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  • : Paris
  • : Journaliste, essentiellement au trimestriel Chorus, jusqu'à sa fin en juin 2009. Auteur (avec Marc Robine) de la biographie "Charles Aznavour ou le destin apprivoisé". Intervenant sur la chanson (formation, stage, conférences, rencontres-débats..

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  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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Lundi 9 novembre 2009

À la mi-août, avec son ami Allain Leprest, il nous offrait – dix ans après Pantin Pantine – une superbe Cantate pour une mer bleue ; aujourd’hui, il invite (en quartet) les parisiens à découvrir quelques unes des chansons de son prochain album perso et en première partie la prometteuse Alice Dézailes. Les 16 et 17 novembre au Vingtième Théâtre.



S’il a travaillé avec des auteurs hors pair comme Leprest ou Pascal Mathieu (pour l’excellent Chapitre 9 de 2005), Romain Didier, compositeur dont on reconnaît illico la patte, manie le verbe avec une égale élégance. Le pinceau empreint de quotidien, de souvenirs, de mémoire, d’images inspirées (« Les deux mains de mon père tricotant de l’ivoire », dans Mon écharpe grise, qui ouvre le live en quartet de 2007), il portraitise, il confie, il raconte. Humour et émotion garantis ; révolte maison aussi, derrière le charme et la voix de velours, quand trop c’est trop. Et ce talent réputé « discret » (argument ordinaire de la fainéantise inconséquente des grands médias) ne date pas d’hier, à l’image de cette Vie de femme de 1985, captée sur scène en 2006. CQTC.

 

 

Par Daniel Pantchenko - Publié dans : Chanson - Communauté : chanson française
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Lundi 26 octobre 2009
Allez savoir pourquoi, les mésaventures de Petit Jean le Neuilléen me font penser à cette Pauvre petite fille riche que chantait Clo Clo. Putain de peuple français ! Quand on pense qu’en Tunisie, Ben Ali vient d’être réélu avec près de 90% des suffrages exprimés ! Lui, c’est pas « liberté, égalité, fraternité » ; c’est « Ben & fils, thune easy ». Le rêve…

Propret Petit Jean, c’est copie qu’on forme. Mais la première dame de France qui se plaît à chanter Quelqu’un m’a dit, ce genre de rumeurs la donne régulièrement enceinte, et à force, cela pourrait bien arriver. Alors, question : vu les antécédent de gôche et surtout artiste de celle-ci, un géniteur d’esprit si clonique comme not’ bon Président ne risque-t-il pas d’engendrer un monstre ? Une punition céleste à la Jean Richepin le bien nommé, Les Philistins, que nous rappelle le Père Brassens de 1957 ? CQTC.


 

Par Daniel Pantchenko - Publié dans : Chanson - Communauté : chanson française
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Lundi 19 octobre 2009

Six ans après La Pittoresque Histoire de Pitt Ocha née avec leurs premiers marmots, les Ogres de Barback remettent le couvert dès le 2 novembre avec Pitt Ocha Au Pays des Mille Collines, une espèce de tour du monde en 80 bonjours. Une petite merveille d’émotion, de sensibilité citoyenne planétaire et d’humour.


 

Comme le disait Alphonse Allais, inspiré agent de promo malgré lui : « Il y a des jours où l’absence d’ogre se fait cruellement sentir ». Ceux-là sont depuis longtemps des femmes et hommes du monde au sens véritable du terme avec leurs chansons vivantes en diable, kusturiciennes au cinéma indivisible du quotidien. Avec leur envie de ruer salutairement dans les brancards d’une société fliquée-friquée. Des Alice, Mathilde, Fred et Sam anartisans incadrables, hors mode, pas people pour deux ronds, donc exclus implicites des grands médias audiovisuels… Sur RTL, par exemple, quand on demande pourquoi les Ogres ne passent jamais, on répond sans rire (on me l’a répondu) : « Mais ce n’est pas la peine ! Ils ont leur public ! » Sans doute, ledit public est-il venu tout seul ?


