce soit*, il est devenu un chanteur à part entière dont le morceau introductif éponyme - La Vie (titre provisoire) - nous rappelle illico en douceur notre place et a tout pour toucher un large public (Jive Epic / Sony Music).
 
 
Oui, il y a ici comme une évidence, une plume légère et virevoltante qui raconte, confie, saisit de petits ou de grands moments d’humanité. François Morel signe la plupart des textes et son compère Antoine Sahler (claviers) la plupart des musiques et les arrangements. Leur osmose est parfaite, ils nous offrent de savoureux Trucs inutiles en duo, Louis Chedid se prêtant au jeu dans C’est encore long l’enfance ? et Anouk Aïata dans Amalia. Humour naturel au cœur, Morel trouve avec grâce les angles (Celui qui), pousse le Striptease jusqu’au dentier voire pire, nous invite Au cinéma façon Vian, s’avoue « déçu » par le Petit Jésus (« Je t'évoque à Noël, à Pâques / Mais je n’attends plus ton come back »), n’oublie jamais ce que nous devons aux femmes et prend congé** avec une « putain » de classe : « Pardon, y’a pas plus chic qu’une chanson populaire ! »
 

 

Michèle Bernard, de son côté, a enregistré dès 1982 Les Chanteuses populaires. C’est dire si cet héritage, cette culture, lui collaient au cœur et au corps, accordéon à l’appui. Aujourd’hui, après cinq vinyles, seize CD dont cinq salués par le Prix Charles-Cros et une anthologie récente de cinquante-sept titres (Sur l’infini des routes), elle nous offre une nouvelle galette de quatorze titres qu'elle a pratiquement tous écrits et composés, Tout’s Manières..., son premier disque pour adultes inédit depuis dix ans…
 
 
Comme Clémence et François, c’est l’impératif « aimons-nous […] serrons-nous plus fort » que conjugue Michèle Bernard d’entrée de jeu, puisque « On n’est qu’des pirouettes / Entre deux fossés / Tout’s manières ». Avec sa voix non lisse, partageuse de révoltes et de générosité, en compagnie d’une belle équipe musicale acoustique (direction : Pascal Berne) et des chœurs de l’ensemble Évasion, elle a - de fait - le « chic » pour accoucher l’émotion du quotidien. C’est le souvenir de la douceur des Savons d’Alep (qu’elle sous-titre Pavane pour une Syrie défunte), c’est celui de la mise en  « P’tites boîtes » d’une société dénoncée déjà par Graeme Allwright et qui perdure, ou encore ces Chewing gums, mâchés et jetés dans le caniveau, « Ces soucis qu’on rumine / Ces désirs fanés […] La trace des hommes / Une fois envolées / Leurs vies à la gomme ». Ce sont aussi des portraits d’amis, telle la formidable Madame Anne (en duo avec Anne Sylvestre) son antidote au désespoir, l’accordéoniste Jean Pacalet ou la comédienne Michèle Guiguon aujourd’hui disparus, sans oublier une Yvette qui n’en est pas loin et goûte peu notre époque numérisée où – bye bye Descartes – s’incruste chaque jour davantage le « Je dé-pense donc je clique. » Bref, un constat moins doux qu’amer, même si l’infatigable Michèle clôt l’ensemble*** sur une très symbolique Valse de la vie (EPM/Universal). CQTC.
 

 

* Notamment son « billet » pas triste sur France Inter, chaque vendredi à 8h55.
** L’album comporte douze titres, mais il en existe une « version Deluxe » avec six chansons supplémentaires plus souriantes paraît-il, parce que « pensées pour la scène ». Mis en scène par Juliette, le spectacle est présenté à Paris depuis le 4 octobre au Théâtre du Rond-Point et pour 28 représentations jusqu'au 6 novembre.
*** Sa tournée passera les 17 et 18 octobre au Café de la Danse, Paris 11e (en première partie, Elsa Gelly).
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:52

« Jamait, avec un “t, comme “toujours” » ; Yves, chanteur populaire qui lit Nietzsche et même pire. Depuis bientôt vingt ans, il sillonne les routes avec sa voix chaleureuse d’écorché libre, sa guitare et sa casquette. Le 16 octobre 2015, il a sorti son sixième album studio, Je me souviens… un cru qui montre combien il en « veut encore ». Sa tournée passera le 2 avril par Paris, à La Cigale.
 


