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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:52

« Jamait, avec un “t, comme “toujours” » ; Yves, chanteur populaire qui lit Nietzsche et même pire. Depuis bientôt vingt ans, il sillonne les routes avec sa voix chaleureuse d’écorché libre, sa guitare et sa casquette. Le 16 octobre 2015, il a sorti son sixième album studio, Je me souviens… un cru qui montre combien il en « veut encore ». Sa tournée passera le 2 avril par Paris, à La Cigale.
 


 

Il en a fait du chemin le Dijonnais, le « moutard de Dijon », comme dit son pote/collègue Gérard Morel. Depuis l’Adam de sagesse, premier groupe éphémère de ses vingt ans, son boulot de cuisinier, ses dérives avec l’alcool, ses vrais débuts en 1998 et l’album autoproduit au titre éloquent, De verre en vers - avec Et je bois et le poignant Dimanche (Caresse moi), il s’est grand ouvert l’esprit et a « égoïstement » chopé le goût du partage…
 


Yves Jamait à DP – Influences
(12/11/2015 - 3'07)

 

À l’été 2004, il emballe avec ses quatres musiciens la place Saint-Jean d’Acre des Francofolies de La Rochelle, en prélude à une grande soirée dédiée à Jean-Louis Foulquier. Deux mois plus tard, son producteur de disques fait faillite et le studio refuse de laisser sortir l’album qu’il vient d’enregistrer. Il envisage alors de tout arrêter lorsque Patrick Sébastien lui téléphone : « J’ai appris que t’étais dans la merde. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? J’adore tes chansons. » L’année précédente, Foulquier avait donné à l’animateur télé une pile de disques et il avait craqué pour Jamait. En 2006, paraissait ainsi Le Coquelicot sur le label Faisage Music. Aujourd'hui, sur son nouvel album, Yves a dédié une chanson discrète à son ami Jean-Louis, disparu en décembre 2013 : J’ai appris…

 


 

En 2008, Yves Jamait grave Je passais par hasard, album qui s’ouvre sur Des mains de femmes (« Normal. J’ai été élevé par des femmes ! ») et qui va être disque d’or comme le précédent, même s’il se vend un peu moins (60 000 exemplaires au lieu de 90 000). Mélodies efficaces à la clé, il y cultive naturellement la simplicité, sans céder le moindre pouce au simplisme, au populisme, en amoureux de toutes sortes de chansons, music-hall en tête.
 


Yves Jamait à DP – Ouverture
(12/11/2015 - 1'24)

 

S’il estime que la lecture l’a aidé à peaufiner son écriture, Yves Jamait concède un « complexe de l’autodidacte » qui l’incite à choisir deux bouquins classiques sur trois qu’il lit. Pas mal pour un type qui, en plus de son propre répertoire,  a chanté Leprest, Guidoni, Tachan (Moustaki, peut-être bientôt ?) et a dû mémoriser jusqu’à 65 chansons en même temps. En 2011, l’opus Saison 4 est produit par Par Hasard Productions (société qu’il a créée avec Didier Grebot, son manager et directeur artistique) et il comporte un duo avec Zaz sur La Radio qui chante. Après Amor fati (« Je lisais beaucoup Nietzsche à ce moment-là. » dit-il à propos du choix de cette locution latine qui signifie « amour du destin, du devenir »), il poursuit désormais sa route avec Je me souviens…, clin d’œil à Georges Pérec, mais pas que…
 



Yves Jamait à DP – Accordéon
(12/11/2015 - 2'10)

 

Rien à jeter parmi les 13 titres de ce nouvel album aux arrangements diversifiés, qui s’ouvre sur Le Temps emporte tout, mais on notera un très symbolique J’en veux encore, l’émouvant Les Poings de mon frère et Le Bleu (celui des travailleurs), signé Gil Chovet / Romain Didier et emprunté à un spectacle auquel Yves a participé. Sachant que le Jamait se savoure d’abord en scène, en l’occurrence avec ses trois musiciens (Samuel Garcia, claviers, accordéon, bandonéon et direction musicale ; Jérôme Broyer, claviers ; Mario Cimenti, percussions saxophones) et – soyez attentif – dans les Bars à Jamait où il invite régulièrement des « collègues » de cœur et d’âme. CQTC.
 