 

 Fruit de multiples voyages des Ogres, ce nouveau Pitt Ocha comporte 17 morceaux dont le conte éponyme de près de 20 minutes. Donnant superbement le ton dès l’ouverture avec Bumbaïa et les enfants mongols de l’orphelinat d’Oula-Bator , il accueille de nombreux invités au gré des pérégrinations géographiques et musicales, des enfants de l’école de Payzac à Madina N’Diaye, Tiken Jah Fakoly, Anne-Lise Foy, Patrick Bouffard, Gabriel Yacoub, 17 Hippies, Polo, Traïo Romano, Les Cow-boys Fringants… et bien sûr les savoureux ogrillons et ogrillonnes, qui sont déjà une tripotée… Le tout assorti d’un livret aux petits oignons de 66 pages illustré par Éric Fleury et mis en page par Lionel Le Guen. Outre les vidéos d’annonce, vous trouverez en guise d’apéritif le second titre de cet album (qui promet, vu l’abondance de matière d’être très vite suivi d’un second), l’irrévérent joyeux Touche pas à mon école. CQTC.




Les Ogres de Barback – Touche pas à mon école - 2’13


Par Daniel Pantchenko - Publié dans : Chanson - Communauté : chanson française
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Jeudi 8 octobre 2009
À l’initiative de Thierry Lecamp, une émission chaleureuse, émouvante  et festive autour de Fred et Mauricette Hidalgo, fondateur de la revue Chorus, les cahiers de la Chanson, a été enregistrée mardi 6 octobre dans le grand studio de la station. Résultat : deux heures d’une spéciale « On connaît la musique » avec une foule d’invités prestigieux et diffusée le samedi 10 de 23h à 1h.

 

Thomas Fersen, Fred et Mauricette Hidalgo (ph. Francis Vernhet)

Le 22 juillet dernier, la revue Chorus était brutalement « liquidée » (judiciairement parlant) au bout de dix-sept ans, laissant sa rédaction sous le choc (c’est ici). Sur l’air du « ne baissons pas les bras, créons le buzz, on ne sait jamais, peut-être quelqu’un… » Thierry Lecamp a convaincu (non sans mal, au départ) Fred et Mauricette Hidalgo d’être au centre de cette émission qui fera date. Mardi, dès 21h, combien étaient-ils d’artistes, de musiciens et de professionnels venus pour chanter, témoigner ou simplement être là par solidarité (Claire Elzière, Dominique Cravic, Florent Marchet, Benoît Dorémus, Gilbert Laffaille, Caroline Loeb, Fred des Orgues de Barback, Michel Puyau de Chanson Plus Bifluorée, Julie Rousseau, Zut, Dominique Dimey, Nicolas Bacchus, M. Roux, Gaspard Batlik, Thomas Pitiot, Alexis HK, Mélanie Dahan, Giovanni Mirabassi, Florent Vintrigner de La Rue Kétanou…) ?...

En coulisses : Ours, Thibaud Defever, Marie Cherrier, Benoît Dorémus
(ph. Francis Vernhet)

En direct à la guitare ou au piano, allaient se succéder : Bernard Joyet, Agnès Bihl, Mano Solo, Clarika, Kent, Marie Cherrier, Nilda Fernandez, Joseph d’Anvers, Pierre Lapointe, Allain Leprest et Romain Didier (en duo), Ours, Mell, Jean Guidoni… ; sur le plateau par téléphone en direct ou par messages enregistrés : Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Alain Souchon (les trois « parrains » de Chorus), Jean-Michel Boris, Charles Aznavour, Guy Béart, Cali, Carla Bruni, Juliette Gréco, Georges Moustaki, Hubert-Félix Thiéfaine, Dominique A, Michel Jonasz (la première couverture de Chorus en septembre 92 !)… Dans la semaine, de nombreux messages étaient arrivés (Yves Duteil, Daniel Lavoie, Michèle Bernard, Gérard Morel, Natacha Ezdra, Serge Hureau, Enzo Enzo, Tryo, Aldebert, Florent Marchet… Décidément, l’esprit Chorus n’est pas mort, car il chante encore… avec ici, comme les trimestres précédents, l’infatigable M. Charles. CQTC.

 

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Lundi 21 septembre 2009
Le 22 juillet 2009 restera un jour sombre pour les amoureux de la chanson. Alors même qu’à Lorient, proches et amis accompagnaient Gilles Elbaz à son dernier voyage (cf. Salut Gilou), la revue Chorus était « liquidée » à Nantes. Froidement. Sans sommation d’usage. À presque dix-sept ans d’un travail unique, passionné, inégalé. Aujourd’hui, malgré Le Chagrin (chante Allain, chante !), sa rédaction solidaire aux côtés de Fred et Mauricette Hidalgo tient à saluer lecteurs et abonnés et à rétablir la vérité des faits, ici et là bien déformés : outre ce communiqué de presse, une partie des articles prévus pour le défunt numéro 69 figure sur la toile à l’adresse suivante : www.laredactiondechorus.fr.