 

Il en a fait du chemin le Dijonnais, le « moutard de Dijon », comme dit son pote/collègue Gérard Morel. Depuis l’Adam de sagesse, premier groupe éphémère de ses vingt ans, son boulot de cuisinier, ses dérives avec l’alcool, ses vrais débuts en 1998 et l’album autoproduit au titre éloquent, De verre en vers - avec Et je bois et le poignant Dimanche (Caresse moi), il s’est grand ouvert l’esprit et a « égoïstement » chopé le goût du partage…
 


Yves Jamait à DP – Influences
(12/11/2015 - 3'07)

 

À l’été 2004, il emballe avec ses quatres musiciens la place Saint-Jean d’Acre des Francofolies de La Rochelle, en prélude à une grande soirée dédiée à Jean-Louis Foulquier. Deux mois plus tard, son producteur de disques fait faillite et le studio refuse de laisser sortir l’album qu’il vient d’enregistrer. Il envisage alors de tout arrêter lorsque Patrick Sébastien lui téléphone : « J’ai appris que t’étais dans la merde. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? J’adore tes chansons. » L’année précédente, Foulquier avait donné à l’animateur télé une pile de disques et il avait craqué pour Jamait. En 2006, paraissait ainsi Le Coquelicot sur le label Faisage Music. Aujourd'hui, sur son nouvel album, Yves a dédié une chanson discrète à son ami Jean-Louis, disparu en décembre 2013 : J’ai appris…

 


 

En 2008, Yves Jamait grave Je passais par hasard, album qui s’ouvre sur Des mains de femmes (« Normal. J’ai été élevé par des femmes ! ») et qui va être disque d’or comme le précédent, même s’il se vend un peu moins (60 000 exemplaires au lieu de 90 000). Mélodies efficaces à la clé, il y cultive naturellement la simplicité, sans céder le moindre pouce au simplisme, au populisme, en amoureux de toutes sortes de chansons, music-hall en tête.
 


Yves Jamait à DP – Ouverture
(12/11/2015 - 1'24)

 

S’il estime que la lecture l’a aidé à peaufiner son écriture, Yves Jamait concède un « complexe de l’autodidacte » qui l’incite à choisir deux bouquins classiques sur trois qu’il lit. Pas mal pour un type qui, en plus de son propre répertoire,  a chanté Leprest, Guidoni, Tachan (Moustaki, peut-être bientôt ?) et a dû mémoriser jusqu’à 65 chansons en même temps. En 2011, l’opus Saison 4 est produit par Par Hasard Productions (société qu’il a créée avec Didier Grebot, son manager et directeur artistique) et il comporte un duo avec Zaz sur La Radio qui chante. Après Amor fati (« Je lisais beaucoup Nietzsche à ce moment-là. » dit-il à propos du choix de cette locution latine qui signifie « amour du destin, du devenir »), il poursuit désormais sa route avec Je me souviens…, clin d’œil à Georges Pérec, mais pas que…
 



Yves Jamait à DP – Accordéon
(12/11/2015 - 2'10)

 

Rien à jeter parmi les 13 titres de ce nouvel album aux arrangements diversifiés, qui s’ouvre sur Le Temps emporte tout, mais on notera un très symbolique J’en veux encore, l’émouvant Les Poings de mon frère et Le Bleu (celui des travailleurs), signé Gil Chovet / Romain Didier et emprunté à un spectacle auquel Yves a participé. Sachant que le Jamait se savoure d’abord en scène, en l’occurrence avec ses trois musiciens (Samuel Garcia, claviers, accordéon, bandonéon et direction musicale ; Jérôme Broyer, claviers ; Mario Cimenti, percussions saxophones) et – soyez attentif – dans les Bars à Jamait où il invite régulièrement des « collègues » de cœur et d’âme. CQTC.
 


Yves Jamait à DP – Bars à Jamait
(12/11/2015 - 2'25)

 

Bonus : Le Temps emporte tout

 

Autres vidéos et toutes infos sur la tournée à :
http://www.jamait.fr/#/jemesouviens/

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:07

Qui l’ignore encore ? Bernard Joyet est l’une de nos plus fines plumes de la chanson. S’il s’y est mis un brin « tardivement » courant 1985 en duo rigolard avec le batteur Roland Salomon (Joyet et Roll Mops), les choses « sérieuses » ont commencé en solo avec le nouveau millénaire. L’an dernier est sorti son quatrième album, AUTODIDACTE II, un cru haut de grappe à apprécier d’abord en scène (notamment le 14 mars au Vingtième Théâtre*, à Paris) en compagnie de la pianiste Nathalie Miravette.

 

Bernard Joyet à DP – C’est l’heure d’écrire
(18/02/2016 - 3'24)

 

Né à Mont Saint-Aignan (« près de Rouen ») où l'ami Allain Leprest qu’accompagnait également Nathalie Miravette a passé son enfance, Joyet partage d’autres jolies coïncidences avec un grand parmi les grands : Léo Ferré. Ainsi, en 1982, alors qu’il avait enregistré un premier disque avec un petit producteur, Richard Marsan (directeur artistique de Ferré et Lavilliers) lui proposa de signer chez Barclay, à condition d’oublier ledit petit producteur. Bernard refusa tout net, et, trois ans plus tard, se lança avec Roll Mops. Quand ils se séparèrent, ils avaient créé l’irrésistible Gérontophile qui figure (avec On s’ra jamais vieux) sur le premier vrai disque de 2001, le bien nommé Prolongations. Suivra Au temps pour moi ! en 2004 (déjà capté en public au Vingtième théâtre) avec un autre bijou pas très catholique celui-là : Ma Bible.