Yves Jamait à DP – Bars à Jamait
(12/11/2015 - 2'25)

 

Bonus : Le Temps emporte tout

 

Autres vidéos et toutes infos sur la tournée à :
http://www.jamait.fr/#/jemesouviens/

 

Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:07

Qui l’ignore encore ? Bernard Joyet est l’une de nos plus fines plumes de la chanson. S’il s’y est mis un brin « tardivement » courant 1985 en duo rigolard avec le batteur Roland Salomon (Joyet et Roll Mops), les choses « sérieuses » ont commencé en solo avec le nouveau millénaire. L’an dernier est sorti son quatrième album, AUTODIDACTE II, un cru haut de grappe à apprécier d’abord en scène (notamment le 14 mars au Vingtième Théâtre*, à Paris) en compagnie de la pianiste Nathalie Miravette.

 

Bernard Joyet à DP – C’est l’heure d’écrire
(18/02/2016 - 3'24)

 

Né à Mont Saint-Aignan (« près de Rouen ») où l'ami Allain Leprest qu’accompagnait également Nathalie Miravette a passé son enfance, Joyet partage d’autres jolies coïncidences avec un grand parmi les grands : Léo Ferré. Ainsi, en 1982, alors qu’il avait enregistré un premier disque avec un petit producteur, Richard Marsan (directeur artistique de Ferré et Lavilliers) lui proposa de signer chez Barclay, à condition d’oublier ledit petit producteur. Bernard refusa tout net, et, trois ans plus tard, se lança avec Roll Mops. Quand ils se séparèrent, ils avaient créé l’irrésistible Gérontophile qui figure (avec On s’ra jamais vieux) sur le premier vrai disque de 2001, le bien nommé Prolongations. Suivra Au temps pour moi ! en 2004 (déjà capté en public au Vingtième théâtre) avec un autre bijou pas très catholique celui-là : Ma Bible.

 


 

En 2008, notre roi du contre-pieds littéraire concocte Les Victoires de la Muse, innommable dans une foire médiatique du show-business, avec de nouvelles pépites telles Vingt ans (« Vingt ans que tu me rends malade / Et vingt ans que tu me guéris), Mon plus beau chagrin d’amour, La Maladie ou Les Mots. Logique, pour un auteur sans concession et à perpétuité, pour lequel les mots sont de la musique. Ou rien.



Bernard Joyet à DP – Le texte doit se suffire
(18/02/2016 - 3'11)

 

Et puis s’est imposé l’intitulé de ses deux albums suivants, Autodidacte, avec l’époustouflante chanson du même nom (musique de Nathalie Miravette), qu’on aurait envie de citer en entier, tant l’artiste y découd fil à fil son âme : « Je suis l’éternel débutant / J’apprends grain à grain mon vignoble / J’attends la pourriture noble / Ou bien c’est elle qui m’attend. » Après cet album de 2012 produit par Tacet (avec quatuor à cordes dirigé par Romain Didier), Bernard Joyet a pourtant quitté Didier Pascalis, mais pas pour les mêmes raisons que lorsqu'il avait décliné l’offre de Richard Marsan trois décennies plus tôt : « C’est le mec le plus honnête du métier. Extrêmement droit. Et c’est pour ça que je l’ai quitté. Je lui ai dit : “Tu vas pas gagner d’argent avec moi. Donc, ça sert à rien, tout ça. Je vais continuer dans un mode artisanal”. » AUTODIDACTE II (CD + DVD ) est donc né en 2015 d’une souscription griffée Label Épique, avec l’aide des petites structures efficaces de deux fous de chansons, Éric Nadot et Franck Halimi…
 


Bernard Joyet à DP – Autodidacte
(18/02/2016 - 4'18)

 

Outre son talent d’écriture exceptionnel, Bernard Joyet est à déguster d’abord en scène, qu’il soigne tout autant. Il y a donc enregistré son dernier album et sa complicité totale avec Nathalie Miravette fonctionne aussi bien dans l’émotion que dans l’humour. Témoins, ci-dessous, des extraits vidéo du spectacle et en bonus, la chanson d’ouverture du CD et du DVD, Rien s’en va, dont je n’ose justement rien dire, faute de ne trouver que des superlatifs. CQTC.

 


 

Bonus

 

* Vingtième Théâtre à 20h, 7 rue des Platrières, 75020 Paris (tél. 01 48 65 97 90).

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:34

Trois ans après La Tournure des choses, Clarika sort son 7e album, De quoi faire battre mon cœur*, sensible, grave, marqué par sa séparation d’avec l’auteur-compositeur-interprète Jean-Jacques Nyssen, après vingt-cinq ans de vie (pas) commune. Il y reste présent dans deux chansons, la musique toujours très soignée étant ici essentiellement l’œuvre de Fred Pallem, le créateur orchestral de l’innovant Sacre du Tympan. Amorcée début mars, la tournée de Clarika empruntera une scène parisienne, le 12 avril à la Cigale.
 