En cette édition d’automne, c’est Manu Chao (ici en conversation avec Marc Legras devant l’objectif de Francis Vernhet) qui aurait dû être en couverture… mais l’édito de la rédaction vous apportera toutes les précisions nécessaires.




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Jeudi 17 septembre 2009
Après le « prototype » de l’humoriste Hortefeux en Auvergne, on parle beaucoup aujourd’hui des dérapages contrôlés d’un pilote Renault et de Jean-Claude Dassier dirigeant de l’Olympique de Marseille où il a succédé au Sénégalais Pape Diouf (« Je ne serai pas un président à la Libanaise ou à l'Africaine ») ; mais curieusement, en pleins labeurs parlementaires de la loi Hadopi, les médias sont restés quasi-muets sur l’insulte tout aussi signifiante de Christophe Lameignère (Pdg de Sony Music France et président du SNEP, le Syndicat National de l’Édition Phonographique) aux opposants à ladite loi.



Rappelons que la vidéo ci-dessus n’a pas « piégé » l’apprenti rival de Brice de Nice, mais qu’elle a été prise avec une vraie caméra par une équipe bien visible de Public Sénat, chaîne qui n’a d’ailleurs diffusé la séquence qu’après qu’elle ait fait le tour du Net à partir du site du Monde. De son côté, grand donneur de leçons de l’industrie du disque, le président du SNEP a déclaré sans vergogne à propos des anti Hadopi : « Ces gens-là, ils auraient vendu du beurre aux allemands pendant la guerre ! ». Animée notamment par l’association Que Choisir, la « plateforme » Création Public et Internet » a immédiatement exigé des excuses, estimant qu’il a « fait le dérapage de trop en assimilant les opposants de la loi Hadopi à des “collabos” en puissance du régime nazi ». L’art et Lameignère, sinon l’âme hainière, en quelque sorte. À cent lieues d’un Auvergnat (1954) d’un autre humanisme qui nous enchantera toujours, grâce au père Georges. CQTC.


 

 

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Lundi 7 septembre 2009
Le duo inspiré de l’opéra pour enfants Pantin Pantine (1997) a encore frappé. Avec Cantate pour un cœur bleu, Allain Leprest et Romain Didier saluent la méditerranée en compagnie d’un orchestre à cordes, d’un chœur d’enfants, d’Enzo Enzo et Jean-Louis Trintignant. Résultat : une perle de la plus belle eau.

 

Créée en juin 2006, au Festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès (Maroc) à l’initiative de Gérard Authelain, ancien directeur du CFMI (Centre de Formation de Musiciens Intervenants) de Lyon, la cantate a été reprise en 2007 à Paris, dans l’enceinte du ministère de la Culture, lors de la Fête de la Musique. Devenue Cantate pour un cœur bleu, elle vient d’accoucher d’un album (le 17 août) sous la houlette artistique de Didier Pascalis (Tacet), producteur de Leprest. La fibre poétique de ce dernier (hormis Les mêmes d’Akhenaton et Salam Haleikoum de Chochana Boukhobza, il a signé tous les textes) et l’invention musicale de Romain Didier invitent à l’envol entre subtilité et esprit festif, chœur et instruments acoustiques à l’appui. La voix de source d’Enzo Enzo et le timbre si particulier du récitant Jean-Louis Trintignant parachèvent l’ensemble. Le morceau ci-dessous, On naît, nous sommes nous étions, nous plonge d’entrée dans le récit avec tout ce beau monde, après quelques confidences d’Allain et Romain. CQTC.

 

Allain Leprest, Romain Didier à DP, 29/06/2009 - 3'23

On naît, nous sommes, nous étions - 5'53


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Dimanche 2 août 2009
Samedi 18 juillet en fin d’après-midi, Gilles Elbaz est décédé à l’hôpital de Lorient. Avec lui, disparaît l’un des chanteurs-poètes de la trempe des Jacques Bertin et autre Jean Vasca, un ami aussi, avec lequel, au début des années 80, j’ai partagé l’aventure du Centre Régional (Georges Brassens) de Nanterre, puis la création des ACP (Ateliers Chansons de Paris et d’Ile-de-France) initiés par Christian Dente. Christian, qui nous a quittés également un mois de juillet, le 10, il y a six ans déjà.