 


 

En 2008, notre roi du contre-pieds littéraire concocte Les Victoires de la Muse, innommable dans une foire médiatique du show-business, avec de nouvelles pépites telles Vingt ans (« Vingt ans que tu me rends malade / Et vingt ans que tu me guéris), Mon plus beau chagrin d’amour, La Maladie ou Les Mots. Logique, pour un auteur sans concession et à perpétuité, pour lequel les mots sont de la musique. Ou rien.



Bernard Joyet à DP – Le texte doit se suffire
(18/02/2016 - 3'11)

 

Et puis s’est imposé l’intitulé de ses deux albums suivants, Autodidacte, avec l’époustouflante chanson du même nom (musique de Nathalie Miravette), qu’on aurait envie de citer en entier, tant l’artiste y découd fil à fil son âme : « Je suis l’éternel débutant / J’apprends grain à grain mon vignoble / J’attends la pourriture noble / Ou bien c’est elle qui m’attend. » Après cet album de 2012 produit par Tacet (avec quatuor à cordes dirigé par Romain Didier), Bernard Joyet a pourtant quitté Didier Pascalis, mais pas pour les mêmes raisons que lorsqu'il avait décliné l’offre de Richard Marsan trois décennies plus tôt : « C’est le mec le plus honnête du métier. Extrêmement droit. Et c’est pour ça que je l’ai quitté. Je lui ai dit : “Tu vas pas gagner d’argent avec moi. Donc, ça sert à rien, tout ça. Je vais continuer dans un mode artisanal”. » AUTODIDACTE II (CD + DVD ) est donc né en 2015 d’une souscription griffée Label Épique, avec l’aide des petites structures efficaces de deux fous de chansons, Éric Nadot et Franck Halimi…
 


Bernard Joyet à DP – Autodidacte
(18/02/2016 - 4'18)

 

Outre son talent d’écriture exceptionnel, Bernard Joyet est à déguster d’abord en scène, qu’il soigne tout autant. Il y a donc enregistré son dernier album et sa complicité totale avec Nathalie Miravette fonctionne aussi bien dans l’émotion que dans l’humour. Témoins, ci-dessous, des extraits vidéo du spectacle et en bonus, la chanson d’ouverture du CD et du DVD, Rien s’en va, dont je n’ose justement rien dire, faute de ne trouver que des superlatifs. CQTC.

 


 

Bonus

 

* Vingtième Théâtre à 20h, 7 rue des Platrières, 75020 Paris (tél. 01 48 65 97 90).

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:34

Trois ans après La Tournure des choses, Clarika sort son 7e album, De quoi faire battre mon cœur*, sensible, grave, marqué par sa séparation d’avec l’auteur-compositeur-interprète Jean-Jacques Nyssen, après vingt-cinq ans de vie (pas) commune. Il y reste présent dans deux chansons, la musique toujours très soignée étant ici essentiellement l’œuvre de Fred Pallem, le créateur orchestral de l’innovant Sacre du Tympan. Amorcée début mars, la tournée de Clarika empruntera une scène parisienne, le 12 avril à la Cigale.
 

Clarika-CD2016

 


Question d'écriture - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'18
 

Pour mémoire, le 28 novembre 2013, Clarika fêtait ses vingt ans de chansons au Trianon, à Paris, en compagnie de nombreux invités. En 2001, clip à la clé, ses Garçons dans les vestiaires avaient catalysé sa carrière (« la chanson m’a un peu échappé, il y a eu un avant et un après »), ponctuée par un album tous les quatre ans, la scène restant son élément naturel d’espiègle citoyenne. La preuve l’an dernier avec Daphné, pour un duo plein de poésie.

 

Daphné et Clarika

 


Duo d'Ivresses - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'27
 

Comme Clarika le précise dès le premier extrait d’interview de cet article, elle a d’abord écrit Je ne te dirai pas, superbe faux déni de l’absence amoureuse, où sa voix à la fois musicale et non lisse distille l’émotion, conjugue pudeur et transparence vitale, utile, nécessaire, aux autres comme à elle-même.
 


Histoire de rassurer son monde, orchestre de chambre de Budapest et espoir têtu en bandoulière, elle place les festivités chansonnières (treize titres au total) entre Je suis mille et Les Beaux jours. De quoi rebondir en permanence au fil de sa plume d’auteure si habitée, précise, inventive et jamais pédante. Elle raconte l’histoire d’amour définitive de Georgette et Bernard au Lutétia, celle du lanceur de couteaux et de sa Cible (en duo avec Raoul de La Maison Tellier), la loterie/iniquité sociale du Choix (« Est-ce que tu l'as ? », variante réussie de son Bien mérité de 2009) et elle nous offre de nouveaux épisodes de l’inventaire à la pré-Claire dont elle a le secret, à l’image ici d’un On a fait un rien foutraque ou d’un élégant Dire qu’à cette heure, en duo cette fois avec Alexis HK. Bref, vivement qu’on la voie en scène avec ses trois musiciens…** CQTC.
 


« Faire rêver » - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'42

 

 

* Label AT(h)OME/Wagram Music.
** Dès le 5 mars, au Festival des Voix de Femmes, Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône).

 

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Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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