Question d'écriture - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'18
 

Pour mémoire, le 28 novembre 2013, Clarika fêtait ses vingt ans de chansons au Trianon, à Paris, en compagnie de nombreux invités. En 2001, clip à la clé, ses Garçons dans les vestiaires avaient catalysé sa carrière (« la chanson m’a un peu échappé, il y a eu un avant et un après »), ponctuée par un album tous les quatre ans, la scène restant son élément naturel d’espiègle citoyenne. La preuve l’an dernier avec Daphné, pour un duo plein de poésie.



Duo d'Ivresses - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'27
 

Comme Clarika le précise dès le premier extrait d’interview de cet article, elle a d’abord écrit Je ne te dirai pas, superbe faux déni de l’absence amoureuse, où sa voix à la fois musicale et non lisse distille l’émotion, conjugue pudeur et transparence vitale, utile, nécessaire, aux autres comme à elle-même.
 


Histoire de rassurer son monde, orchestre de chambre de Budapest et espoir têtu en bandoulière, elle place les festivités chansonnières (treize titres au total) entre Je suis mille et Les Beaux jours. De quoi rebondir en permanence au fil de sa plume d’auteure si habitée, précise, inventive et jamais pédante. Elle raconte l’histoire d’amour définitive de Georgette et Bernard au Lutétia, celle du lanceur de couteaux et de sa Cible (en duo avec Raoul de La Maison Tellier), la loterie/iniquité sociale du Choix (« Est-ce que tu l'as ? », variante réussie de son Bien mérité de 2009) et elle nous offre de nouveaux épisodes de l’inventaire à la pré-Claire dont elle a le secret, à l’image ici d’un On a fait un rien foutraque ou d’un élégant Dire qu’à cette heure, en duo cette fois avec Alexis HK. Bref, vivement qu’on la voie en scène avec ses trois musiciens…** CQTC.
 


« Faire rêver » - Clarika à DP – 15/12/2015 - 1'42

 

 

* Label AT(h)OME/Wagram Music.
** Dès le 5 mars, au Festival des Voix de Femmes, Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône).

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 11:40

Brel faisait « un peu flipper » Alexis ado. Brassens le rassurait. Depuis, s’il se ménage toujours de belles émotions avec le premier, il n’a jamais cessé d’adorer le second et de « claquer » une de ses chansons à la moindre occasion. Ce qui devait arriver arrive aujourd’hui, un spectacle qui tourne qui tourne qui tourne (avec une escale symbolique à Bobino le 7 décembre) vinyle 6 titres en prime.

 


Cet EP* (Extended play, format court entre le simple et l’album) se veut d'abord un souvenir vendu à l'issue du concert. On y retrouve Le Roi boiteux (poème de 1870 signé Gustave Nadaud, musique de Brassens) et Heureux qui comme Ulysse (texte d’Henri Colpi réalisateur en 1970 du film éponyme, musique de Georges Delerue), chansons réunies par le Sétois dans le Brassens chante Bruant, Colpi, Musset, Nadaud, Norge de 1984. Les quatre autres titres lui sont entièrement dus : Le Mouton de Panurge, Le Vin, L’Assassinat et Le Pornographe, l’une des deux (avec « Ulysse ») qu’Alexis interprète en scène.

 

 

Alexis HK aura donc pris une douzaine d’années pour s’y atteler, après son arrivée remarquée avec C’que t’es belle (« quand j’ai bu »), son Homme du moment de 2004, ses Affranchis de 2009 (entre clip rêvé et Maison Ronchonchon irrésistible) et son très sensible Dernier présent à l’automne 2012. Aisément accessibles sur la toile, ces quelques jalons permettront à celles et ceux qui découvrent le loustic d’en apprécier la « mauvaise réputation » avant de courir assister à son échange scénique avec le père Georges. Il en précise ci-dessous les sources, les contours et son besoin d’un regard extérieur nommé François Morel.

