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  • : Chansons que tout cela... (CQTC)
  • : Au cœur et autour de la chanson francophone, encore si méprisée des gens de pouvoir et de médias, alors qu'elle est vivante comme jamais au quotidien et dans l'Histoire en marche...
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  • Daniel Pantchenko
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...
  • Journaliste, surtout au trimestriel Chorus. Auteur de biographies : Charles Aznavour en 2006 (avec Marc Robine), Jean Ferrat en 2010, Anne Sylvestre en 2012, Serge Reggiani en 2014. « Léo Ferré sur le Boulevard du Crime » en 2016. Intervenant sur la chanson : formation, stage, conférences, rencontres-débats...

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 10:24
Ça est, Barack Obama a entamé son CDI d’espoir planétaire. Moment historique, génial, mais le plus dur reste à faire. Comme d’hab’, les médias ont pratiqué l’escalade dans l’overdose et manié la brosse à reluire. L’occasion de saluer Michel Fugain, actuellement à l’Alhambra (jusqu’au 24 janvier inclus).

Sûr, Obama, à l’image du titre du jeune Fugain de 1972 (paroles de Pierre Delanoë), c’est Une belle histoire. Souhaitons-lui qu’elle dure, il a un tel big bazar économique et politique sur le gaz.


Alors, comme Fugain qu’il n’oublie jamais sa Chanson des parias, sous-titre de ce Chiffon Rouge de 1977 (paroles de Maurice Vidalin), que le chanteur a entonné a cappella samedi soir dans l’émission télé de Laurent Ruquier, en disant qu’elle restait peut-être sa plus grande fierté de chanteur. Créée au Havre (Un jour d’été dans un havre de paix), cette chanson est devenue dès le printemps 79, un véritable chant de lutte des mineurs de Longwy et de leur radio Lorraine cœur d’acier, sous la houlette de l’exemplaire journaliste Marcel Trillat. Dans la vidéo qui suit, il manque un morceau du premier couplet ci-dessous. CQTC.


Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps



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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 11:17
2009 ? Vers l’an pire ? Ouverture des soldes, haro sur les libertés ! Après la télé qu’il veut à sa botte, Sarkozy dézingue le juge d’instruction et régente le temps de parole à la radio comme à l’Assemblée Nationale. Face à cela, les citoyens Mano Solo et Francesca Solleville chantent debout.


 À l’article de la mort, le fameux juge d’instruction, devenu « de l’instruction ». Imparfait, certes, il était surtout indépendant du pouvoir, donc trop gênant. Une vraie saloperie démocratique à supprimer. Comme ce droit d’amendement des députés, qui reste trop souvent leur ultime moyen de refuser le passage en force du pouvoir. Et comme ce système que le CSA veut désormais veut faire appliquer à la radio (un tiers du temps pour le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour l’opposition… le temps de parole du président et de ses conseillers étant décomptés !) et qui a suscité un vigoureux communiqué de protestation - peu relayé par l’ensemble des médias – de la Société des Journalistes de Radio France.

D’où ces deux chansons-cris. La Liberté, extraite de l’album Je sais pas trop (1997) de l’insaisissable Mano Solo. [Désolé, mais pour l'instant, la chanson est inexplicablement coupée. J'essaie d'y remédier dans les meilleurs délais].



Et ce viscéral Je suis ainsi pas autrement, taillé sur mesure pour Francesca Solleville par le poète Eugène Guillevic (musique de Paul Broussard), dans l’album Chante la violence et l’espoir, de 1972. CQTC.



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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 15:25
Foutu début d’une année qu’on nous a déjà annoncée morose, crise oblige. Si comme on dit l’espoir fait vivre, autant le cultiver mais pas béatement. Ici, à l’heure où la guerre massacre plus que jamais des braves gens qui ne se connaissent pas au profit d’autres qui se connaissent très bien, ces chansons de Romain Didier et Renaud prennent valeur de symbole.


C’est dans l’un de ses tout premiers singles de novembre 1981 que Romain Didier a enregistré ce viscéral J’en veux pas de votre guerre, que voici dans la version gravée cinq ans plus tard dans le disque Piano public.



Clin d’œil très personnel à la chanson mythique de Boris Vian (en 1955), Renaud a concocté son Déserteur pour l’album Morgane de toi… de 1983. Une saine provocation qui vaut bien des discours. CQTC.



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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 13:24
Allez, pour ce dernier jour d’une année qui s’achève entre crise et guerre, offrons nous un sourire. Un clin d’œil, plutôt, à une grande dame. Anne Sylvestre, qui a fêté en 2007 ses cinquante ans de chansons, son « jubilé » et qui sera à Paris (Trianon) du 9 au 11 janvier, avant de partir en tournée dans toute la France.


Si elle a chanté avec force les luttes et les douleurs des femmes (leurs grandes joies aussi, heureusement) dans une société encore très inégalitaire, elle a toujours accordé une grande place à l’humour, voire à l’autodérision. La preuve, ici, avec Le Deuxième Œil (Les Chemins du vent, 2003), une épreuve à soigner face au miroir un soir de fête. CQTC.