Gilles Elbaz - Question d'écriture - 2’22

J’ai rencontré Gilles alors que je débutais dans la chanson, en 1972 au festival Sigma (Bordeaux), où nous étions tous les deux programmés. Après avoir assisté à mon tour de chant, il m’a dit : « Je te parle, parce que dans tes chansons, il y a un souffle ! » J’ai mis longtemps à comprendre ce qu’il entendait par là, mais ça m’a marqué. Par la suite, nous nous sommes régulièrement croisés, nous avons sympathisé avec l’aventure du Centre de la Chanson et des ACP (devenus aujourd’hui ACP La Manufacture Chanson), mais c’est moi qui désormais l’ai souvent vu en spectacle. À l’inverse de la plupart des chanteurs-poètes, il s’y montrait drôle, vif, enjoué, et poly-sons, eût égard sans doute à ses différentes expériences musicales et au contenu « badin » de certaines chansons du répertoire qu’il reprenait.

Gilles Elbaz - Cuisine de nuit - 1’14

Des Quatre éléments (1970) à Ici (1996), il a sorti huit disques originaux (dont le très symbolique Les mots sont de la musique de 1976, qui vient d'être réédité en CD) et a largement participé à la formidable Anthologie de la Chanson Française (1995-1996) dirigée par Marc Robine. On trouvera dans cet article trois extraits d’un entretien que nous avions eu en octobre 1993 (je ne sais plus pourquoi, l’article n’est paru qu’à l’été 97, dans Chorus n° 20) et justement Ici, allusion à cette terre lorientaise où il venait de s’installer, avant d’y créer une école de la chanson, toujours bien vivante. CQTC.

Gilles Elbaz - Artiste pédagogue et Rendez-vous - 3’02

Gilles Elbaz chante "Ici" - 3’01


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Mardi 14 juillet 2009
« Le jour du 14 juillet / Je reste dans mon lit douillet / La musique qui marche au pas / Cela ne me regarde pas » chantait Brassens (La Mauvaise Réputation) dès son premier 78 tours de 1952. Et il a bien raison aujourd’hui encore. Idéaux piétinés, pollution maximale des airs (salut Chedid !) et des esprits (salut Monsieur Roux !), la Sarko récup turbine…


Généralement, pour les Français, la fête nationale commémore la prise de la Bastille. 1789. En réalité, depuis 1880 qu’elle existe, c’est d’abord à la « moins violente » Fête de la Fédération (convergence à Paris des « fédérations » régionales de gardes nationaux) du 14 juillet 1790 qu’elle se réfère. D’où le défilé militaire, à cent lieues de l’esprit révolutionnaire initial. Cette année, quand on sait que 51 avions, une trentaine d’hélicoptères et près de 300 véhicules terrestres auront parfumé l’atmosphère [cf. Le Canard Enchaîné du 8/07/09], on se dit que l’écologie dont not’ bon Président se gargarise désormais reste la dernière roue du char Leclerc national.


Bref, tout cela se révèle très bidon, Bidon de gas-oil, précisait déjà Louis Chedid dans l’album Répondez-moi de 1997 (« Plus on en consomme / Plus ça nous consume / À croire que les hommes / C’est plus con qu’la lune… ») ; à moins que cette culture médiatisée du marcher au pas ne contribue in fine au Vote utile, comme le suggère l’insolent salutaire Monsieur Roux dans son récent CD, Un été caniculaire. CQTC.





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Mercredi 1 juillet 2009
Mardi 23 juin au matin, Frédéric Mitterand a annoncé précipitamment sa nomination ministérielle. Discourtois mais pas fou : le lendemain, c’était l’ouverture des soldes ! Cela mérite bien deux petites vidéos chansonnières d’accueil avec les Frères Jacques et France Gall.

Sans préjuger de ce que fera en matière de Culture le « neveu », friand de têtes couronnées et de papiers bavards, mais aussi d’encanaillements branchouilles, offrons-lui ce Fredo de quarante ans d’âge signé Bernard Dimey (musique Hubert Degex) et interprété par les inimitables Frères Jacques.


Le reje(Ton)ton de la bande FM ayant expliqué que sa trop bonne éducation ne lui avait pas permis d’éluder les questions des journalistes présent à Rome, il m’a semblé éloquent de lui dédier cette petite perfidie (également de 1969) de la toute jeune France Gall. Une facétie du tandem Franck Gérald/Hubert Giraud, déjà diffusée l'an dernier sur ce blog en « hommage » aux Balkany. CQTC.



Par Daniel Pantchenko - Publié dans : Chanson - Communauté : chanson française
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