 

 

Au fil de ce Georges et moi, si le chanteur prend de temps en temps sa guitare (voire son ukulélé), il s’appuie d’abord sur celle de Loïc Molineri et sur la contrebasse de Simon Mary, dans l’esprit emblématique de son inspirateur. C’est « le Brassens libre et subversif » qui lui a suggéré le choix des treize pépites, telles Les Trompettes de la renommée, La Ronde des jurons qu’il actualise un brin, Fernande, Misogynie à part, Quatre-vingt quinze pour cent ou cette Fessée mémorable qu’il commente de A à (presque) Z. Bref, une tonalité à cent lieues de ce qu’il appelle « le romantisme de Brel »… (Entretien enregistré deux jours avant les attentats franciliens).

 


Alexis HK à DP – 11/11/2015 - 4'48

 

Bien que récente, la rencontre Alexis HK / François Morel est des plus logiques entre ces deux passionnés de chansons et - humour compris - de Brassens. L’histoire de celui-ci restant à jamais liée à Bobino (il y a été programmé treize fois entre février 1953 et octobre 1976) et actualité tragique oblige, le concert parisien du lundi 7 décembre constituera de fait une étape particulière. Mais la tournée d’Alexis et de ses acolytes aura d’ici là emballé huit villes et repartira vers une bonne vingtaine d’autres jusqu’en juin 2016, avec en tête une envie, où que vous viviez : « J’ai rendez-vous avec vous ». CQTC.
 


Alexis HK à DP – 11/11/2015 - 2'54

 

 

Bonus
 

 

 

* Selon les EP homonymes recensés sur Wikipédia, le sigle signifie également, entre autres : École polytechnique, Éducation physique, Éjaculation précoce, Embolie pulmonaire, Eau pluviale (on ignore si tout cela est lié)… à ne pas confondre - bien sûr - avec Ep pour Épître aux Éphésiens.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 18:10

Nino Ferrer « a bu une carabine / et s’est endormi dans ses vignes » le 13 août 1998 à Montcuq (Lot), où le « Festival de la chanson à texte » de juillet à accueilli Francesca Solleville, l’interprète frangine d’Allain. « Le vin garde son dernier mot… » aussi pour l’auteur de Nino, qui a pris congé le 15 août 2011 à Antraigues (Ardèche), un an et demi après son ami Jean Ferrat.
 

Leprestdanslemicro.jpg


La mort ? Pas de quoi être tristes, mes enfants, expliquait-il en mai 2006 à des écoliers, quelques jours avant la présentation  du spectacle Pantin Pantine (conçu avec Romain Didier) à Rousset et à Venelles (Bouches-du-Rhône).

 


Dans ce nouvel article de la série, le « M » de LDLM signifie plutôt « manuscrit ». Pour le dossier que la revue trimestrielle Chorus lui avait consacré (n° 41, automne 2002), je l’avais longuement rencontré et il m’avait griffonné des textes sur des petits papiers, tel celui-ci en six épisodes (si vous avez du mal à le lire, vous retrouverez la version publiée dans Chorus en cliquant sur le dernier extrait).

 

 

Au café de Ménimontant, son bureau sur la place estampillée Jean Ferrat en mars 2015, il m’a demandé une feuille de papier, qu’il a déchirée artistement avant de tracer ces quelques lignes (vous pouvez cliquer idem sur elle).

 


Et puis, dans Le Jour d’à côté, l’album (BMG-RCA) enregistré en 2001 par Enzo Enzo, Allain a signé cinq textes, dont Nino (musique de Michel Amsellem), qui s’achève ainsi :
 

Il y croyait au tourneciel

au sud, aux chevaux et au miel

Un après-midi de faïence

a éclaté dans le silence

le même bruit quand s’élance

une larme contre un piano

Nino

 

 

Nino Ferrer était né un 15 août (il est donc mort l’avant-veille de ses 64 ans), et il avait chanté en duo avec Enzo Enzo lors d’une émission de TV, Taratata, en 1995.

 


 

Cette belle « Maison près de la fontaine », largement promue, cachait pourtant un peu trop la forêt de sa création profonde. Ce que l’artiste rappelle ci-dessous dans ce montage avec Blues en fin du monde, extrait de l’opus Concert chez Harry (Sun records /WMD – 1995). CQTC.

 

Nino Ferrer à DP (03/1987) + Blues en fin du monde

 

Bonus
Quelque temps après notre entretien et la sortie de l'article dans le quotidien l'Humanité, Nino Ferrer m'avait également envoyé un petit mot manuscrit. Salut l’artiste et merci encore (vous pouvez cliquer ici aussi) .