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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 16:14
Et de 66 au compteur ! Le Chorus d’hiver de l’inégalable revue trimestrielle de la chanson francophone est prêt à rejoindre les cadeaux de Noël. Une fois de plus ses deux cents pages sont pleines à craquer.
« Qu’y a-t-il à l’intérieur d’un Chorus ? » demanderait le père Trenet. D’abord, deux « gros » morceaux, en général de générations différentes : ici, Bénabar, dont l’évolution est palpable et qui relativise intelligemment son succès, et Julien Clerc, quarante ans de métier et un album vraiment très réussi. Ensuite, ou plutôt en ouverture un très joli échange entre Jane Birkin et Emily Loizeau, deux femmes attachantes et sensibles. Tout comme Clarika, suivie en studio pendant l’enregistrement de son nouveau disque, en compagnie de Jean-Jacques Nyssen et Florent Marchet. A cela s’ajoutent une enquête pertinente sur la mélodie, truffée de témoignages avisés (Aznavour, Fugain, Renan Luce, Jeanne Cherhal, Anne Sylvestre, Jean-Michel Boris…), des « entrevues » avec Mes Aïeux, Hervé Cristiani (le retour !), Gérard Manset, Anaïs (le retour itou !), Anne Sylvestre, Pascal Mathieu, Anne Roumanoff, Isabelle Dhordain… Sans oublier les chroniques de disques, de livres, de festivals et des découvertes nommées Catherine Major, Bensé, Zaza Fournier, Merlot, Manu Galure… Bref, un Chorus (un site tout neuf est annoncé pour début janvier) toujours aussi bon à « prendre », comme se plaît à le répéter l’infatigable Aznavour, ici même tous les trois mois. CQTC.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 23:03
Bad gag, comme on l’écrivit au début de la guerre en Irak. Dimanche, le futur ex-Président américain s’est fait jeter des « A bas Bush ! » dans la tronche ; du coup, notre sous-réformant Darcos a reculé, pris d’une trouille maxi mômes. Chez nous beaucoup trop d’étudiants portent encore des Doc Martens !


A n’en pas douter, not’ bon Président (Sarkos) lui a fait comprendre que la fièvre grecque pourrait bien devenir contagieuse, surtout en pleine crise mondiale. Bref, l’occasion est trop belle de dédier aux uns et aux autres une chanson sur mesure du Stephan Reggiani de 1971 (musique de Jean Fredenucci) : A côté d’mes pompes. CQTC.


Stephan Reggiani - À côté d’mes pompes - 3’01

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 16:31
Semaine banale en Sarkozye ordinaire : entre un discours moralisateur de not’ bon Président et une demi-heure de lèche l’écharpe avec le dalaï-lama, la police alpague un journaliste au petit matin et lâche ses chiens dans les classes, la justice veut foutre les douze ans au trou et nettoie au karcher ces salauds de moins que rien qui ont que DAL…


La moitié de cela se produirait ailleurs, on crierait au totalitarisme ; dans le pays des droits de l’homme, la banalisation gagne et la mémoire raccourcit. Pourtant, ces atteintes aux libertés minimales ne datent pas d’hier et en 1975, le grand Jean-Roger Caussimon, pote de Ferré et auteur d’exception, sortait un disque poignant, Il fait soleil avec ce terrible Bordel à cul, sur une musique de Francis Livon.



Dans le même album, Les Milices (moins réussie - à mon sens - au plan musical par Eric Robrecht) enfonce prémonitoirement le clou. CQTC.



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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 15:46
Ne traquez plus l’idée géniale du cadeau pour les fêtes, le nouveau Leprest sort aujourd’hui avec un titre au ton éloquent : Quand auront fondu les banquises. En même temps, ce disque se révèle très différent des précédents.


Petit préalable. Sur ce site, la règle est d’accrocher des chansons à l’actualité et à l’Histoire. Comme toute règle qui se respecte, elle a ses exceptions, qui prennent d’autant plus de valeur ; jusqu’à présent, elles se sont appelées François Béranger et surtout Leprest. Le premier nous a quittés, le second nous revient après de sérieux problèmes de santé et de fait, une écriture plus âpre, où la vie – dont la mort est consubstantielle – tisse ses finesses profondes, son lot d’amour, de tendresse et de désillusion. La voix faillible mais remarquablement gérée par le chanteur, son arrangeur (Romain Didier, qui a signé sept des quatorze mélodies) et son réalisateur-producteur (Didier Pascalis), Leprest entretient une espèce de dialogue avec ses proches et quelques autres auxquels il dédie ses chansons, ici mouillées de cuivres. Il la joue mélanco (Les Tilleuls), higelinesque (Nananère), frangin céleste (Pauvre Lélian), humour froid (Quand j’étais mort), amoureux (Bow window), philochose (J’habite tant de voyages, en duo avec Jamait), passeur d’âme (On leur dira). Bref un album d’un abord moins immédiat, mais dense, d’une beauté grave qui donne à réfléchir sur soi-même, sur ce qu’il nous reste d’important à faire aussi vrai que nous sommes tous « de passage ». CQTC.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 09:53
Après le pitoyable spectacle « socialiste » de Reims, où la Sego et les egos ont éclairé le tréfonds de leurs progrâmes, Jaurès a encore pris un mauvais coup et la « Merveilleuse gauche française » d’hier semble renaître comme aux plus beaux jours.


Dans Les Marquises (Ségolène et Martine ?), son ultime album de 1977, Jacques Brel égraine la douloureuse complainte historique à l’obsédante question : « Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? » A Reims, ladite question, on ne se l’est visiblement pas posée, lors de la nuit des seconds couteaux.



Pauvre Bertrand qui a explosé en vol, il mérite bien une réflexion aznavourienne ; comme les autres quart de finalistes, il s’y voyait déjà, mais là, c’est râpé (façon G Kill) !



En fait, cette Merveilleuse gauche française ne date pas d’hier, comme nous le rappelle cette chanson de quarante ans d’âge (effectivement datée, mais opportune) de Guy Bontempelli. CQTC.

Guy Bontempelli – Merveilleuse gauche française - 3'13

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 23:31
Suite et fin du triptyque américain avec à nouveau l’ami Claude Nougaro et une autre chanson superbe de l’album Nougayork de 1987. Un titre éminemment symbolique, au bas mot, des décisions fortes que devra prendre le futur Président pour répondre à l’espoir suscité : Il faut tourner la page. CQTC.




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