 

 

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 14:40

Deux bouquins, parus au printemps. À l’approche de ses quarante ans de carrière, Kent signe Dans la tête d’un chanteur (Castor music, 224 p., 14 €) ; de leur côté, Pierre Delorme, Floréal Melgar et René Troin publient La chanson des trois gars (L’Harmattan, 256 p., 25 €), une sélection d’articles de leur blog Crapauds et Rossignols. Deux ouvrages très différents que relient de nombreuses passerelles.

 

 

S’il est surtout connu comme auteur-compositeur-interprète, Kent a publié une vingtaine de livres, de la bande dessinée Sales amours (Les Humanoïdes Associés – 1982) au roman Vibrato (JC Lattès – 2007), en passant par des nouvelles, des récits pour la jeunesse et autres « poèmes érotiques illustrés ». C’est dire qu’il a la plume agile et le coup de crayon affûté. Il le démontre naturellement dans cet ouvrage qui reprend les chroniques quotidiennes de Vibrato (bis !), l’émission  qu’il a produite et animée en août 2013 sur France Inter. Après la préface de Didier Varrod (« Directeur artistique et de la Musique » de la station), il précise lui-même dans le Préambule : « À la manière du En avant la zizique de Boris Vian, j’ai tenté de synthétiser une vision générale du procédé de création en chanson. »

 

 

Introduisant par une caricature de son cru chaque chapitre, Kent en propose quinze (+ un court Postambule) tels Comment écrit-on une chanson ?, Comment devient-on chanteur ?, L’inspiration, Les paroles de chansons… jusqu’à Chanson et poésie et La chanson engagée. C’est à la fois didactique et plein d’humour. Entre ses souvenirs et des références aux Beatles, Brel, Dylan, Gainsbourg, Souchon, Bowie, Ferré, Barbara… l’artiste installe une réflexion tranquille. Ouverte. Documenté, sérieux (il cite ses sources avec précision), il se révèle très lucide et non dénué d’autodérision. Ainsi évoque-t-il la réaction de ce spectateur d’une émission de radio en public, qui le rattrape sur le trottoir, lui dit « combien il aime » ce qu’il fait, avant de lui demander… comment on devient chanteur : « Je me renseigne sur ses goûts  et ses motivations. Son idole à lui, c’est Michel Sardou. On papote en marchant jusqu’à la station de métro où je lui dis au revoir poliment. Je commence à descendre les marches lorsqu’il s’exclame, stupéfait : - Mais… vous prenez le métro ? Je réponds : - Oui, c’est direct jusqu’à chez moi… Il lâche alors, méprisant : - Ah, d’accord ! Et tourne les talons, vexé d’avoir perdu son temps avec un chanteur qui circule en métro. » On peut écouter les chansons citées, pour comprendre encore mieux ce qu’il y a « Dans la tête de Kent ». C'est ici et .

 

 

 

« Sur un réseau social, trois gars causaient chanson… » indique d’entrée de jeu (ils sont assez joueurs) la quatrième de couverture. L’auteur-compositeur-interprète Pierre Delorme a été lontemps professeur à l’École Nationale de Musique (ENM) de Villeurbanne ; cofondateur de Radio-Libertaire, Floréal Melgar fut pendant dix ans l’un des animateurs du Forum Léo-Ferré, petite salle d’Ivry-sur-Seine ; journaliste et auteur de huit livres, René Troin se définit en bref comme « expert chanson sans assurance. » Conçu en dix chapitres  introduction et coda non comprises, ce recueil présente un éventail d'articles publiés sur le site Crapauds et Rossignol pendant près de deux ans. Comme il ne reprend pas les photos de Chantal Bou-Hanna et les collages de Marie-Françoise Comte, le trio invite à aller le visiter.

On peut picorer ou lire en continuité. L’intérêt tient au cocktail diversité / complicité des Trois Gars (LTG). Connaisseurs et passionnés de chanson, ils se retrouvent sur l’essentiel, mais chacun distille sa petite musique. Floréal l’anar, qui a vécu au quotidien la programmation et la survie d’un lieu, n’oublie pas avec le temps et n’envoie pas forcément des fleurs aux « représentants de commerce à carte de presse » et notamment à telle « porte-parole du Tout-Paris branché ». De fait, il a croisé beaucoup d’oiseaux libres des petites scènes et c’est lui qui en chronique le plus (Yannick Le Nagard, Christian Paccoud, Yvan Dautin, Rue de la Muette, Sarcloret, Marie Baraton…) dans le chapitre de mise en bouche qui y est consacré, à travers Spectacles, CD, livres films et revues. Pour autant, évitant les resucées de textes écrits au jour le jour, l’essentiel est ailleurs, surtout constitué de réflexions bien senties, de souvenirs, d’anecdotes autour de la CFQ (Chanson Française de Qualité), label pris ici avec un salutaire recul de crapo-rossignolesque dérision, Delorme et Troin saluant à l’occasion les cousins Dylan and co. Ces deux-là, l’humour leur colle aux basques, le premier volontiers à piques. Les trois gaillards, les trois gamins, les trois galéjeurs… aiment aussi se lancer  des paris et pondent ainsi leur fable de La Fontaine, leur nouvelle chansonnière ou même pire. On n’est pas toujours d’accord avec eux et eux non plus, qui expriment leurs divergences dans trois éditos ultimes et une « conclusion » où (De)lorme ne cache pas la forêt : « Les chansons ne nous font pas réfléchir, elles “nous” réfléchissent. » CQTC.

 

Bonus : 

Kent - L'Éternité (album Le Temps des âmes, 2013)

 

Pierre Delorme - Je lisais dans ma chambre
(album Chansons toutes nues, 2002)

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 17:35

Le premier trimestre 2010 fut très douloureux pour les amateurs de chanson. Mais pas que… Avec la mort de Mano Solo le 10 janvier et celle de Jean Ferrat le 13 mars, deux générations étaient en larmes. Cinq ans après, un album aussi médiatisé que diversement apprécié a rendu hommage au second et, plus récemment, un double a réuni une vingtaine d’artistes et groupes pour un émouvant Solo, sous la houlette des Hurlements d’Léo.

 

 

Cadets naturels de l’anartiste écorché, les rejetons d’Léo l’ont repris dès leurs tout débuts, il y a vingt ans : « C’est sur les chansons de Mano Solo qu’on a appris la musique et commencé à jouer ensemble » rappelle Laurent Bousquet (guitare/chant)*. Et sur leur site officiel, la naissance de ce neuvième opus est présentée ainsi : « Chanter Solo. A huit. Hurler sa rage, porter son énergie rock, distiller sa poésie héritée des plus grands auteurs français. Cela ne pouvait qu'être eux. Les Hurlements d'Léo s'attaquent à Mano, en petits frères de la même trempe. Celle qui noue le ventre et illumine les rires. Celle qui rend la vie plus intense. Celle qui ne se résigne pas à voir les fascismes en tous genres ramper dans les cerveaux d'une France malade de ses peurs. Celle dont les colères se chantent haut et fort. »

 

 

Signe des (mauvais) temps, Les Hurlements d’Léo sont entrés en studio le 6 janvier, veille de l’assassinat de Cabu, le père de Mano. Leur projet n'en a été que conforté, catalysé par la force collective de compagnons de route et d'idées, du guitariste Napo Romero (qui a accompagné Mano Solo) à Francesca Solleville (Le Monde entier), Zebda (Les Habitants du feu rouge), Les Ogres de Barback (Sacré Cœur), Melissmell (La Rouille), Debout sur le zinc (Une image), Bertrand Cantat (Allez viens), Nilda Fernandez (Allo Paris), Mell (Y’a maldonne)… les Hurlements interprétant « tout seuls » plusieurs des vingt-six titres (Cristal Production / Irfan). Le résultat est remarquable, saisissant, même si beaucoup de Solo boys and girls (comme dirait CharlÉlie Couture) préfèreront sans doute l’original. L’un n’empêche pas l’autre et fait déjà découvrir les chansons de Mano à tout un nouveau public. CQTC.

 

 

* À Thomas Jonckeau, Sud-Ouest, 01/06/2015.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 17:00

Disparu le 22 juillet 2004, Serge Reggiani aura été peu salué par les grands médias l’an dernier, dix ans tout juste après sa mort. Tant pis. Celles et ceux qui aiment « L’acteur de la chanson » (selon le titre de la biographie que je lui ai consacrée) n’ont pas oublié l’Italien natif de Reggio Emilia, qui reste d’une belle actualité en ces temps où politiques et incorruptibles ne font pas exagérément bon ménage.

 

CouvReggiani.jpg


Fin 1988, à la veille de l’année du  « Bicentenaire de la Révolution française » …et de ses vingt-cinq ans de chanson, Reggiani sort son premier album chez Tréma (après deux opus chez Canetti et une douzaine – live compris – chez Polydor) : Reggiani 89. Neuf des dix textes signés Claude Lemesle évoquent des prénoms de personnages célèbres : Camille (Claudel), Pablo (Picasso), Charlie (Chaplin), Adèle (Hugo)… « Sergio » a absolument tenu à ce qu’une des chansons soit dédiée à Robespierre, un personnage qu’il admire profondément, qu’il a incarné en 1962 dans une série télévisée italienne (Il Giacobini, photo ci-dessous) et dont il a enregistré des discours en 1978. L’artiste se révèle d’ailleurs insatiable dès qu’il s’agit de « Maximilien »...

 


Serge Reggiani à DP (15/03/1989) - 5'52
 

Pour autant, alors que son fils Stephan est membre du PS, Serge Reggiani refuse d’adhérer à un parti politique et précise : « Pour ce qui me concerne, je pense que bien faire son métier, le faire avec exigence, c’est aussi un acte politique. Je ne fais pas du tout mon métier comme les gens qui prétendent que la politique ne les concerne pas. Quand je prends une position politique, lors d’un gala ou d’une manifestation, à travers une pétition (je n’en abuse pas, mais je le fais plus souvent que vous ne croyez), c’est le citoyen Reggiani qui exerce ses droits. Je suis citoyen comme tous les autres. Si mon appui peut être utile, tant mieux. »* Il se trouve qu’il a le même arrangeur que Jean Ferrat, Alain Goraguer, qui a composé la mélodie de Maximilien. CQTC.

 



 

* À Jean- Paul Liégeois, L’Unité, 17 juin 1977.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 09:30

Retour chez l’ami Allain après quatre mois et demi sans article sur ce blog, qui pourraient inciter à penser « Y’a rien qui s’passe » (sur Facebook, j’ai prévenu que nous sommes en train de vendre notre trois pièces de 70m2 à Ménilmontant en vue de notre déménagement à Bordeaux et que si ça vous chante, il suffit de me contacter en privé)… Bref, après les trois extraits d’entretien datés de janvier 1987, où le chanteur parle de ses débuts à Paris et de son rapport à l’écriture, suit un autre inédit, vocal celui-là.

 

Leprestdanslemicro.jpg

 

Souvent, à propos de Leprest, on évoque Brel ou Ferré. Il existe – au moins – un point commun avec Brassens : ni l’un ni l’autre n’envisageait au départ de monter sur scène. C’est une certaine Patachou qui y a poussé le père Georges et si Allain s’y est résolu, il n’en souligne pas moins l’importance de Renée « Devaigerie » (en fait, Devainegie) du cabaret la Bolée, lors de ses débuts à Paris.

 


LDLM n°5a (5/01/1987) - 3'25

 

La chanson étant un écho-reflet de l’Histoire et de nos histoires personnelles, chacun(e) reconnaîtra les siennes chez Leprest. Pour autant, un titre franco de port déjà cité comme Y’a rien qui s’passe a suscité une unanimité immédiate, par sa dimension humaine, son vécu, sur le premier album (Mec, qui rime avec « profil grec » !) du trentenaire. Il lui donnera d’ailleurs une suite (Quel con a dit ?) en 2005.

 


Y'a rien qui s'passe Allain LEPREST par damiennison

 

S’il s’interroge sur ce qui le pousse et jusqu’où, Leprest s’est sûrement souvenu de ces réflexions d’Aragon : « Je n'ai jamais écrit mes romans, je les ai lus. Tout ce qu'on en dit, en a dit, en dirait, sans cette connaissance préalable du fait, ne peut être que vue a priori, jugement mécanique, ignorance de l'essentiel. Comprenez-moi bien : je n'ai jamais su qui était l'assassin. » (1)

 


LDLM n°5b (5/01/1987) - 3'39

 

Que signifie écrire vite ? Cette notion se révèle très relative. La vitesse des uns recouvre la lenteur des autres. Avec le fait qu’en matière de chanson on ne sait parfois plus très bien à quel moment on a commencé à bidouiller tel couplet dans sa tête. Leprest l’a dit et répété, il a toujours eu des « accouchements » difficiles, malgré les brouillons accumulés…

 


LDLM n°5c (5/01/1987) - 2'47

 

Inspiration oblige, cet insaisissable processus d’écriture ne l’a pas empêché d’offrir très vite un texte à son pote Gérard Pierron, qui lui avait raconté comment il avait gagné son manger en chantant dans des bars à marins (des « terr’ neuvas ») de Saint-Malo : « Vous racontez un souvenir de votre vie à Allain Leprest et il vous en fait une chanson qui vous prend à la gorge. » (2) Soit Dragues, que Pierron a mis en musique. Leprest l’interprète ici devant des jeunes des ACP (Ateliers Chanson de Paris) en compagnie de l’accordéonniste Bertrand Lemarchand. Il le reprendra (voir Bonus) avec François Lemonnier dans l’opus Parol’ de manchot, paru en 2009 au Chant du Monde. CQTC.


LDLM - Dragues (12/02/1987) - 2'57

 

(1) - Extrait du livret de Carnet de bord, album de Gérard Pierron, Le Chant du Monde, 2003.
(2) - Louis Aragon, Je n'ai jamais appris à écrire ou Les incipit (1969).

 

Bonus :

Published by Daniel Pantchenko - dans Chanson
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:40

Dès la semaine prochaine, dans les médias, on va beaucoup parler de Jean Ferrat, disparu il y a cinq ans, le 13 mars. Un disque d’hommage et une « grande » émission sur France 2 sont d’ores et déjà annoncés… Comme une exposition de portraits et de peintures d’Allain sera également dans l’actualité (certes de façon beaucoup plus discrète), j’ai eu envie d’associer les deux chanteurs dans ce quatrième épisode de la série LDLM.

 

Leprestdanslemicro

En avril 2010, lorsque j’ai demandé à Allain un texte sur Ferrat pour la biographie que j’écrivais (« Je ne chante pas pour passer le temps », Fayard), cela s’est révélé un peu compliqué. Bref, à son « bureau » du café (littéraire) Ménilmontant, où je le croisais quasi-quotidiennemment, je l’ai interviewé une nouvelle fois et j’en ai tiré quarante lignes qu’il a validées en me rappelant que l'ami Jean avait « emmusiqué » cinq ou six de ses textes* et qu’il lui avait toujours rendu « d’énormes services » dans sa carrière. Et surtout, que pour sa famille et les milieux populaires, il occupait une place à part…

 

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LDLM n°4a (avril 2010) - 1’18
 

À propos de « Café littéraire », Allain a enregistré la chanson sur son album éponyme ci-dessous (disques Meys, 1988) et une musique de Romain Didier. Il la chantait auparavant sur une autre de son cru, comme en témoigne cette version très live (Bertrand Lemarchand est à l'accordéon) lors de sa rencontre déjà évoquée avec les jeunes des Ateliers Chanson de Paris, en février 1987.

 

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 LDLM n°4b (12/02/1987) - 2’34

 

Leprest aimait dessiner et peindre. De cette peinture qu’il pratiquait quand il n’avait « rien à dire », nous en avions parlé en vue d’un article dans le n° 6 de Chorus de décembre 1993. Si le coup d'œil vous en dit, il se trouve que le photographe Rémi Le Bret, d’Antraigues (en Ardèche), présente une exposition de ses portraits et de ses peintures, du 3 au 21 mars, à la Bibliothèque de Doué-La-Fontaine** (Maine-et-Loire).

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LDLM n°4c (16/09/1993) - 2’50
 

S’il a multiplié les croquis, collages et extrapolations diverses dans ses portraits saisis au fil du quotidien (Mec, Bilou, Joséphine et Séraphin, Saint Max, L’Horloger, Le Père La Pouille, Chien d’ivrogne…), notre haut-couturier a également signé Le Peintre (musique de Christophe Gracien, album On s’ra jamais vieux, 2003) pour son amie Francesca Solleville qui en a épousé un, de peintre : Louis de Grandmaison.

 

 

Quant à Jean Ferrat, touché « immédiatement » par l’originalité des chansons d’Allain et « les climats certains qui les imprégnaient », il partageait son goût pour la peinture, présente dans son œuvre comme dans la poésie d’Aragon. Témoin Les Oiseaux déguisés (album Ferrat 95, 16 nouveaux poèmes d’Aragon)… « sa petite faiblesse ». CQTC.

 

Jean Ferrat à DP et Fred Hidalgo (27/10/1994) - 1’17
 

 

 

* Sinon sept, respectivement enregistrés par : Juliette Gréco (Le Pull-over, 1983), Isabelle Aubret (Berceuse à 'tit Louis, 1984), Linda de Suza (On était pas riche, 1985), Karim Kacel (J’ai peur, 1986), Francesca Solleville (Paris Chopin, 1994 – Appelle-moi Luciole, 1995 - Donne-moi la phrase, 2007 (merci à Nicolas Brulebois qui m'a permis de corriger deux erreurs).

** Entrée libre, 3 place Théophane Venard (tél. 02 41 59 18 53).

 

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